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Le muguet, attention, c’est toxique!

30 Avr

Le muguet est à la fête durant le mois de mai : il porte bonheur, offrez-en à foison à tous ceux et toutes celles que vous aimez!

Mais vis à vis de nos animaux de compagnie : il faut sacrément s’en méfier!

Idem si vous avez de jeunes enfants à la maison : méfiance!! Placez ces jolis bouquets odorants hors de portée de ces petits curieux touche-à-tout…

muguet

Où est le problème?

Le soucis réside dans le fait que toutes les parties de la plante de muguet (les fleurs, les tiges et les feuilles) contiennent des substances irritantes (saponosides) et des dérivés toxiques pour le coeur (hétérosides cardiotoxiques).

Ça ne vous parle pas plus tout ça hein?

Alors, en gros, les saponosides vont être responsables de troubles digestifs tels que vomissements, diarrhées, douleurs abdominales.

Les hétérosides cardiotoxiques (la convallatoxine, le convallatoxol et le convalloside majoritairement) (je vous préviens, je fais une interro la semaine prochaine!) vont avoir un effet toxique sur le coeur comparable à celui des digitaliques : faiblesse, hypotension, bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque), augmentation de la diurèse (volume des urines), prostration, convulsions.

 

On a longtemps utilisé le muguet comme plante médicinale pour le traitement de maladies cardiaques. Mais comme la marge entre la dose efficace de traitement et la dose toxique est très étroite et que le passage des substances actives de l’intestin dans le sang est aléatoire, on a abandonné ce traitement bien trop risqué.

Il est intéressant de noter aussi que les hétérosides cardiotoxiques persistent dans la plante séchée.

L’ingestion de muguet frais ou sec justifie donc l’hospitalisation de votre animal, sous monitoring cardiaque s’il en a ingéré une grande quantité. C’est à dire pour un animal de taille moyenne (10-15kg), au moins un plan entier (quantité, bien sûr, relative au poids de votre animal).

Pensez également que le toxique se retrouve dans l’eau du vase. Consultez donc aussi votre vétérinaire si votre animal a bu cette eau.

Et comme toujours : mieux vaut prévenir que guérir! Ne laissez donc pas ces bouquets à portée de vos animaux ou de vos jeunes enfants!

 

La protection civile de l’Oise va mettre en place des stages de secourisme canin pour apprendre aux maîtres à secourir leur fidèle compagnon.

25 Juil

 

« Chien renversé, intoxiqué, blessé : la protection civile de l’Oise va mettre en place des stages de secourisme canin pour apprendre aux maîtres à secourir leur fidèle compagnon.

Qui n’a pas été pris de panique, un soir de Noël, après avoir découvert que son compagnon à quatre pattes avait englouti le paquet de truffes au chocolat — un aliment qui peut se révéler toxique pour le chien — offert par belle-maman? Ou encore perdu ses moyens face à Médor, blessé par les fils barbelés clôturant le champ où il était parti sans vous demander votre permission? Pour permettre à tous les maîtres de réagir efficacement en toute situation, la protection civile de l’Oise (7 antennes et 150 secouristes dans le département) organisera, à partir du mois de septembre, des formations en secourisme canin.                               

Une première dans le département. En France, seule la protection civile du Bas-Rhin propose déjà ce type de formation.

« Nous répondons à une demande du grand public », souligne Franck Rinuit, président de l’Association départementale de protection civile de l’Oise. L’occasion aussi pour l’association agréée à l’ensemble des formations aux premiers secours (plus de 600 personnes formées en 2011) de diversifier ses actions et de récolter des fonds pour le financement de ses activités. La future formation proposée aux propriétaires de chiens ou de chats sera facturée aux alentours de 50 €.

Elle s’étalera sur une durée de sept heures et devrait se dérouler dans les antennes de Rantigny et de Pont-Sainte-Maxence. L’apprentissage des gestes de premiers secours sera réalisé sur des peluches de différentes tailles. « Le secourisme canin s’inspire du secourisme humain que l’on transpose à l’animal », résume Gianni Fastiggi, moniteur de la brigade cynophile que la protection civile de l’Oise a mise en place il y a un an. Elle devrait intervenir d’ici la fin de l’année en soutien aux forces de l’ordre et aux services de secours dans les opérations de recherche de personnes.

Blessure, collision avec un véhicule, piqûre de tique, coup de chaleur, hémorragie… Toutes les situations à risque pour l’animal seront passées en revue. « Quand les fonctions vitales sont touchées, si on n’agit pas immédiatement, on peut perdre l’animal », souligne Gianni Fastiggi. « Nous apprendrons aussi aux maîtres à savoir lire leur chien : observer les changements d’humeur, repérer une modification de la nature des selles ou de l’urine… » souligne Nicolas Bigand, l’un des trois conducteurs de chien de la brigade cynophile.

Les maîtres apprendront notamment à réaliser une muselière de fortune avec ce qu’ils ont sous la main pour pouvoir maîtriser leur chien en difficulté. « L’objectif, c’est d’éviter la morsure, explique Gianni Fastiggi. Un chien qui a mal, il mord. » Un kit de secours comprenant compresses, bande, lien pour confectionner une muselière, pince à tique, désinfectant basique et couverture de survie devrait être distribué à chaque stagiaire.

Tout au long de la session, les formateurs insisteront sur un point essentiel. « Le message que l’on fera passer, c’est : Vous avez des bases de secourisme mais vous ne remplacerez jamais un vétérinaire. » L’idée, c’est donc bien d’être en mesure de prodiguer à l’animal les premiers secours et de l’emmener au plus vite chez son véto. »

 

Source : le Parisien

Pour tout renseignement, contacter Franck Rinuit, président de l’Association départementale de protection civile de l’Oise, au 06.33.19.84.27 ou par courriel à l’adresse : oise@protection-civile.org