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Le printemps … c’est le moment de faire vacciner votre lapin!

25 Mar

La vaccination des lapins de compagnie n’est pas une généralité, et c’est bien dommage pour eux.

Les NAC’s sont moins médicalisés que les chiens et les chats, cela va sans dire. Attention, je n’ai pas dit que vous, propriétaire d’un lapin, ne vous occupiez pas bien de votre compagnon. Je dis juste qu’il s’agit d’une constatation générale …

Et pourtant …

bugs

Les maladies contre lesquelles un lapin peut (doit?) être vacciné sont la myxomatose et la maladie hémorragique du lapin (V.H.D.).

Je vous conseille de faire vacciner votre lapin dans tous ces cas de figure :

– si votre lapin sort,

– s’il vit avec un chien ou un chat (qui peut lui transmettre des puces et/ou des tiques),

si vous vivez près d’un élevage de lapins, près d’une surface d’eau, dans une région à moustiques,

– si votre lapin mange du foin et des légumes/fruits.

Bref, vous reconnaîtrez quasi systématiquement le mode de vie de votre lapin dans l’un des cas précités.

Il n’y a que les lapins d’appartements qui n’en sortent jamais et qui sont nourris exclusivement aux mélanges de grains, qui ne doivent pas systématiquement être vaccinés. Mais ce type de détention et d’alimentation est plus que discutable car un lapin a besoin d’espace, adore gambader, et surtout, il DOIT être nourris avec des aliments frais.

Donc…

lapin

 

La myxomatose est une maladie virale excessivement contagieuse. Le lapin s’infecte soit par contact direct avec un lapin infecté (malade ou porteur sain de la maladie), soit par voie indirecte (par les puces, tiques, moustiques). C’est une maladie grave et mortelle. Un lapin atteint présentera les symptômes suivants : conjonctivite, écoulements oculaires, hyperthermie, abattement, anorexie, masses cutanées (=myxomes), infections et inflammations diverses telles que pneumonie, … Il est rare que l’on puisse sauver le lapin et si c’est le cas, il en garde fréquemment des séquelles.

La maladie hémorragique est également une maladie virale. Elle se transmet par contact direct (via un animal malade) ou par contact indirect (via des insectes, des plantes ou par vous et vos chaussures via les urines ou excréments d’animaux malades). C’est également une maladie très grave et rapidement mortelle. Les symptômes du VHD sont : hémorragies en tous genres (comme son nom l’indique) (nasales, buccales, digestives, mais aussi hémorragies internes), rhinites, troubles respiratoires, anorexie, abattement, convulsions, … Le traitement du VHD est illusoire car la mort est très rapide. C’est la raison pour laquelle cette maladie est souvent diagnostiquée en autopsie.

Quand et comment faire vacciner son lapin?

Pour faire vacciner son lapin, on prend rendez vous chez son vétérinaire bien sûr!

La vaccination est un acte médical et à ce titre il n’y a que les vétérinaires qui sont habilités à la faire. Un lapin sera vacciné dès son plus jeune âge, en tous cas dès l’âge de 6 semaines (si le lapin vit en milieu à risque, la vaccination est possible dès l’âge de 4 semaines). Une injection de rappel doit parfois être pratiquée un mois après cette première injection selon le vaccin et le protocole utilisé.

Ensuite, classiquement, on pratiquera une injection de rappel soit annuellement, soit tous les 6 mois, selon le protocole vaccinal qui sera déterminé avec votre vétérinaire. L’idéal étant de réaliser ces injections bi annuelles au printemps et en automne, car l’efficacité de l’un de ces protocoles de vaccination est optimale durant les 3-4 mois suivant l’injection. On réalise donc un vaccin au printemps pour être certain que le lapin soit bien protégé durant la période propice au développement des moustiques.

Si vous habitez une région à risque (Sud de la France) ou si vous y voyagez souvent avec votre lapin, il est même conseillé de faire une injection de rappel vaccinal tous les 4 mois (3x/an, donc) car on estime que le vaccin myxomateux n’est pas tout à fait efficace 6 mois durant.

Les effets secondaires possibles de la vaccination sont ceux de toute injection. Une réaction locale peut apparaître, à savoir une petite masse au site d’injection, qui disparaît généralement en quelques jours. Des réactions allergiques anaphylactiques peuvent également exister, mais c’est extrêmement rare (je n’en ai jamais vu chez un lapin), et malheureusement, c’est le lot de tout produit injectable!

