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Comme un lapin au printemps

12 Mai

Les beaux jours sont de retour!!!! ENFIN!

Vous êtes l’heureux propriétaire d’un lapin et vous désirez le laisser sortir pour profiter des beaux jours. Bravo! C’est une très bonne chose!

Mais avant tout, il y a quelques précautions à prendre.

 

Source : Wikipedia

Un lieu de sortie adapté.

Assurez vous tout d’abord que l’espace dans lequel vous allez le laisser sortir est adapté. Un jardin clôturé est l’endroit idéal pour le laisser gambader. Evitez les lieux publics des grandes villes. Par exemple : les pelouses « cracra » du Champ de Mars ou des Invalides : non! Combien de chiens dont on ignore l’état de santé vont y faire leurs besoins au mètre carré??

Un jardin privé est donc l’endroit idéal mais vérifiez qu’il soit bien clôturé et que votre lapin ne puisse s’enfuir ni en sautant au dessus, ni en creusant en dessous du grillage de la clôture.

Eloignez du jardin les chiens et les chats (saufs, bien sûr, si ils sont habitués à la présence régulière de votre lapin).

Aménagez une zône d’ombre et vérifiez que le climat au moment de la sortie ne soit pas pluvieux, pas trop chaud (pas au delà de 25°C), pas trop humide ni trop venteux (benh oui, c’est sensible ces petits chouchoux là).

Mettez de l’eau à sa disposition et incitez le à boire! Si il fait chaud, n’hésitez pas à le vaporiser à l’aide d’un brumisateur (surtout au niveau de ses oreilles car c’est à cet endroit que se fait essentiellement la thermorégulation chez le lapin).

Attention aussi aux plantes toxiques auquelles il pourrait avoir accès. L’herbe, les pissenlits, les trèfles, … ok, pas de problème. En cas de doute sur une plante, grillagez la pour qu’il ne puisse pas l’atteindre.

Comme il n’a probablement pas l’habitude de manger beaucoup d’herbe chez vous, l’idéal est de l’habituer petit à petit. Laissez le en manger un tout petit peu les premiers jours, quitte à le rentrer si il s’obstine à vouloir en manger plus. Car un changement trop brutal d’alimentation n’est jamais conseillé chez le lapin!

Durant sa sortie : surveillez le. N’oubliez pas que ce n’est pas sont environnement naturel, à lui, le petit citadin d’appartement!

La vaccination.

Faire vacciner son lapin est absolument indispensable si vous le laissez sortir. On vaccine le lapin contre la myxomatose et la maladie hémorragique.

Selon le vaccin utilisé, un rappel vaccinal devra être pratiqué une, deux, ou trois fois par an.

Les anti-parasitaires.

Un lapin qui sort doit être protégé contre les parasites (les puces, les tiques, les acariens, …). Il faut donc lui appliquer un antiparasitaire externe et le vermifuger régulièrement.

N’appliquez pas n’importe quoi sur votre lapin. N’utilisez pas l’antiparasitaire de votre chien ou de votre chat (qui peuvent s’avérer carrément mortels pour le lapin). Demandez systématiquement conseil à votre véto!

Et n’appliquez pas d’huiles essentielles répulsives non plus (style huiles essentielles de géranium dont je vois souvent parler dans des forums NAC’s mais qui peuvent gravement irriter voire brûler la peau du lapin).

Si le jardin est infesté de moustiques, vous pouvez protéger la zone où vous laisserez sortir votre lapin à l’aide d’une moustiquaire.

Garre aussi aux mouches qui peuvent pondre leurs oeufs sur l’arrière train du lapin (si il est souillé par de l’urine ou des matières fécales). Veillez donc à lui nettoyer régulièrement les fesses!

 

 

… Bonnes sorties!

Le complexe fibrosarcome du chat (ou : « doit on continuer à vacciner? »)

13 Mar

Le fibrosarcome est une tumeur maligne (un cancer, donc) du tissu sous cutané.

