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Le B.A.-BA de l’éducation du chiot : la propreté

14 Jan

Lupin, mon éternel chien d’amour, j’avais oublié à quel point l’apprentissage de la propreté était chi***!! 

Lola nous en fait bien voir, tu sais! 

Enfin, elle est arrivée chez nous dimanche dernier et elle a déjà assimilé la laisse et compris que les pipis, c’était dehors. Mais bon, les cacas, c’est généralement sur le circuit de voiture de notre grand garçon, dans le salon, qu’elle les pose…

Je pense que je manque juste de patience parce qu’on est sur la bonne voie à à peine 9 semaines … Surtout que Lola vient d’un élevage familial où les chiots faisaient leurs besoins à l’intérieur, dans de la litière, et que nous devons donc tout reprendre à zéro!
 

3615 code tête d’innocente , bonjouuuur

 

Combien de mes clients me disent (sans oser trop l’avouer) que leur chien est malpropre, même à l’âge adulte? Pipis, cacas, … l’un ou l’autre, voire l’un ET l’autre, … encore et toujours à l’intérieur! Que ce soit sur une alèse dans un coin de la cuisine ou un peu partout dans l’appartement, c’est un réel problème au quotidien.

Voici une méthode infaillible pour parvenir à ses fins! Testée et approuvée depuis 4 jours avec Miss Tête de Mule!

Une des principales causes de malpropreté du chiot (et du chien adulte par la suite!) est que cet apprentissage est régulièrement commencé trop tard : les maîtres refusent de sortir leur chiot avant la fin des vaccinations, sous prétexte du risque de transmissions de maladie. GRAVE ERREUR! C’est une idée non fondée. Et la majeure partie des vétérinaires ne la prônent plus du tout de nos jours. En effet, les maîtres du chiot sortent, eux, et peuvent tout aussi bien être porteurs de virus et les ramener à la maison. Ce n’est donc pas en gardant votre chiot à l’intérieur jusqu’à la fin de ses vaccins qu’il sera protégé ! Bien évidemment, essayez de l’emmener faire ses besoins dans des endroits le plus propre possible et non là où des centaines de chiens au mètre carré font quotidiennement leurs besoins.

A partir de quand?

Commencez l’apprentissage de la propreté dès l’âge de 7-8 semaines quand le chiot arrive chez vous (au moment de sa primo-vaccination). Il est certain qu’à cet âge là, sa continence sera limitée. Il y aura régulièrement des accidents. Mais à l’âge de 4 mois, ses sphincters seront suffisamment compétents pour qu’il vous demande de sortir. Et lorsqu’il demandera, cela signifiera que la propreté est acquise !
 

Comment procéder ?

Sortez votre chiot le plus souvent possible, en laisse. Évidemment, au départ, les sortie seront plus basées sur l’apprentissage de l’extérieur et du collier et de la laisse qu’autre chose… Le chiot se pose, assis, et n’ose pas avancer. Accroupissez vous devant lui, à environ 1 mètre de distance et appelez le de votre voix la plus gnagnan possible, et dans les tonalités aiguës (« ouiiiiiii viennnnns Lolaaa! C’est bieeeennnnnn!! ») : le but étant de mettre le chiot en confiance (et de passer pour une débile profonde aux yeux de vos voisins).

N’imaginez pas apprendre la propreté à votre chiot en le laissant se soulager à sa guise dans votre jardin car le réel apprentissage nécessite une participation active de votre part, et vous allez rapidement comprendre pourquoi.

Il est tout à fait illusoire de demander à un chiot de moins de 4 mois de se contenir plus de 6 heures d’affilée. Sortez le donc au minimum 4-5 fois par jour avant cet âge. Plus, c’est encore mieux !

Après chaque émission d’urines ou de matières fécales, félicitez-le systématiquement et immédiatement (caresses, friandise, ton de la voix, les aigus, le gnagnan, toussa, cfr ci-dessus, …).