Petite note supplémentaire : en parallèle de ces vaccins et compte tenu du mode de transmission des maladies précitées, on n’oublie pas de traiter régulièrement son lapin contre les puces/tiques/moustiques à l’aide d’un produit adapté! (disponible chez votre véto).

Accueillir un chaton … Le début d’une belle aventure!

16 Juin

Petit article compilation de choses que j’ai déjà écrites, dédicace pour Nanette, du blog Les humeurs de Nanette, qui pépare actuellement le terrain pour commencer une belle et longue histoire avec un petit nouveau venu dans la famille…

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Ca y’est, cela fait des mois que vous en discutez en famille et là, vous vous êtes décidé : vous allez accueillir un chaton!

Pour que tout se passe le mieux possible, rien de tel que de préparer son arrivée.

Quelques petits conseils au préalable…

Il faut d’abord savoir qu’on adopte en moyenne un chaton vers l’âge de 2-3 mois. En tous cas, pas avant l’âge de 8 semaines, car il ne serait pas sevré.

Mâle ou femelle ? Peu importe! On a tendance à dire qu’un mâle est en général plus calme qu’une femelle mais il n’y a pas de règle absolue.

Choisissez son petit nom!

Soit vous aurez un coup de cœur pour un nom, soit vous trouverez son nom dans la liste des noms commençant par la lettre de l’année, à savoir le “H” pour 2012.

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Comment l’accueillir en douceur ?

Je vous recommande vivement de brancher, une semaine avant l’arrivée du chaton dans son nouveau « home sweet home », un diffuseur de phéromones apaisantes. Il s’agit de substances totalement inodores pour nous mais captées par les récepteurs olfactifs du chat et qui créent un environnement rassurant et sécurisant pour lui.

S’il y a déjà d’autres animaux à la maison, ne brusquez rien et prenez le temps de faire les présentations…

Le chat étant un animal territorial, l’arrivée d’un nouvel individu peut perturber l’équilibre de votre premier chat. Alors, préparez le terrain : en plus du diffuseur de phéromones, vous pouvez également utiliser un spray de phéromones faciales. On en pulvérise dans nos mains, et on applique ensuite nos mains sur l’un des deux chats, sur les flancs et la face. Ensuite on fait de même avec l’autre chat, avant de les présenter l’un à l’autre. Demandez pour se faire conseil à votre vétérinaire!

Si vous possédez un chien, vous pouvez de manière identique appliquer des phéromones faciales sur les flancs du chien, la face et les pattes, à hauteur du chaton.

Quel « matériel » faut-il prévoir ?

Prévoyez, bien sûr, un bac à litière, que vous placerez dans un endroit calme et éloigné de son lieu de couchage et de ses gamelles. Car un chat déteste manger-dormir-faire ses besoin dans un périmètre trop rapproché. Vous serez surpris de voir à quel point un chaton est rapidement propre!

Achetez lui un griffoir et un panier confortable (qui doit être placé dans un endroit fixe et au calme). Un chaton dort environ 16 heures par jour. Durant ses périodes de repos, expliquez à tout le monde à la maison (et surtout aux enfants) qu’il ne faut pas le déranger. Le reste du temps, il joue ou fera sa toilette.

Le jeu d’un chaton mime des simulations de scènes de chasse. Il est donc indispensable de lui fournir des jouets, qu’il utilisera comme “proies”.

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les nœuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Demandez à votre vétérinaire lors de votre première visite de vous conseiller un nettoyant pour les oreilles et pour les yeux de votre nouveau compagnon, afin de les maintenir propres.

Comment « l’éduquer » ?

Dès le départ, fixez les limites : ne laissez pas un chaton vous mordiller ou faire mine de vous attaquer. Ce qui peut paraître très mignon lorsqu’il est chaton peut s’avérer bien plus gênant lorsqu’il aura atteint l’âge adulte. Pour ce faire, verbalisez un “NON” bien senti, cessez immédiatement le jeu et si il ne se calme pas, isolez le momentanément dans une autre pièce. La meilleure façon de lui apprendre les règles reste la récompense : une croquette ou une caresse lorsqu’il a un bon comportement. Et ne le réprimandez que si vous le prenez sur le fait. Plus tard … c’est trop tard!

Comment le nourrir ?