Ce sont les « fibroblastes » qui sont les cellules concernées par ce cancer. Ces cellules vont subir des modifications, elles vont devenir tumorales et se multiplier sous la peau.

Le fibrosarcome est une des tumeurs les plus fréquentes chez le chat.

Elle se présente généralement sous la forme d’une boule très dure sous la peau. « Boule » de petite taille au départ, mais qui va rapidement grossir. Cette masse a pour localisation préférentielle la zone dans le cou, entre les épaules, mais on peut aussi la retrouver un peu partout sous la peau du chat.

C’est une tumeur très grave chez le chat, non pas parce qu’elle métastase (c’est très rarement le cas), mais parce que, malgré la chirurgie et le retrait de la masse (qui doit être le plus large possible), le fibrosarcome aura tendance à récidiver localement, sur le site même de la chirurgie. Au bout de quelques jours, quelques semaines, ou quelques mois après la chirurgie, un autre fibrosarcome risque de se développer. On réopère donc le chat, … mais la chirurgie ne peut s’envisager éternellement car le tissu cicatriciel post-chirugie est fragile, et l’endroit devient donc difficle à opérer à la longue.

La masse grandissante risque de faire souffrir le chat car elle peut prendre une ampleur considérable.

D'après : DEVAUCHELLE P, MAGNOL JP. Fibrosarcomes félins, le tour de la question en dix points. Prat. Vét. Anim. Comp., 2004, 6, 3-6.

 

On conseille généralement d’associer à la chirurgie d’exérèse de la masse, des séances de radiothérapie du site chirurgicale, comme on sait que c’est une tumeur qui a tendance à récidiver localement.

Cette radiothérapie se fait obligatoirement en centre de cancérologie spécialisé (le chat est placé dans une cage spéciale, « plombée ») car elle consiste en la pose sous anesthésie d’un fils d’iridium radioactif en sous cutané, que l’on laisse en place une semaine.

On étudie encore actuellement d’autres traitements adjuvants à la chirurgie, tels que l’interferon-thérapie.

A quoi sont dus ces fibrosarcomes?

Comme pour tout cancer, on ne sait pas trop pourquoi le fibrosarcome se développera plus particulièrement chez un chat que chez un autre. Tout ce que l’on peut dire avec certitude, c’est qu’il y a des chat plus fragiles, donc plus potentiellement enclins à développer un fibrosarcome que d’autres. Ces chats auraient un déficit de leur immunité au niveau cutané.

Chez ces chats, à chaque fois que la peau est agressée (par une injection, une morsure, une blessure, …), le risque de développer un fibrosarcome sur le site de l’agression de la barrière cutanée augmente.

On a souvent incriminé les vaccins dans le développement des fibrosarcomes. Le vaccin rage a d’abord été pointé du doigt, puis le vaccin leucose, puis les adjuvants, … On a donc développé des vaccins sans adjuvants, mais la prévalence des fibrosarcomes était toujours aussi importante, alors on a bien du admettre que ce n’était pas le vaccin en tant que tel, mais toute injection un peu traumatique qui était le facteur déclenchant d’un fibrosarcome sur un chat prédisposé.

Les fibrosarcomes seraient donc plus « post-traumatiques » que « post-vaccinaux ».

C’est à dire, après une injection de vaccin aussi bien qu’une injection de n’importe quoi d’autre (un antibiotique, un anti inflammatoire, un complexe polyvitaminé, une injection hormonale, …), après une morsure par un autre chat ou par un chien, après une blessure (piqûre d’insecte, par des végétaux, …), …

Pour réduire au maximum le risque de fibrosarcome « sur un site d’injection », votre vétérinaire s’assurera de réaliser des injections les moins traumatiques possibles (éviter que le chat ne bouge lors de l’injection, utiliser des aiguilles fines, changer de site d’injection, homogénéiser les produits à injecter, …).

Et alors quoi? Plus d’injections?

Bien sûr que si! Il faut être consicent du bénéfice/risque de chaque injection.