Si un accident survient et que le chiot fait ses besoins à l’intérieur, vous ne pouvez le gronder que si vous le prenez sur le fait. Si c’est le cas, verbalisez un « Non ! » (ton plutôt sec et dans les graves, tel un aboiement) afin d’interrompre l’émission en cours et sortez le immédiatement pour ensuite le féliciter lorsqu’il aura fait dehors.

Si vous ne le surprenez pas « entrain de faire » … c’est trop tard ! Cela ne sert plus à rien de le gronder, ni de lui « mettre le nez dedans ».
Si vous rentrez chez vous et que le chien s’est soulagé en votre absence, la seule chose à faire est de l’isoler dans une autre pièce et de nettoyer … sans le gronder.
Car si vous le grondez sans l’avoir pris sur le fait, il comprendra que vous le grondez d’avoir fait ses besoins, certes, mais n’associera pas cela avec le fait de les avoir faits à l’intérieur. Il n’osera donc plus faire ses besoins en votre présence de peur de vous déplaire (et donc, ne fera plus rien à vos côtés lorsque vous le sortez). Il ira donc se cacher (derrière le canapé, sous une commode, derrière les rideaux, …) pour se soulager, voire se mettra à devenir coprophage (manger ses selles) afin de faire disparaître « l’objet du délit ».
 

Et si je lui apprends à faire sur un journal?

La méthode dite « du journal » peut encore être décrite car elle va dans le même sens que celle précédemment expliquée, tout en rajoutant une étape.
A savoir que l’on récompense le chiot qui fait ses besoins sur un journal (ou une alèse), de manière immédiate et systématique.
Le journal sera petit à petit ramené vers la porte d’entrée de l’appartement, pour ensuite être supprimé. Le chiot pleurera donc à la porte pour exprimer son envie de sortir. Une fois que ce comportement est acquis, on apprend au chiot à faire dehors sur le journal pour petit à petit lui apprendre à faire dehors tout court, sans journal.
Le « risque » de cette méthode est que le chien soit définitivement conditionné au journal, ou à faire ses besoins à l’intérieur à l’endroit où était placé le journal.

Pour Lola, par exemple, nous utilisons la méthode du « dehors uniquement autorisé » parce que selon moi, l’autoriser à faire sur un journal dedans, c’est l’autoriser à faire quand même dedans!
Voilà! La suite de nos aventures au prochain article! :)
 

« Mon chien n’obéit pas », un livre approuvé par Vet and the City

30 Oct

Gérard Muller est vétérinaire. Il est comportementaliste diplômé des Ecoles Vétérinaires françaises et diplomate et « full member » du ECVB-CA (European College of Veterinary Behaviorists for Companion Animals, autrement dit : il est spécialiste européen des troubles du comportement des animaux de compagnie). Il est aussi président d’honneur de Zoopsy.

Gérard Muller est également vétérinaire « généraliste » : il pratique quotidiennement la médecine et la chirurgie des animaux de compagnie.

Cette « double casquette » lui permet de jongler entre la médecine classique et la médecine comportementale, ce qui fait de lui quelqu’un de très pédagogue et proche des gens.

Je le connais bien : il a été mon employeur à Lille durant deux années. J’ai eu la chance d’apprendre tout ce que je sais du comportement animal à ses côtés. Je peux donc vous le présenter et vous conseiller son dernier opus en toute connaissance de cause.

(J’en profite d’ailleurs pour lui faire un coucou, faire un calin à You2, et embrasser ses supers ASV, Sandrine et Estelle, avec qui j’ai adoré travailler!)

 

Son dernier ouvrage, le voici, le voilà :

 

mon chien

 

Votre chien fait la sourde oreille lorsque vous le sifflez ? Il confond paillasson et urinoir ? Il délaisse son panier au profit du canapé ? Il a pris l’habitude de quémander à table même lorsque vous recevez des amis ?

