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Transporter son animal dans Paris

15 Oct

Vous voulez vous déplacer dans Paris avec votre animal de compagnie … BON AMUSEMENT! ;-)

Evidemment, tant que possible, je vous conseille de vous rendre chez votre véto de quartier à pied ou en voiture.

Mais parfois, c’est impossible … alors voici les règles à suivre!

Copyright "Colonel Moutarde"

Copyright « Colonel Moutarde »

Dans le RER :

Les chats, NAC’s et petits chiens peuvent à priori voyager gratuitement dans un contenant (sac entièrement fermé) mais il n’y a rien d’écrit noir sur blanc.

Les chiens voyageant « hors sac », par contre, doivent tous être muselés et tenus en laisse. Vous devez également payer pour votre chien voyageant en laisse un billet seconde classe demi tarif.

Dans le bus et le métro :

Ne sont admis dans les bus et les métros que les chiens et chats de petite taille à condition qu’ils voyagent dans un panier, un sac ou dans une cage correctement fermée et ne dépassant pas 0,45 m. Ces animaux ne doivent pas pouvoir salir ou incommoder les autres voyageurs.

Sont également admis, bien sûr, les chiens guides d’aveugles tenus par un harnais et accompagnant soit un aveugle titulaire d’une carte d’invalidité portant la mention « cécité » et d’une étoile verte, soit un moniteur possédant la carte d’identité du chien. Idem pour le RER pour ces chiens là, d’ailleurs.

Dans les taxis :

Attention! Tous les taxis n’acceptent pas la présence d’animaux à bord de leur véhicule!

Lors de votre appel pour réserver votre taxi, vérifiez donc que la compagnie accepte les animaux (sous peine de vous voir refuser la course!). Précisez la taille, l’espèce de votre compagnon et s’il est dans un contenant ou non.

Certaines sociétés se sont spécialisées dans le déplacement d’animaux de compagnie, avec ou sans leur propriétaire, dans un contenant ou non. Ces différentes sociétés ne fonctionnent pas comme des taxis que l’on appelle à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit et qui rappliquent dans le quart d’heure… Pensez donc à les réserver suffisamment à l’avance! Je vous cite, par exemple Taxi Canine : tel : 01.45.85.12.74 ou 06.60.50.12.74 ou à Animal’ Taxi : 06.87.63.99.07 … mais il en existe d’autres!

Note :

Les chiens de 1ère catégorie sont tout bonnement interdits dans les transports en commun et les chiens de 2ème catégorie doivent d’office être attachés et muselés!

L’insuffisance rénale chronique chez le chat

11 Sep

J’ai déjà écrit un article sur l’insuffisance rénale chez le chien. Nombre d’entre vous m’ont demandé si il était transposable aux chats… La réponse est oui, bien sûr, quant à la pathogénie, mais le chat et le chien n’étant pas la même espèce, il y a certains points plus spécifiques aux chats que je vais tenter d’aborder pour vous ici…

Le rein est un organe qui filtre le sang et qui est chargé de le détoxifier en éliminant les toxines (les déchets) produits par l’organisme. Quand je dis « le rein », je parle en fait DES reins, présents en nombre normal de deux.

Les reins filtrent donc le sang pour le transformer en urine, qui est stockée dans la vessie via les uretères et est ensuite éliminé lors de la miction (« acte d’uriner ») par l’urètre.

Quel talent! (non?)

Quel talent! (non?)

Lorsque le rein est défaillant, il ne peut plus filtrer le sang et les toxines s’y accumulent (dans le sang).

L’insuffisance rénale chronique est une maladie qui touche le plus souvent les chats âgés. Ou lors d’anomalies congénitales (anatomiques ou fonctionnelles) chez des jeunes animaux (polykystose rénale par exemple).

L’insuffisance rénale chronique se met en place petit à petit : le rein est détruit progressivement. On diagnostique souvent cette maladie à un stade avancé de la maladie car l’organisme a tendance à compenser et à tolérer de lentes augmentations des toxiques dans le sang, jusqu’à un certain stade … où il est souvent peu aisé de faire machine arrière.

On peut clairement dire que le rein est LE talon d’Achille de l’espèce féline … C’est une espèce qui boit très peu d’eau lorsque l’on rapporte cette quantité à son poids corporel, qui est sujette aux affections/infections urinaires, … et ces particularités font que le chat est naturellement une espèce sensible au niveau de sa fonction rénale.

Quelle en est la cause?

On n’arrive souvent pas à expliquer la cause primaire de l’IRC (Insuffisance Rénale Chronique) : il s’agit d’un vieillissement prématuré (ou non) de cet organe. Par contre, on sait que des facteurs extérieurs peuvent aggraver et accélérer la maladie : la déshydratation, l’ingestion de toxiques ou de médicaments qui vont détruire le rein, des infections urinaires chroniques, des calculs urinaires (rénaux, urétéraux ou urétraux), des tumeurs rénales, de l’hypertension, des anomalies anatomiques, …

Quels en sont les symptômes?