La fréquence du fibrosarcome chez le chat est faible : de l’ordre de 0,003 %. Soit 3 chats sur 100.000. On se rassure donc, c’est peu fréquent!

Et comme on est raisonnable et qu’on sait que le risque de développer un typhus potentiellement mortel ou un coryza, même chez un chat d’intérieur, est bien plus élevé que celui de développer un fibrosarcome, on continue de vacciner les chats! Bien sûr!

Mais comme on sait que ça existe, on privilégiera toujours un traitement par voie orale qu’un traitement par injection chez le chat, même si c’est plus facile de lui faire une piqûre que de lui administrer le gros comprimé rose par la bouche!

Le chat parisien, un chat d’intérieur : quels soins doit-on lui prodiguer?

8 Mar

« Mon chat ne sort jamais, Docteur, donc, non, je ne le fais pas vacciner car ça ne sert à rien » … « et je ne le vermifuge jamais, non plus » … « mais non, vu qu’il ne sort pas, il ne risque rien« , …

C’est de plus en plus rare mais j’entends encore ce type de discours.

Sous prétexte que le chat parisien, chat 100% d’appartement (mi-tête de lit, mi-canapé) ne sorte pas, on s’imagine parfois qu’il ne nécessite aucun soin de santé.

C’est faux!

Enfin, ce serait vrai pour un chat vivant sous cloche, mais là nous parlons d’un chat, qui ne sort pas, certes, qui n’est pas en contact direct avec d’autres animaux, re-certes, mais vous, vous sortez et vous rentrez chez vous, vous ouvrez vos fenêtres, parfois (enfin j’espère)…

Bref, votre chat peut quand même être en danger.

 

Quels soins doit-on prodiguer à un chat d’appartement, qui ne sort jamais de chez lui? Voilà la qestion à laquelle je vais tenter de répondre dans cet article.

L’IDENTIFICATION

Alors, tout d’abord, un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Hé bien tout simplement parce que c’est obligatoire. Et qu’en suite : identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat.

LES VACCINS ET TESTS SANGUINS

Je conseille généralement à mes clients de faire tester leur chat FIV et FeLV. Pour se faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera (en règle générale) un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza, même s’il ne sort jamais! Et même s’il ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également à mes clients de faire vacciner leur chat contre la rage, même s’il ne sort jamais.

Pourquoi? Alors là je vous renvoie à cet article que j’ai écrit précédemment et qui vous convaincra, je l’espère.

Le vaccin contre la leucose, si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats peut clairement être mis de côté.

LES VERMIFUGES

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat est en contact avec de jeunes enfants, on vermifugera le chat au minimum 4 fois par an.

LA STERILISATION

Un chat parisien, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatible avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans « sauts d’humeur », beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … peu agréable. Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

L’ALIMENTATION – LA GESTION DU SURPOIDS

Un chat d’intérieur est prédisposé à l’obésité de part sa sédentarité et un manque fréquent d’exercice. Le chat de ville mange plus que ses besoins journaliers car il peut parfois s’ennuyer.

Si votre chat a tendance à être « rondouillard », il existe chez votre véto, des aliments spécialement conçus pour la réduction pondérale de votre chat : ces aliments sont pauvres en calories, tout en comblant ses besoins nutritionnels journaliers. Vous pouvez également augmenter son exercice progressivement en le faisant jouer. Vous pouvez par exemple utiliser un laser (une sorte de petite lampe de poche que vous pouvez vous procurer en animalerie), dont il va s’amuser à courser le faisceau lumineux sur le sol. Vous pouvez également utiliser un Pipolino, ou un Aikiou comme distributeur de croquettes.

LES SOINS DIVERS

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les noeuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Si le chat a tendance à vomir régulièrement des boules de poils qu’il n’arrive pas à digérer, on lui donnera des compléments alimentaires appétents sous forme de pâte orale (Catmalt®, Savorial®, …) qui favoriseront l’élimination des poils au fur et à mesure par les voies naturelles.