Le sommaire du livre :

1. Mon chien n’est toujours pas propre
2. Mon chien comprend tout mais n’obéit jamais
3. Mon chien a des résultats faibles
4. Mon chien ne revient pas quand on le rappelle
5. Mon chien se met en danger
6. Mon chien a pris le leadership à la maison
7. Mon chien est hyperactif
8. Mon vieux chien fait la sourde oreille

 

Bref : des conseils et des principes à suivre pour obtenir l’obéissance de son chien. Des clés pour décrypter ce qui se passe dans sa tête lorsqu’il désobéit et des « trucs et astuces » accessibles pour obtenir un comportement parfait ou presque … digne d’un Lupin! ;-)

 

Prix de vente conseillé : 10€, dans toutes les librairies en ligne : Fnac, Furet du Nord, Amazon, etc

Comment apprendre la propreté à mon chiot?

8 Nov

Combien de mes clients citadins me disent (sans oser trop l’avouer) que votre chien est malpropre, même à l’âge adulte? Pipis, cacas, … l’un ou l’autre, voire l’un et l’autre, … encore et toujours à l’intérieur! Que ce soit sur une alèse dans un coin de la cuisine ou un peu partout dans l’appartement, c’est un réel problème au quotidien.

Voici une méthode (quasi) infaillible pour parvenir à ses fins!

Une des principales causes de malpropreté du chiot (et du chien adulte par la suite!) est que cet apprentissage est régulièrement commencé trop tard. Les maîtres refusent de sortir leur chiot avant la fin des vaccinations, sous prétexte du risque de transmissions de maladie. C’est une idée non fondée. Et la majeure partie des vétérinaires ne la prônent plus du tout de nos jours. En effet, les maîtres du chiot sortent, eux, et peuvent tout aussi bien être porteurs de virus et les ramener à la maison.

Ce n’est donc pas en gardant votre chiot à l’intérieur jusqu’à la fin de ses vaccins qu’il sera protégé ! Bien évidemment, essayez de l’emmener faire ses besoins dans des endroits le plus propre possible et non là où des centaines de chiens au mètre carré font quotidiennement leurs besoins.

A partir de quand?

Commencez l’apprentissage de la propreté dès l’âge de 7-8 semaines quand le chiot arrive chez vous (au moment de sa primo-vaccination). Il est certain qu’à cet âge là, sa continence sera limitée. Il y aura régulièrement des accidents. Mais à l’âge de 4 mois, ses sphincters seront suffisamment compétents pour qu’il vous demande de sortir. Et lorsqu’il demandera, cela signifiera que la propreté est acquise !

 

 

Comment procéder ?

Sortez votre chiot le plus souvent possible, en laisse. N’imaginez pas apprendre la propreté à votre chiot en le laissant se soulager à sa guise dans votre jardin car le réel apprentissage nécessite une participation active de votre part, et vous allez rapidement comprendre pourquoi.

Il est tout à fait illusoire de demander à un chiot de moins de 4 mois de se contenir plus de 6 heures d’affilée. Sortez le donc au minimum 4-5 fois par jour avant cet âge. Plus, c’est encore mieux !

Après chaque émission d’urines ou de matières fécales, félicitez-le systématiquement et immédiatement (caresses, friandise, ton de la voix, …).

Si un accident survient et que le chiot fait ses besoins à l’intérieur, vous ne pouvez le gronder que si vous le prenez sur le fait. Si c’est le cas, verbalisez un « non ! » afin d’interrompre l’émission en cours et sortez le immédiatement pour ensuite le féliciter lorsqu’il aura fait dehors.

Si vous ne le surprenez pas « entrain de faire », c’est trop tard ! Cela ne sert plus à rien de le gronder, ni de lui « mettre le nez dedans ».

Si vous rentrez chez vous et que le chien s’est soulagé en votre absence, la seule chose à faire est de l’isoler dans une autre pièce et de nettoyer … sans le gronder.

