Tag Archives: identification

Un cas de rage canine en Espagne relance le débat sur l’utilité de respecter les formalités d’importation des carnivores domestiques

17 Juil

Un cas de rage sur un chien en Espagne a été confirmé fin du mois de juin dernier.

Dans la région de Tolède, en Espagne, un chien, ramené illégalement du Maroc, a approché et mordu plusieurs personnes (dont un enfant de 2 ans, grièvement) avant d’être confirmé comme porteur de la rage. Il a ensuite été euthanasié.

Les autorités espagnoles ont lancé une alerte dans les régions où cet animal a transité. Les zones concernées sont les suivantes : un périmètre de 20 km autour de Tolède, la ville de Monzon, province de Huesca en Aragon, les provinces et les villes de Barcelone et Gérone en Catalogne. Des animaux pourraient de nouveau avoir été contaminés dans ces zones, alors que la rage avait été éliminée d’Espagne depuis 1978.

Le risque d’exposition remonte en fait au 1er mai 2013 et les personnes qui ont été victimes de morsures (par tout animal, pas uniquement des chiens) depuis cette date dans les zones citées, qu’elles soient restées en Espagne ou retournées dans leur pays d’origine, sont invitées à consulter.

Comme il est très compliqué dans ce cas précis de savoir quels animaux ont été en contact avec le chien atteint de la rage (car ce chien est resté – porteur de la rage – environ 2 mois sur le territoire espagnol), l’Espagne n’est donc plus considérée à ce jour comme un pays indemne de rage canine.

L’occasion pour moi de vous rappeler la législation en vigueur…

Je me permets de rappeler à chacun d’entre vous l’utilité de l’identification et du vaccin rage.

Oui, effectivement, la rage ne court pas les rues en France, ça se saurait si c’était le cas. Mais lors de l’émergence d’un cas de rage importé d’un pays étranger, avec un peu de malchance, si votre animal a été en contact avec le cas suspect et qu’il n’est pas identifié ni vacciné, la législation oblige son euthanasie. Alors qu’il sera simplement surveillé si il l’est.

A bon entendeur, donc…

Ce cas permet également de rappeler que les formalités douanières d’importation d’animaux ne sont pas inutiles et faites uniquement pour vous enquiquiner, loin de là!

Pour importer un chien en France (comme en Espagne!) depuis un pays non-indemne de rage comme le Maroc, ce chien doit être identifié, vacciné contre la rage, et doit subir une prise de sang de recherche d’anticorps contre la rage par un laboratoire d’Etat agréé, prouvant un taux suffisant justifiant sa vaccination correcte. Les contrôles de rigueur n’ont donc pas été effectués sur ce chien dans ce cas précis.

Alors oui, bien sûr, si vous voyagez à l’étranger avec votre compagnon, vous savez que vous devez le faire vacciner contre la rage. Le passeport, la puce électronique, tout ça, vous le savez.

Mais si votre animal vit tranquillement dans votre appartement, vous vous dites que question rage, vous êtes plutôt peinard. Et vous n’avez pas vraiment tort, … SAUF QUE!

La France est indemne de rage vulpine (de renard) depuis 1998. Et de rage canine depuis 2001. C’est à dire qu’aucun cas de rage franco-français n’y a été déclaré depuis ces dates.

Oh oui, il y a bien quelques cas sporadiques qui affolent la presse. Mais il s’agit à chaque fois de cas de rage d’animaux importés de l’étranger. Comme ce dernier cas en Vendée, dont je vous avais parlé ici.

 

Rapport World Health Organization 2012 : risque de rage en fonction des pays

Rapport World Health Organization 2012 : risque de rage en fonction des pays

 

Alors pourquoi faire vacciner son animal contre la rage s’il n’y a plus de rage en France?? 

Je reprends donc le dernier cas de rage canine sporadique en France : de ce chiot ramené du Maroc en Vendée en août 2011.

Le chiot importé de l’étranger et porteur de la rage a été diagnostiqué rapidement par un vétérinaire.

Les personnes ayant été en contact avec cet animal ont toutes été traitées préventivement. Car le vaccin contre la rage est préventif mais aussi curatif si il est pratiqué précocement après la morsure ou le léchage d’une plaie ouverte par un animal enragé.

Les animaux ayant été en contact avec l’animal enragé ont été divisé en deux groupes : ceux vaccinés (et identifiés) et ceux non vaccinés contre la rage. Les animaux vaccinés (et identifiés, par tatouage ou puce électronique) ont été placé sous surveillance vétérinaire. Une fois l’épidémiosurveillance assurée, ces animaux ont continué leur petite vie comme si rien ne s’était passé.