Nourrissez votre chaton à volonté avec des croquettes spéciales croissance. Vous pouvez également agrémenter son alimentation de boites ou de sachets fraicheurs toujours adaptés aux chats en croissance. Soyez conscients qu’une bonne alimentation est primordiale dès le plus jeune âge. Votre vétérinaire vous conseillera volontiers l’alimentation qu’il estime la plus adaptée aux besoins de votre chaton en fonction de votre et de son rythme de vie… Et halte aux idées reçues : cela ne coute pas plus cher de nourrir son chat avec des aliments de qualité, complets et équilibrés!

Le chat n’est pas un grand buveur, surtout si on le nourrit avec une alimentation humide. Proposez lui cependant de l’eau à volonté dans un bol et ne vous étonnez pas qu’il demande à boire au robinet du lavabo. C’est nettement plus amusant! Evitez par contre de lui donner du lait de vache, qui provoque souvent des diarrhées.

Quels soins doit-on lui prodiguer ?

L’identification.

Un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Tout simplement parce que c’est obligatoire. De plus, identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat et son carnet de santé.

Les vaccins et les tests sanguins.

Je conseille systématiquement de faire tester les chatons pour le FIV et FeLV (deux virus immunosuppresseurs). Pour ce faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza (combiné ou non à la chlamydiose), même s’il ne sort jamais et ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également de faire vacciner le chat contre la rage, même s’il ne sort jamais. C’est un principe de précaution pour le protéger.

Le vaccin contre la leucose (si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats) peut être mis de côté. Par contre si le chat sort, ce vaccin devient indispensable !

Les vermifuges.

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les
mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat sort ou est en contact avec de jeunes enfants, on le vermifugera au minimum 4 fois par an.

Les antiparasitaires.

Traitez systématiquement votre chaton tout au long de sa vie contre les puces, même s’il ne sort jamais.

La stérilisation.

Un chat neuilléen, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatibles avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans “sauts d’humeur”, beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … ! Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

La visite annuelle chez le vétérinaire

Le chat d’intérieur nécessite au moins une visite annuelle chez son vétérinaire, ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels. Ce sera l’occasion pour votre vétérinaire de vous conseiller individuellement des soins complémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

Bon, benh, vous savez ce qu’il vous reste à faire (c’est juste là, en dessous) …

Voilà, vous savez tout! (ou presque!)

Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre nouveau compagnon et une belle et longue vie ensemble !

Les vaccins chez le lapin

26 Jan

La vaccination chez le lapin de compagnie est loin d’être une généralité. Les NAC’s sont moins médicalisés que les chiens et les chats, cela va sans dire. Attention, je n’ai pas dit que vous, propriétaire d’un lapin, ne vous occupiez pas bien de votre compagnon. Je dis juste qu’il s’agit d’une constatation générale …

Et pourtant …

Les maladies contre lesquelles un lapin peut être vacciné sont la myxomatose et la maladie hémorragique du lapin (V.H.D.).

Personnellement, je vous conseille de faire vacciner votre lapin dans tous ces cas de figure : votre lapin sort, vit avec un chien ou un chat (qui peut lui transmettre des puces et/ou des tiques), vous vivez près d’un élevage de lapins, près d’une surface d’eau, dans une région à moustiques ou si votre lapin mange du foin et des légumes/fruits. Bref, vous reconnaîtrez quasi systématiquement le mode de vie de votre lapin dans ces cas précités. Il n’y a que les lapins d’appartements qui n’en sortent jamais et qui sont nourris exclusivement aux mélanges de grains, qui ne doivent pas systématiquement être vaccinés. Mais ce type de détention et d’alimentation est discutable car un lapin a besoin d’espace, adore gambader, et surtout, il DOIT être nourris avec des aliments frais.

Donc…

La myxomatose est une maladie virale excessivement contagieuse. Le lapin s’infecte soit par contact direct avec un lapin infecté (malade ou porteur sain de la maladie), soit par voie indirecte (par les puces, tiques, moustiques). La myxomatose est une maladie grave et mortelle. Un lapin atteint présentera les symptômes suivants : conjonctivite, écoulements oculaires, hyperthermie, abattement, anorexie, masses cutanées (=myxomes), infections et inflammations diverses telles que pneumonie, … Il est rare que l’on puisse sauver le lapin et si c’est le cas, il en garde fréquemment des séquelles.

La maladie hémorragique est également une maladie virale. Elle se transmet par contact direct (via un animal malade) ou par contact indirect (via des insectes, des plantes ou par vous et vos chaussures via les urines ou excréments d’animaux malades). C’est également une maladie très grave et rapidement mortelle. Les symptômes du VHD sont : hémorragies en tous genres (comme son nom l’indique) (nasales, buccales, digestives, mais aussi hémorragies internes), rhinites, troubles respiratoires, anorexie, abattement, convulsions, … Le traitement du VHD est illusoire car la mort est très rapide. C’est la raison pour laquelle cette maladie est souvent diagnostiquée en autopsie.