Car si vous le grondez sans l’avoir pris sur le fait, il comprendra que vous le grondez d’avoir fait ses besoins, certes, mais n’associera pas cela avec le fait de les avoir faits à l’intérieur. Il n’osera donc plus faire ses besoins en votre présence de peur de vous déplaire (et donc, ne fera plus rien à vos côtés lorsque vous le sortez). Il ira donc se cacher (derrière le canapé, sous une commode, derrière les rideaux, …) pour se soulager, voire se mettra à devenir coprophage (manger ses selles) afin de faire disparaître « l’objet du délit ».

 

 

Et si je lui apprends à faire sur un journal?

La méthode dite « du journal » peut encore être décrite car elle va dans le même sens que celle précédemment expliquée, tout en rajoutant une étape.

A savoir que l’on récompense le chiot qui fait ses besoins sur un journal (ou une alèse), de manière immédiate et systématique.

Le journal sera petit à petit ramené vers la porte d’entrée de l’appartement, pour ensuite être supprimé. Le chiot pleurera donc à la porte pour exprimer son envie de sortir. Une fois que ce comportement est acquis, on apprend au chiot à faire dehors sur le journal pour petit à petit lui apprendre à faire dehors tout court, sans journal.

Le « risque » de cette méthode est que le chien soit définitivement conditionné au journal, ou à faire ses besoins à l’intérieur à l’endroit où était placé le journal.

 

GOOD DOG!! :-)

Accueillir un chaton … Le début d’une belle aventure!

16 Juin

Petit article compilation de choses que j’ai déjà écrites, dédicace pour Nanette, du blog Les humeurs de Nanette, qui pépare actuellement le terrain pour commencer une belle et longue histoire avec un petit nouveau venu dans la famille…

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Ca y’est, cela fait des mois que vous en discutez en famille et là, vous vous êtes décidé : vous allez accueillir un chaton!

Pour que tout se passe le mieux possible, rien de tel que de préparer son arrivée.

Quelques petits conseils au préalable…

Il faut d’abord savoir qu’on adopte en moyenne un chaton vers l’âge de 2-3 mois. En tous cas, pas avant l’âge de 8 semaines, car il ne serait pas sevré.

Mâle ou femelle ? Peu importe! On a tendance à dire qu’un mâle est en général plus calme qu’une femelle mais il n’y a pas de règle absolue.

Choisissez son petit nom!

Soit vous aurez un coup de cœur pour un nom, soit vous trouverez son nom dans la liste des noms commençant par la lettre de l’année, à savoir le “H” pour 2012.

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Comment l’accueillir en douceur ?

Je vous recommande vivement de brancher, une semaine avant l’arrivée du chaton dans son nouveau « home sweet home », un diffuseur de phéromones apaisantes. Il s’agit de substances totalement inodores pour nous mais captées par les récepteurs olfactifs du chat et qui créent un environnement rassurant et sécurisant pour lui.

S’il y a déjà d’autres animaux à la maison, ne brusquez rien et prenez le temps de faire les présentations…

Le chat étant un animal territorial, l’arrivée d’un nouvel individu peut perturber l’équilibre de votre premier chat. Alors, préparez le terrain : en plus du diffuseur de phéromones, vous pouvez également utiliser un spray de phéromones faciales. On en pulvérise dans nos mains, et on applique ensuite nos mains sur l’un des deux chats, sur les flancs et la face. Ensuite on fait de même avec l’autre chat, avant de les présenter l’un à l’autre. Demandez pour se faire conseil à votre vétérinaire!

Si vous possédez un chien, vous pouvez de manière identique appliquer des phéromones faciales sur les flancs du chien, la face et les pattes, à hauteur du chaton.

Quel « matériel » faut-il prévoir ?

Prévoyez, bien sûr, un bac à litière, que vous placerez dans un endroit calme et éloigné de son lieu de couchage et de ses gamelles. Car un chat déteste manger-dormir-faire ses besoin dans un périmètre trop rapproché. Vous serez surpris de voir à quel point un chaton est rapidement propre!

Achetez lui un griffoir et un panier confortable (qui doit être placé dans un endroit fixe et au calme). Un chaton dort environ 16 heures par jour. Durant ses périodes de repos, expliquez à tout le monde à la maison (et surtout aux enfants) qu’il ne faut pas le déranger. Le reste du temps, il joue ou fera sa toilette.