Les animaux non vaccinés (ou non identifiés) ont été tout simplement euthanasiés.

En France, en matière de santé publique, on applique la technique du risque zéro. Et je pense sincèrement qu’il s’agit de la bonne formule.

Vous l’aurez donc compris, vacciner votre chien, votre chat ou votre furet contre la rage sert tout simplement à le protéger. Et à vous protéger vous et votre entourage.

Donc même si votre chien, votre chat, ou votre furet vit dans notre belle ville et qu’il ne quitte jamais Paris, « on ne sait jamais »!

Le B.A.-BA est donc celui ci : chien, chat, furet, même combat! :

On le fait identifier (car si il n’est pas identifié et qu’il a été en contact avec un animal importé suspect de rage et qu’il n’est pas identifié, il sera aussi euthanasié) par microchip (le tatouage, c’est so 2010 : totalement révolu)

– Votre vétérinaire vous fournit un passeport pour votre animal (car vous l’avez fait identifier)

On le fait vacciner contre la rage (et contre toutes les autres maladies dont la prophylaxie peut être assurée par leur vaccination) et le vétérinaire l’annote dans le passeport

 

Voici en lien, la page internet du Ministère de la Santé qui explique les différentes modalités à remplir pour l’importation d’animaux depuis des pays extérieurs à l’Union Européenne : ICI.

Bon à savoir … Les obligations légales en 2013

4 Mar

En parcourant ce matin ma presse professionnelle (comment je me la pète là, non?), je suis tombée (sans me faire mal, je vous rassure) sur un article dans le revue de l’Ordre des Médecins Vétérinaires à propos des « obligations réglementaires en 2013 pour les animaux de compagnie ».

Et je pense qu’il est bon de partager avec vous l’essentiel du contenu de cet article.

En quelques mots, cet article rappelle tout ce qui est obligatoire (donc punissable par la loi si ce n’est pas respecté) de faire en matière d’animaux de compagnie.

interdit

Il est donc tout d’abord obligatoire d’identifier (par puce ou tatouage pour la France, par contre seule la puce est reconnue pour sortir du territoire français) :

– tout chat de plus de 7 mois et nés après le 1er janvier 2012

– tout chien de plus de 4 mois né après le 1er janvier 1999

 

Les certificats de vaccination antirabique doivent uniquement être apposés dans les passeports européens.

 

Si l’animal n’est pas identifié, on ne lui délivre pas de passeport européen (et donc, on pourra pas le vacciner officiellement contre la rage).

 

La prise de sang sérologie rage n’est plus nécessaire pour voyager avec son animal en Angleterre.

 

Lorsqu’on voyage à l’étranger avec plus de 5 animaux carnivores domestiques, ce déplacement est considéré comme commercial. En plus du fait que ces animaux doivent être pucés, vaccinés contre la rage et munis d’un passeport, il faut effectuer d’autres formalités. Pour chaque animal, un certificat de bonne santé doit être réalisé par le vétérinaire dans les 24h avant le départ (et renseigné dans la rubrique IX du passeport) mais il faut également un certificat de mouvement, que vous devrez obtenir à la DDPP, et qui sera valide 4 mois.

 

Lors de la cession d’un chien (que vous achetez ou même si l’on vous donne un chien), un certificat vétérinaire est obligatoire.

 

Lors de toute vente d’un chat par un particulier, un certificat vétérinaire de bonne santé datant de moins de 5 jours avant l’achat est obligatoire.

 

Les propriétaires de chiens de première ou deuxième catégorie doivent être titulaires d’un permis de détention. De plus, une évaluation comportementale du chien par un vétérinaire agréé (liste disponible auprès de la DDPP) est également obligatoire.

 

Tout chien ayant mordu une personne doit légalement faire l’objet d’une évaluation comportementale par un vétérinaire agréé (inscrit sur la liste départementale, disponible auprès de la DDPP).

 

L’otectomie (coupe d’oreille) est interdite par la loi, en France. Les autres chirurgies non curatives le sont également, à l’exception de la stérilisation (of course!) et de la caudectomie (elle doit cependant être réalisée dans les 10 premiers jours du chiot).

 

Article inspiré par la Revue de l’Ordre des Vétérinaires, numéro 49, février 2013, pages 13-16

Pétition contre le « plan chat » de la ministre belge Laurette Onkelinx

20 Août

Bon, ok, Vet and the City est, à la base, un blog parisien écrit par une véto belge (HAAAAANNN! Noooooonnn!! Vous êtes grave déçus hein!) ;-)

Mais je sais que ce blog est suivi (merci les stats wordpress!) en Belgique, au Canada, en Tunisie, bref, dans beaucoup d’autres pays francophones! (d’ailleurs : « salut mes compatriotes! salut les québécois! salut les tunisiens! »).

