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Les crises convulsives chez nos animaux domestiques

25 Avr

Un chien, un chat, un furet, … leur organisme est à 100% semblable au notre.

C’est pourquoi, potentiellement, nos animaux domestiques peuvent souffrir de toutes les maladies dont nous pouvons souffrir nous.

Les crises convulsives ne sont pas rares chez nos compagnons à 4 pattes. Mais elles ne se traduisent pas toujours de manière très caractéristique.

Lors d’une crise généralisée, l’animal perd connaissance, « tombe » sur le côté, tous ses muscles se contractent en même temps : il convulse. Il peut aussi abboyer, « vocaliser », uriner, baver, déféquer en même temps. Cette crise est donc très impressionante. Au bout de quelques secondes (qui peuvent paraitre bien longues), voire au maximum quelques courtes minutes, les convulsions se calment, l’animal reprend connaissance. Votre compagnon peut sembler totalement déconnecté après sa crise, et son comportement sera ensuite très variable : allant de l’excitation extrême (il se déplace sans cesse) à l’abattement (il est totalement inactif).

Lors d’une crise convulsive partielle, on n’observe pas la crise dans son intégralité. L’animal peut simplement saliver, ou avoir des mouvements involontaires d’une seule patte, ou d’un seul groupe musculaire. Ces crise là ne sont donc pas facilement identifiables.

A quoi est-ce du?

La crise convulsive en tant que telle est déclenchée par une hyper-excitation (décharge électrique) d’une portion ou de la totalité des neurones (cellules nerveuses du cerveau).

 

 

Cette décharge électrique anormale peut provenir :

– Soit d’une lésion primaire du tissu du cerveau. Lors d’un choc par exemple (traumatisme cranien), ou d’une hémorragie, ou lors d’un AVC (quand un vaisseau sanguin est obstrué). La lésion peut également provenir d’un phénomène infectieux/inflammatoire (encéphalite) ou d’une tumeur cérébrale.

– Soit d’une anomalie externe au tissu du cerveau, mais auquel le cerveau va répondre de manière secondaire. Lors d’une hypoglycémie par exemple. Le taux de sucre est trop bas, et le tissu cérébral est totalement sain, mais comme il a besoin de glucose pour fonctionner correctement, il entre en état de choc. On rencontre également ce type de crise convulsive lors d’un trouble hépatique (du foie) ou lors d’une intoxication.

– Soit il n’y a aucune anomalie au niveau du cerveau ou ailleurs, mais ce sont les cellules cérébrales elles mêmes qui sont trop réactives. On parle alors d’hyperexcitabilité des neurones, ou d’épileptie essentielle, ou d’épileptie idiopathique.

Mon animal convulse : que faire?

Une crise convulsive généralisée, cela ressemble à ça :

 

 

Oui, je sais, c’est un peu violent. Ce qu’il faut se dire déjà, c’est que le chien est totalement inconscient durant sa crise et qu’une crise n’est pas douloureuse pour l’animal.

Si votre animal convulse, gardez votre calme. Paniquer, cela ne sert à rien. Il ne faut surtout pas secouer votre chien pour tenter de le réveiller car cela risquerait d’amplifier la crise.

Le mieux à faire est … de ne rien faire. Cela peut paraitre bizarre mais c’est vrai. Si vous voulez aider votre animal, éteignez la lumière, ne criez pas, restez calme. Il faut au maximum éviter de le stimuler. La crise passera d’autant plus facilement que son système nerveux ne sera pas stimulé par autre chose.

Ne tentez pas non plus de lui sortir la langue. Car comme il est inconsicent et qu’il est pris de contractures musculaires involontaires, votre animal risque de vous mordre sans s’en rendre compte. De plus, cela ne sert à rien car lors d’une crise, votre animal ne risque pas (comme chez l’homme) de « s’étouffer avec sa langue ».

Une fois la crise passée et lorsque votre animal aura repris ses esprits, prenez rendez vous rapidement chez votre vétérinaire. En effet, il est indispensable de savoir pourquoi cette crise s’est produite. Et il faut éviter qu’une autre crise succède à la première. Pour se faire, votre véto administrera très certainement des anti-convulsivants à votre compagnon, l’examinera sous tous les angles, réalisera un examen neurologique approfondi et lui fera probablement des examens complémentaires (prise de sang et analyses diverses).