Le jeu d’un chaton mime des simulations de scènes de chasse. Il est donc indispensable de lui fournir des jouets, qu’il utilisera comme “proies”.

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les nœuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Demandez à votre vétérinaire lors de votre première visite de vous conseiller un nettoyant pour les oreilles et pour les yeux de votre nouveau compagnon, afin de les maintenir propres.

Comment « l’éduquer » ?

Dès le départ, fixez les limites : ne laissez pas un chaton vous mordiller ou faire mine de vous attaquer. Ce qui peut paraître très mignon lorsqu’il est chaton peut s’avérer bien plus gênant lorsqu’il aura atteint l’âge adulte. Pour ce faire, verbalisez un “NON” bien senti, cessez immédiatement le jeu et si il ne se calme pas, isolez le momentanément dans une autre pièce. La meilleure façon de lui apprendre les règles reste la récompense : une croquette ou une caresse lorsqu’il a un bon comportement. Et ne le réprimandez que si vous le prenez sur le fait. Plus tard … c’est trop tard!

Comment le nourrir ?

Nourrissez votre chaton à volonté avec des croquettes spéciales croissance. Vous pouvez également agrémenter son alimentation de boites ou de sachets fraicheurs toujours adaptés aux chats en croissance. Soyez conscients qu’une bonne alimentation est primordiale dès le plus jeune âge. Votre vétérinaire vous conseillera volontiers l’alimentation qu’il estime la plus adaptée aux besoins de votre chaton en fonction de votre et de son rythme de vie… Et halte aux idées reçues : cela ne coute pas plus cher de nourrir son chat avec des aliments de qualité, complets et équilibrés!

Le chat n’est pas un grand buveur, surtout si on le nourrit avec une alimentation humide. Proposez lui cependant de l’eau à volonté dans un bol et ne vous étonnez pas qu’il demande à boire au robinet du lavabo. C’est nettement plus amusant! Evitez par contre de lui donner du lait de vache, qui provoque souvent des diarrhées.

Quels soins doit-on lui prodiguer ?

L’identification.

Un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Tout simplement parce que c’est obligatoire. De plus, identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat et son carnet de santé.

Les vaccins et les tests sanguins.

Je conseille systématiquement de faire tester les chatons pour le FIV et FeLV (deux virus immunosuppresseurs). Pour ce faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza (combiné ou non à la chlamydiose), même s’il ne sort jamais et ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également de faire vacciner le chat contre la rage, même s’il ne sort jamais. C’est un principe de précaution pour le protéger.

Le vaccin contre la leucose (si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats) peut être mis de côté. Par contre si le chat sort, ce vaccin devient indispensable !

Les vermifuges.

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les
mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat sort ou est en contact avec de jeunes enfants, on le vermifugera au minimum 4 fois par an.

Les antiparasitaires.

Traitez systématiquement votre chaton tout au long de sa vie contre les puces, même s’il ne sort jamais.

La stérilisation.

Un chat neuilléen, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatibles avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans “sauts d’humeur”, beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … ! Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

La visite annuelle chez le vétérinaire

Le chat d’intérieur nécessite au moins une visite annuelle chez son vétérinaire, ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels. Ce sera l’occasion pour votre vétérinaire de vous conseiller individuellement des soins complémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

Bon, benh, vous savez ce qu’il vous reste à faire (c’est juste là, en dessous) …

Voilà, vous savez tout! (ou presque!)

Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre nouveau compagnon et une belle et longue vie ensemble !

L’éducation du chiot

15 Mai

On peut sans doute avoir envie d’apprendre plein de choses à son chiot dès son acquisition. C’est tout à fait normal, le chiot est d’ailleurs très demandeur.