Et puis, la Belgique, c’est l’Europe, donc on se mobilise TOUS contre les conneries des dirigents étrangers!

Oui, ok, bon, je l’avoue, déjà, Laurette Onkelinx, elle a toujours été dans mon collimateur, je n’ai jamais pu la blairer. « Délit de sale gueule », certainement, ou de vilaine coupe de cheveux? Ou alors ça a rapport avec ce prénom improbable? Ou ce K et ce X dans le même nom de famille qui m’ont toujours cassé les pieds? Ou sa manière de crocheter les doigts quand elle s’exprime en secouant la tête? Ou peut être que que je l’ai toujours considéré comme un problème politique belge à elle toute seule? Ou tout cela à la fois? Allez savoir!

Bref, ladies and gentlemen, amis français, Dame Laurette, la voici, la voilà, sous vos applaudissements, merci pour elle! En Belgique, elle ne reçoit que des jets de moules avariées et de frites pourries (du moins je l’espère) :

 

 

Et qu’est ce qu’elle a ENCORE fait, la Laurette, pour me faire dresser le poil?

Hé bien Madame la Ministre Laurette Onkelinx, parce que elle est Ministre, la dame, quand même, a annoncé en juin dans la presse un « plan pluriannuel de stérilisation de tous les chats ». Oui, elle veut imposer la stérilisation obligatoire et systématique de tous les chats! Rien que ça! Elle compte donc enrayer de cette sorte la surpopulation belge de chats. Après discussion avec les associations de protection animale, la solution (moins radicale) qui a été retenue par notre Laurette, serait de faire stériliser tous les chats sauf ceux des éleveurs destinés à la reproduction.

Alors, oui, il faut pousser les gens à faire stériliser leur chat (quand il n’est pas destiné à la repro) afin de limiter les naissances et permettre de gérer la croissance exponentielle de la population féline, je l’ai toujours dit.

Mais ce n’est pas de cette manière que le problème sera enrayé.

 

Selon moi (comme selon la SAVAB, Small Animal Veterinary Association Belgium), il faut un peu se calmer et prendre le problème dans le bon sens.

 

Il faudrait rendre obligatoire :

l’identification de tous les chats (comme c’est déjà le cas en France) afin de limiter les abandons intempestifs

la stérilisation de tous les chats de refuge (ou adoptés dans un refuge) et de tous les chats errants

 

Mais il ne faut pas obliger les gens à stériliser tous les chats domestiques, car cela :

– n’est pas une solution en soi si l’identification n’est pas obligatoire

– éradiquerait la race européenne

– aurait un impact financier considérable

– est contraire à la liberté individuelle

 

Donc : ok pour sensibiliser à la stérilisation et punir lourdement et légalement les gens qui abandonnent leurs animaux mais cela ne sert à rien si l’identification n’est pas rendue obligatoire. Et quid de la protection raciale des chats? Et quid de la liberté individuelle des propriétaires?

 

Voilà, pour signer la pétition contre ce projet de loi 100% opportuniste (notez que les élections communales et provinciales auront lieu en octobre 2012 en Belgique, et que Dame Laurette est candidate dans une grosse commune de Bruxelles, oh benh dis donc, quel hasard!) et irréfléchie, c’est par ICI. Je compte sur vous tous et toutes pour la signer si vous partagez mon avis, même si vous ne vivez pas en Belgique. Car plus on est de fous …

 

Merci, Dame Laurette, de votre compréhension. Cordialement. Bien à vous.

Accueillir un chaton … Le début d’une belle aventure!

16 Juin

Petit article compilation de choses que j’ai déjà écrites, dédicace pour Nanette, du blog Les humeurs de Nanette, qui pépare actuellement le terrain pour commencer une belle et longue histoire avec un petit nouveau venu dans la famille…

————

Ca y’est, cela fait des mois que vous en discutez en famille et là, vous vous êtes décidé : vous allez accueillir un chaton!

Pour que tout se passe le mieux possible, rien de tel que de préparer son arrivée.

Quelques petits conseils au préalable…

Il faut d’abord savoir qu’on adopte en moyenne un chaton vers l’âge de 2-3 mois. En tous cas, pas avant l’âge de 8 semaines, car il ne serait pas sevré.

Mâle ou femelle ? Peu importe! On a tendance à dire qu’un mâle est en général plus calme qu’une femelle mais il n’y a pas de règle absolue.

Choisissez son petit nom!