LA VISITE ANNUELLE CHEZ LE VETERINAIRE

Ensuite, comme on a bien appliqué tout ce que je viens de dire, et vu que le chat d’intérieur a bien mérité une visite annuelle de santé chez son vétérinaire préféré (ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels), votre vétérinaire vous conseillera dans les soins supplémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

 

Car ce n’est pas parce que un chat vit en intérieur qu’il doit être laissé pour compte!

Parce qu'il le VEAU bien!

Parce qu'il le VEAU bien!

Quels vaccins pour mon chat?

1 Oct

En réponse à la question d’Emmanuelle Debever sur Facebook, voici un article sur les vaccinations du chat.

Quels sont les différentes valences vaccinales qui existent pour mon chat?

Il existe un certain nombre de vaccins contre les maladies du chat : le typhus, le coryza (et la chlamydiose), la leucose, et la rage.

A partir de quel âge?

Le chaton peut être vacciné dès l’âge de 2 mois.

Comment vacciner?

La vaccination consiste en deux injections sous cutanées à 3-4 semaines d’intervalle (sauf pour la rage qui ne nécessite pas de rappel après la primo vaccination, le vaccin se fait donc en une seule injection, avec un rappel annuel). Les rappels vaccinaux se font ensuite une fois par an.

Dès l’âge de 2 mois, donc. Et un chat adulte qui n’aurait jamais été vacciné doit l’être selon le même schéma.

Mon chat, je le fais vacciner contre quoi?

Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza, même s’il ne sort jamais! Et même s’il ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Le chat qui sort doit aussi être vacciné contre la leucose féline (FeLV), également en deux injections à 3-4 semaines d’intervalle, avec rappels annuels. Avant de vacciner un chat ou un chaton contre la leucose, il convient de réaliser un test FeLV (combiné ou non à un test FIV) afin de vérifier qu’il n’est pas porteur de cette maladie depuis sa naissance.

Ces trois maladies (typhus, coryza et leucose) ne sont pas transmissibles ni à l’homme, ni aux chiens, mais sont contagieuses pour les autres chats.

Le chat qui sort beaucoup ou qui voyage doit enfin être vacciné contre la rage. Cette vaccination se réalise en une seule injection dès l’ge de 3 mois avec rappels annuels. J’en profite également pour vous rappeler que l’identification (par puce électronique ou tatouage) de tout animal (chien ou chat) est obligatoire! Et que votre vétérinaire ne vaccinera votre animal contre la rage qui si vous l’avez bien fait identifier, et qu’il possède donc un passeport dans lequel il pourra noter légalement que votre chat est vacciné contre la rage.

Et la PIF? Et le FIV? …Vaccins à venir?

Il n’existe pas à l’heure actuelle de vaccin contre le FIV et la PIF.

Les USA testent en ce moment même un vaccin contre le FIV félin, mais son efficacité est controversée.

Et les effets secondaires des vaccins?

Dans les 24h qui suivent son injection vaccinale, votre chat peut être un peu abattu, manger moins, et présenter des troubles digestifs (diarrhée et/ou vomissements) ou un peu de fièvre. Il peut s’agir d’une réaction au vaccin, réaction bénigne, qui ne nécessite pas de soins particuliers. Cet état passera normalement tout seul, sans traitement, ou alors simplement avec un traitement symptomatique (antipyrétiques, anti vomitifs, anti diarrhéiques, …)

Une réaction anaphylactique peut survenir quelques minutes après l’administration d’un vaccin. Si cela arrive (mais c’est très très très rare, genre, je vois une vingtaine de chats par jour et je n’en ai pas eu depuis au moins un voire deux ans) votre vétérinaire se rendra immédiatement compte des symptômes et injectera à votre chat le traitement adéquat.

Enfin, des réactions locales au site d’injection peuvent apparaître, à savoir une petite boule indolore qui disparaîtra spontanément en quelques jours.

Quoi qu’il en soit, mieux vaut risquer ces effets secondaires transitoires que de risquer qu’ils contractent une de ces maladies (potentiellement mortelles) que l’on peut leur épargner grâce à la vaccination!

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