Nous ne parlerons ici que du B.A.-BA, de l’indispensable. Libre à vous par la suite de lui apprendre à se mettre assis, couché, donner la patte ou faire le beau…

  1. Un chiot bien éduqué ne doit pas mordiller sans cesse : ni les gens, ni les objets. Il doit contrôler sa mâchoire et ne doit pas faire mal en jouant. C’est ce que l’on appelle la « morsure inhibée ». Le chiot doit acquérir celà au plus tard à l’âge de 4 mois. Comment faire pour lui apprendre? Criez « Aïe » ou vocalisez un « Non! » dès qu’il mordille les mains, les pieds, les bas de pantalons. S’il s’obstine, le pincer en retour (comme sa mère ferait en le mordant). Il faut qu’il sente votre pincette et vocalise un « Kaï » qui vous fait comprendre qu’il a bien compris. Si il est surexcité, le retourner sur le dos au sol, en le maintenant avec votre main sur le poitrail, jusqu’à ce qu’il s’immobilise. Ne pas s’énerver en retour, celà ne sert à rien. Si vous n’y arrivez pas, isolez le, seul, dans une pièce, le temps qu’il se calme.
    Evitez à tout prix les jeux de tiraillement sur des cordes ou des tissus : cela renforce la mâchoire, au même titre que le mordant… Au contraire, apprenez lui à rapporter un objet et à ouvrir la gueule pour le déposer au sol. 
  2. Un chiot doit apprendre très tôt à ne pas sauter sur les gens. Si celà peut paraître « mignon » de la part d’un chiot, c’est très désagréable de la part d’un chien adulte, et peut s’avérer dangereux vis à vis des enfants. Comment procéder? Dès qu’il saute, il faut se détourner, à la manière d’un torrero. Il ne faut pas lui parler, ni le regarder, ni le toucher. Ne criez pas, ne gesticulez pas, ne courez pas. Il faut absolument l’ignorer et rester indifférent. La moindre émotion de votre part pourrait lui faire croire que vous participez à son jeu. Si le chiot a déjà un certain gabarit, on peut lui bloquer son élan en avançant un genou en avant pour le gêner.
  3. Votre chiot doit apprendre à lacher et même à ignorer les objets ou « substances » qu’il trouve à terre. En effet, à force de tout ramasser en rue, il risque d’ingérer des corps étrangers, de s’intoxiquer, d’ingérer des germes (gastro-entérite), … Comment procéder pour le dissuader de ramasser tout ce qui traine? Dès qu’il s’approche de quelque chose, lui dire « Tu laisses » ou « Non » d’une voix forte et dissuasive. Rappelez le ensuite gentillement vers vous, et dès qu’il revient, le féliciter par des caresses ou une friandise. S’il a malheureusement déjà l’objet en bouche, vous pourrez le faire lacher en vocalisant « tu laches! » fermement. Mettez lui les doigts dans la gueule et touchez son palais. Il ouvrira automatiquement la bouche.
  4. Un chiot doit apprendre le rappel. Il doit revenir vers vous automatiquement à l’appel de son nom. Comment faire? Au départ, travaillez à l’intérieur, chez vous. C’est plus sûr. Lorsqu’il est dans une autre pièce, appelez le par son nom. Dès qu’il revient vers sous et vous touche, félicitez le allègrement. Caresses, récompenses, friandises sont de rigueur. Jouez également avec lui, c’est la meilleure des récompenses à ses yeux. Par la suite, dès qu’il vous entendra l’appeler par son nom, il accourera vers vous pour jouer. Vous pourrez ensuite passer à l’extérieur dans un jardin ou un parc clos. Lorsqu’il aura compris, il sera aussi attentif en extérieur qu’à l’intérieur et vous pourrez ainsi vous balader avec lui en forêt, sur la plage… Surtout ne punissez et ne grondez jamais votre chien, même s’il vous fait attendre. Récompensez au départ à chaque fois. Puis, quand il commencera à bien maîtriser l’exercice, récompensez de manière aléatoire, sans toutefois cesser complètement ces récompenses.
  5. Apprenez à votre chiot la propreté. Ceci vous a déjà été exposé dans un post précédent. https://vetandthecity.wordpress.com/tag/proprete/