Quand et comment faire vacciner son lapin?

Pour faire vacciner son lapin, on prend rendez vous chez son vétérinaire bien sûr! La vaccination est un acte médical et à ce titre il n’y a que les vétérinaires qui sont habilités à la faire. Un lapin sera vacciné dès son plus jeune âge, en tous cas dès l’âge de 6 semaines (si le lapin vit en milieu à risque, la vaccination est possible dès l’âge de 4 semaines). Une injection de rappel doit être pratiquée un mois après cette première injection.

Ensuite, classiquement, on pratiquera une injection de rappel tous les 6 mois. L’idéal étant de réaliser ces injections bi annuelles au printemps et en automne, car l’efficacité du vaccin est optimale durant les 3-4 mois suivant l’injection. On réalise donc un vaccin au printemps pour être certain que le lapin soit bien protégé durant la période propice au développement des moustiques.

Si vous habitez une région à risque (Sud de la France) ou si vous y voyagez souvent avec votre lapin, il est même conseillé de faire une injection de rappel vaccinal tous les 4 mois (3x/an, donc) car on estime que le vaccin myxomateux n’est pas tout à fait efficace 6 mois durant.

Un tout nouveau vaccin combiné myxo-VHD vient de sortir, mais j’attends d’avoir assez de recul pour vous en parler, sachant que je ne l’ai pas encore commandé ni (donc) utilisé.

Les effets secondaires possibles de la vaccination sont ceux de toute injection. Une réaction locale peut apparaître, à savoir une petite masse au site d’injection, qui disparaît généralement en quelques jours. Des réactions allergiques anaphylactiques peuvent également exister, mais c’est extrêmement rare (je n’en ai jamais vu chez un lapin), et malheureusement, c’est le lot de tout produit injectable!

Petite note supplémentaire : en parallèle de ces vaccins et compte tenu du mode de transmission des maladies précitées, on n’oublie pas de traiter régulièrement son lapin contre les puces/tiques/moustiques à l’aide d’un produit adapté (disponible chez votre véto).

Il n’est pas trop tard pour faire vacciner votre chien contre la Piroplasmose si vous habitez une zone à risque!

14 Mai

Je vous ai déjà parlé de la Piroplasmose ICI, ICI, ICI, et encore ICI.

Pour rappel (parce que bien sûr, vous étudiez tous mes posts par coeur! lol), la carte ci dessous renseigne les zones les plus touchées par la Piroplasmose.

Si vous observez bien, vous remarquerez que la région parisienne figure parmi les régions les plus touchées (colorées en bleu foncé) par la Piroplasmose (maladie parasitaire transmise par les tiques).

Il existe deux vaccins contre la Piroplasmose, d’égale efficacité.

Le Pirodog.

Et le Nobivac Piro.

Votre vétérinaire vaccinera donc votre chien au moyen d’un de ces deux vaccins.

Je rappelle donc que le vaccin Piro n’est pas un « vaccin contre les tiques », comme je l’entends parfois dans la bouche de clients, mais un vaccin contre une maladie transmise par les tiques.

Il faut savoir que le vaccin contre la Piro ne se fait pas en même temps que la vaccination « classique » de votre chien (Carré, Hépatite, Parvovirose, …) parce qu’il stimule déjà suffisamment le système immunitaire de votre chien à lui tout seul.  Combiné à d’autres vaccins (à part la rage ou la lepto qui peuvent se faire si nécessaire en même temps que le Pirodog mais à un autre site d’injection), il risque de mettre votre chien complètement KO. Ce n’est donc pas pour son propre plaisir que votre vétérinaire vous demandera de revenir si vous lui parlez de ce vaccin au moment de la visite vaccinale annuelle.

Cette vaccination se fait en deux injections à 3-4 semaines d’intervalle, avec ensuite un rappel annuel ou semestriel selon la zone de risque épidémiologique, et ne se pratique pas avant l’âge de 5-6 mois chez le chiot. Elle peut entraîner un état fébrile et/ou une réaction locale au site d’injection tout à fait passagère.