Soit vous aurez un coup de cœur pour un nom, soit vous trouverez son nom dans la liste des noms commençant par la lettre de l’année, à savoir le “H” pour 2012.

;

Comment l’accueillir en douceur ?

Je vous recommande vivement de brancher, une semaine avant l’arrivée du chaton dans son nouveau « home sweet home », un diffuseur de phéromones apaisantes. Il s’agit de substances totalement inodores pour nous mais captées par les récepteurs olfactifs du chat et qui créent un environnement rassurant et sécurisant pour lui.

S’il y a déjà d’autres animaux à la maison, ne brusquez rien et prenez le temps de faire les présentations…

Le chat étant un animal territorial, l’arrivée d’un nouvel individu peut perturber l’équilibre de votre premier chat. Alors, préparez le terrain : en plus du diffuseur de phéromones, vous pouvez également utiliser un spray de phéromones faciales. On en pulvérise dans nos mains, et on applique ensuite nos mains sur l’un des deux chats, sur les flancs et la face. Ensuite on fait de même avec l’autre chat, avant de les présenter l’un à l’autre. Demandez pour se faire conseil à votre vétérinaire!

Si vous possédez un chien, vous pouvez de manière identique appliquer des phéromones faciales sur les flancs du chien, la face et les pattes, à hauteur du chaton.

Quel « matériel » faut-il prévoir ?

Prévoyez, bien sûr, un bac à litière, que vous placerez dans un endroit calme et éloigné de son lieu de couchage et de ses gamelles. Car un chat déteste manger-dormir-faire ses besoin dans un périmètre trop rapproché. Vous serez surpris de voir à quel point un chaton est rapidement propre!

Achetez lui un griffoir et un panier confortable (qui doit être placé dans un endroit fixe et au calme). Un chaton dort environ 16 heures par jour. Durant ses périodes de repos, expliquez à tout le monde à la maison (et surtout aux enfants) qu’il ne faut pas le déranger. Le reste du temps, il joue ou fera sa toilette.

Le jeu d’un chaton mime des simulations de scènes de chasse. Il est donc indispensable de lui fournir des jouets, qu’il utilisera comme “proies”.

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les nœuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Demandez à votre vétérinaire lors de votre première visite de vous conseiller un nettoyant pour les oreilles et pour les yeux de votre nouveau compagnon, afin de les maintenir propres.

Comment « l’éduquer » ?

Dès le départ, fixez les limites : ne laissez pas un chaton vous mordiller ou faire mine de vous attaquer. Ce qui peut paraître très mignon lorsqu’il est chaton peut s’avérer bien plus gênant lorsqu’il aura atteint l’âge adulte. Pour ce faire, verbalisez un “NON” bien senti, cessez immédiatement le jeu et si il ne se calme pas, isolez le momentanément dans une autre pièce. La meilleure façon de lui apprendre les règles reste la récompense : une croquette ou une caresse lorsqu’il a un bon comportement. Et ne le réprimandez que si vous le prenez sur le fait. Plus tard … c’est trop tard!

Comment le nourrir ?

Nourrissez votre chaton à volonté avec des croquettes spéciales croissance. Vous pouvez également agrémenter son alimentation de boites ou de sachets fraicheurs toujours adaptés aux chats en croissance. Soyez conscients qu’une bonne alimentation est primordiale dès le plus jeune âge. Votre vétérinaire vous conseillera volontiers l’alimentation qu’il estime la plus adaptée aux besoins de votre chaton en fonction de votre et de son rythme de vie… Et halte aux idées reçues : cela ne coute pas plus cher de nourrir son chat avec des aliments de qualité, complets et équilibrés!

Le chat n’est pas un grand buveur, surtout si on le nourrit avec une alimentation humide. Proposez lui cependant de l’eau à volonté dans un bol et ne vous étonnez pas qu’il demande à boire au robinet du lavabo. C’est nettement plus amusant! Evitez par contre de lui donner du lait de vache, qui provoque souvent des diarrhées.

Quels soins doit-on lui prodiguer ?

L’identification.

Un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Tout simplement parce que c’est obligatoire. De plus, identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat et son carnet de santé.

Les vaccins et les tests sanguins.

Je conseille systématiquement de faire tester les chatons pour le FIV et FeLV (deux virus immunosuppresseurs). Pour ce faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza (combiné ou non à la chlamydiose), même s’il ne sort jamais et ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également de faire vacciner le chat contre la rage, même s’il ne sort jamais. C’est un principe de précaution pour le protéger.

Le vaccin contre la leucose (si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats) peut être mis de côté. Par contre si le chat sort, ce vaccin devient indispensable !

Les vermifuges.