Comme le vaccin Piro confère une immunité de +/- 6 mois, il est dès lors conseillé de faire vacciner votre chien :

– aux alentours du mois d’avril, si vous ne faites qu’une injection par an, et ce pour avoir une protection jusqu’en octobre. La période de pic d’activité des tiques étant, en France, de mars à octobre.

– en avril et en octobre, si vous désirez une protection tout au long de l’année.

Notez que le vaccin contre la Piroplasmose ne présente pas une efficacité de 100%.

Faire vacciner votre chien ne vous dispense donc pas des traitements anti-tiques classiques (collier, spot on, …) qui restent le meilleur moyen de prévenir l’infestation de votre chien par les tiques et donc de le protéger contre la Piro.

Ceci dit, un chien vacciné, même si il contracte malheureusement la Piro, développera la maladie de manière plus atténuée par rapport à un animal non vacciné.

Rappelons que la Piroplasmose est une maladie mortelle. Donc, si vous vivez ou vous déplacez régulièrement avec votre chien dans une zone à risque, autant mettre toutes les chances de votre et de son côté pour le protéger!

En résumé :

Zone à risque

=

Protection anti-tiques toute l’année

+

Vaccin Piro

La leptospirose

13 Avr

La leptospirose est une maladie du chien, provoquée par une bactérie, le leptospire.

C’est une zoonose (maladie transmissible de l’animal à l’homme) grave, l’homme pouvant également s’infecter par contact avec des urines contaminées.

Les petits mammifères sauvages, notamment les rongeurs, sont les réservoirs principaux de la maladie.

On comprend donc pourquoi les chiens ratiers et les chiens de chasse sont les races les plus exposées à cette maladie.

La transmission de la maladie au chien se fait :

  • soit par contact direct avec de l’urine infectée ou par une morsure de rongeur
  • soit indirectement par contact avec de l’eau contaminée (en buvant cette eau ou en nageant dans un plan d’eau fréquenté par des rats)

Après ingestion, les leptospires entrent dans le sang puis se multiplient dans différents organes comme le rein, le foie, la rate. Ces bactéries sont ensuite excrétées dans l’environnement via les urines du chien, et c’est là que celà devient dangereux pour l’homme.

Les symptômes peuvent :

  • soit être discrets et non spécifiques (léthargie, abattement, fièvre…)
  • soit très sévères : douleur abdominale, ictère (muqueuses jaunes), … et même parfois mort brutale
  • certaines formes sont plus atypiques, et conduisent à une atteinte chronique des reins ou du foie

La leptospirose peut s’avérer mortelle chez le chien. Malgré celà, on peut quand même espérer la traiter au moyen d’un traitement antibiotique spécifique, sans garantie de guérison, car tout dépend de la forme de la maladie et de son stade. Certains chiens nécessiteront une transfusion.

Tous les chiens, mais aussi les humains peuvent s’infecter. Il est donc important de protéger les chiens de cette infection grâce à une vaccination annuelle, la vaccination étant une fois de plus préférable au traitement!

Ce vaccin vous est normalement systématiquement proposé annuellement par votre vétérinaire. Pour les chiens à risque (chiens de chasse par exemple), il est même conseillé de faire deux rappels vaccinaux annuels.

Par ailleurs, même régulièrement vacciné, un chien peut développer une leptospirose. En effet, il existe plus de vingt variétés de leptospires régulièrement dépistés. La vaccination du chien est dirigée contre les formes les plus graves. La vaccination reste toute fois le meilleur moyen de protéger contre les formes les plus graves de la maladie, car un chien régulièrement vacciné bénéficie probablement d’une protection croisée : s’il contracte un leptospire contre lequel il n’est pas vacciné, il développera ainsi une forme moins intense.

La vaccination contre la rage

10 Avr

La vaccination des animaux domestiques contre la rage ne peut être effectuée que par des vétérinaires investis du mandat sanitaire défini à l’article 215-8 du code rural (pas d’inquiétude, la majorité des vétérinaires praticiens le sont).

Pour le chien ou le chat, la vaccination antirabique est pratiquée à partir de l’âge de 3 mois, et systématiquement sur un animal identifié par microchip ou tatouage. La première vaccination dite « primovaccination » se fait généralement au moyen d’un vaccin dont le protocole d’emploi ne prévoit qu’une injection unique (c’est à dire sans injection de rappel 3-4 semaines après la première injection). Elle est attestée dans le passeport européen, qui constitue désormais le seul et unique support légal justifiant la vaccination antirabique depuis janvier 2009. Aux oubliettes, donc, les papiers roses ou bleus CERFA, que seule la France utilisait encore!