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les
mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat sort ou est en contact avec de jeunes enfants, on le vermifugera au minimum 4 fois par an.

Les antiparasitaires.

Traitez systématiquement votre chaton tout au long de sa vie contre les puces, même s’il ne sort jamais.

La stérilisation.

Un chat neuilléen, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatibles avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans “sauts d’humeur”, beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … ! Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

La visite annuelle chez le vétérinaire

Le chat d’intérieur nécessite au moins une visite annuelle chez son vétérinaire, ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels. Ce sera l’occasion pour votre vétérinaire de vous conseiller individuellement des soins complémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

Bon, benh, vous savez ce qu’il vous reste à faire (c’est juste là, en dessous) …

Voilà, vous savez tout! (ou presque!)

Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre nouveau compagnon et une belle et longue vie ensemble !

Le chat parisien, un chat d’intérieur : quels soins doit-on lui prodiguer?

8 Mar

« Mon chat ne sort jamais, Docteur, donc, non, je ne le fais pas vacciner car ça ne sert à rien » … « et je ne le vermifuge jamais, non plus » … « mais non, vu qu’il ne sort pas, il ne risque rien« , …

C’est de plus en plus rare mais j’entends encore ce type de discours.

Sous prétexte que le chat parisien, chat 100% d’appartement (mi-tête de lit, mi-canapé) ne sorte pas, on s’imagine parfois qu’il ne nécessite aucun soin de santé.

C’est faux!

Enfin, ce serait vrai pour un chat vivant sous cloche, mais là nous parlons d’un chat, qui ne sort pas, certes, qui n’est pas en contact direct avec d’autres animaux, re-certes, mais vous, vous sortez et vous rentrez chez vous, vous ouvrez vos fenêtres, parfois (enfin j’espère)…

Bref, votre chat peut quand même être en danger.

 

Quels soins doit-on prodiguer à un chat d’appartement, qui ne sort jamais de chez lui? Voilà la qestion à laquelle je vais tenter de répondre dans cet article.

L’IDENTIFICATION

Alors, tout d’abord, un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Hé bien tout simplement parce que c’est obligatoire. Et qu’en suite : identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat.

LES VACCINS ET TESTS SANGUINS

Je conseille généralement à mes clients de faire tester leur chat FIV et FeLV. Pour se faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera (en règle générale) un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza, même s’il ne sort jamais! Et même s’il ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également à mes clients de faire vacciner leur chat contre la rage, même s’il ne sort jamais.

Pourquoi? Alors là je vous renvoie à cet article que j’ai écrit précédemment et qui vous convaincra, je l’espère.

Le vaccin contre la leucose, si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats peut clairement être mis de côté.

LES VERMIFUGES

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat est en contact avec de jeunes enfants, on vermifugera le chat au minimum 4 fois par an.

LA STERILISATION

Un chat parisien, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatible avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans « sauts d’humeur », beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … peu agréable. Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

L’ALIMENTATION – LA GESTION DU SURPOIDS

Un chat d’intérieur est prédisposé à l’obésité de part sa sédentarité et un manque fréquent d’exercice. Le chat de ville mange plus que ses besoins journaliers car il peut parfois s’ennuyer.

Si votre chat a tendance à être « rondouillard », il existe chez votre véto, des aliments spécialement conçus pour la réduction pondérale de votre chat : ces aliments sont pauvres en calories, tout en comblant ses besoins nutritionnels journaliers. Vous pouvez également augmenter son exercice progressivement en le faisant jouer. Vous pouvez par exemple utiliser un laser (une sorte de petite lampe de poche que vous pouvez vous procurer en animalerie), dont il va s’amuser à courser le faisceau lumineux sur le sol. Vous pouvez également utiliser un Pipolino, ou un Aikiou comme distributeur de croquettes.

LES SOINS DIVERS

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les noeuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Si le chat a tendance à vomir régulièrement des boules de poils qu’il n’arrive pas à digérer, on lui donnera des compléments alimentaires appétents sous forme de pâte orale (Catmalt®, Savorial®, …) qui favoriseront l’élimination des poils au fur et à mesure par les voies naturelles.

LA VISITE ANNUELLE CHEZ LE VETERINAIRE

Ensuite, comme on a bien appliqué tout ce que je viens de dire, et vu que le chat d’intérieur a bien mérité une visite annuelle de santé chez son vétérinaire préféré (ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels), votre vétérinaire vous conseillera dans les soins supplémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

 

Car ce n’est pas parce que un chat vit en intérieur qu’il doit être laissé pour compte!

Parce qu'il le VEAU bien!

Parce qu'il le VEAU bien!