La primovaccination antirabique est valable un mois après la date de délivrance et pendant 1 an.

Les vaccinations suivantes, dites « de rappel », nécessitent une seule injection effectuée moins d’un an après la primovaccination. Elles prennent effet le jour de leur établissement, et sont valables un an, jour pour jour.

Le passeport n’est donc plus un document réservé uniquement aux animaux qui voyagent car pour être en accord avec la loi :

  • tous les chiens et chats doivent être identifiés (microchip ou taouage) depuis 1999
  • avec cette identification et la vaccination antirabique est systématiquement délivré un passeport qui devient le seul et unique support légal attestant de la vaccination rage

La vaccination du chien

13 Fév

Vous venez d’acquérir un chiot, il fait désormais partie intégrante de la famille et vous voulez le protéger de manière optimale? Une nécessité : la vaccination!

Le chien non vacciné court le risque de contracter certaines maladies infectieuses mortelles. Prenez donc rendez vous avec votre vétérinaire!

Les vaccins classiques en France vont immuniser votre animal contre les maladies suivantes : la maladie de Carré, la parvovirose, l’hépatite contagieuse, la leptospirose, la rage, la toux des chenils et la piroplasmose.

On commence à vacciner un chiot classiquement dès l’âge de 8 semaines. Il existe plusieurs schémas vaccinaux en fonction de la situation particulière de chaque animal. Votre vétérinaire choisira le schéma qui lui semble le plus adapté à votre chien.

  • Dès l’âge de 8 semaines on peut procéder à une PRIMOVACCINATION contre la maladie de Carré et la parvovirose
  • Dès l’âge de 12 semaines : on vaccine contre la parvovirose, la maladie de Carré, l’hépatite contagieuse et la leptospirose. On rajoute également l’injection contre la rage, dont la vaccination se fait en une seule injection (sans injection de rappel)
  • A l’âge de 16 semaines : RAPPEL VACCINAL contre toutes les maladies précitées.

Notez qu’une injection de « pré-vaccin » contre la parvovirose et la maladie de Carré peut être réalisée en milieu à risque élevé d’infection (élevage, magasin, animal d’exposition, …) à l’âge de 6 semaines.

Les rappels vaccinaux contre toutes ces maladies précitées se font ensuite en une injection annuelle pour les chiens de ville. Notez que la vaccination contre la leptospirose pour les chiens à risque (chiens de chasse, …) nécessite deux injections annuelles.

La vaccination contre la toux des chenils est fortement conseillée voire même exigée si votre chien est régulièrement en collectivité (chenils, élevages, expositions, …). Le schéma de vaccination est différent selon que l’on utilise une forme injectable ou intra-nasale.

La vaccination contre la piroplasmose se fait dès l’âge de 5-6 mois. Elle consiste en deux injections à 3-5 semaines d’intervalle avec un rappel vaccinal tous les 6 ou 12 mois suivant le risque d’exposition.

Je vous informerai de manière plus précise sur ces différentes maladies dans des posts ultérieurs… Mais n’hésitez pas à me poser vos questions!

La vaccination du chat : mieux vaut prévenir que guérir!

12 Fév

Il existe un certain nombre de vaccinations contre les maladies du chat. Le chaton peut être vacciné dès l’âge de 2 mois et un chat adulte qui n’aurait jamais été vacciné doit l’être selon le même schéma.

Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza, même s’il ne sort jamais. La vaccination consiste en deux injections à 3-4 semaines d’intervalle. Les rappels vaccinaux se font ensuite une fois par an.

Le chat qui sort doit aussi être vacciné contre la leucose féline (FeLV), également en deux injections à 3-4 semaines d’intervalle, avec rappels annuels. Avant de vacciner un chat ou un chaton contre la leucose, il convient de réaliser un test FeLV (combiné ou non à un test FIV) afin de vérifier qu’il n’est pas porteur de cette maladie depuis sa naissance.

Ces trois maladies (typhus, coryza et leucose) ne sont pas transmissibles ni à l’homme, ni aux chiens, mais sont contagieuses pour les autres chats.

Le chat qui sort beaucoup ou qui voyage doit enfin être vacciné contre la rage. Cette vaccination se réalise en une seule injection avec rappels annuels.

Il n’existe pas à l’heure actuelle de vaccin contre le FIV et la PIF.

J’en profite également pour vous rappeler que l’identification (par puce électronique ou tatouage) de tout animal (chien ou chat) est obligatoire!