Un chat qui souffre d’IRC boit et urine généralement beaucoup (on appelle cela dans le jargon médical un syndrome de « polyurie – polydypsie »). Il est KO, a mauvaise haleine, mange peu et peut même vomir fréquemment. Il maigrit et se déshydrate malgré qu’il boive beaucoup.

Le hic est que les symptômes n’apparaissent que lorsque plus de 2/3 du rein est atteint. Vous vous rendez donc compte que la maladie est souvent diagnostiquée tard dans le processus.

Comment diagnostiquer l’IRC?

En se rendant chez son vétérinaire, évidemment!

Car, sur base des symptômes que vous lui décrirez, votre véto vous proposera probablement de réaliser des examens complémentaires. En général, on réalise quasi systématiquement une prise de sang et une analyse urinaire.

L’analyse urinaire permettra de diagnostiquer plus précocement une IRC que la prise de sang. En effet, une des premières valeurs qui se modifie lors d’un début d’IRC, c’est la densité urinaire. Un chat a une densité urinaire normalement très élevée (comprise entre 1035 et 1060) car il concentre très fortement ses urines. Chez le chat insuffisant rénal, cette densité sera moindre, car il n’arrive plus à concentrer ses urines (et il boit et urine plus). La densité urinaire est calculée à l’aide d’un petit appareil appelé « réfractomètre ».

Réfractomètre. Copyright Vet and the City

Réfractomètre. Copyright Vet and the City

ATTENTION cependant, une densité urinaire basse ne signifie pas systématiquement qu’il y a une insuffisance rénale!

On en profite également pour faire une bandelette urinaire et vérifier d’autres paramètres que la densité, dont la présence de protéines dans les urines.

Bandelette urinaire Copyright Vet and the City

Bandelette urinaire
Copyright Vet and the City

D’autres types d’analyses urinaires seront peut être nécessaires (ECBU par exemple) …

L’analyse sanguine montrera une augmentation de toxiques éliminés généralement par le rein sain mais que le rein malade ne peut plus filtrer (urée, créatinine). C’est l’augmentation de ces toxiques dans le sang qui fait que l’animal ne mange plus ou mange moins et qu’il soit nauséeux.

Augmentation des paramètres sanguins : Urée (BUN) et Créatinine (CRE) chez un chat souffrant d'IRC.  Copyright Vet and the City

Augmentation des paramètres sanguins : Urée (BUN) et Créatinine (CRE) chez un chat souffrant d’IRC.
Copyright Vet and the City

On observe aussi souvent des variations dans l’ionogramme (les ions sanguins : calcium, phosphore, sodium, potassium, chlorure, …) ainsi que des troubles de l’équilibre acido-basique. Très compliqué à expliquer tout ça, mais sachez que ces différents paramètres, dosés par votre vétérinaire dans la prise de sang, permettent d’affiner le diagnostic, de caractériser la gravité des lésions et de donner un pronostic vital à votre compagnon.

On réalise aussi fréquemment une numération formule sanguine. Un chat souffrant d’IRC sévère présentera de l’anémie. En effet, l’érythropoïétine (EPO) est une hormone produite par le rein et dont le rôle est de stimuler la production de globules rouges par la moelle osseuse. On comprend donc qu’un animal dont les reins souffrent synthétisera moins d’EPO, et donc, sa production de globules rouges diminuera, d’où l’anémie.

D’autres examens vous seront peut-être proposés afin de mieux caractériser les lésions ou de poser un pronostic précis, comme une radiographie abdominale, une échographie afin de visualiser l’état des reins, une mesure de la pression artérielle, …

Quel est le traitement de l’IRC?

Il est important de comprendre que le pourcentage de tissu rénal qui est détruit au moment du diagnostic d’IRC l’est de manière irréversible. Malgré cela, un traitement est possible et le chat peut être stabilisé et vivre des années sous traitement. Le traitement réduira les symptômes, augmentera la qualité et la durée de vie de l’animal.

Le traitement mis en oeuvre dépendra du stade d’IRC.

Je vous ai expliqué précédemment qu’un chat souffrant d’IRC pouvait se déshydrater. Cela provient du fait que, comme les reins sont malades, ils ne peuvent plus retenir suffisamment l’eau de l’organisme. Le chat urine donc beaucoup. Il boit également beaucoup pour compenser ces pertes urinaires. Mais comme il mange moins, vomit ou a de la diarrhée, les pertes en eau sont plus importantes que sa prise de boisson, donc, le chat se déshydrate. Or, cette déshydratation est néfaste pour les reins car elle diminue le débit de filtration et l’oxygénation de ces organes.

Votre vétérinaire vous proposera donc peut être d‘hospitaliser votre félin sous perfusion. La perfusion permettra de réhydrater l’animal, de réaugmenter le débit de filtration des reins et de forcer les reins à éliminer les toxiques.

Si le chat vomit ou présente des troubles gastro intestinaux (ulcères, diarrhée, …) : un traitement symptomatique sera mis en oeuvre. Anti vomitifs, anti diarrhéiques, pansements gastro-intestinaux, anti acides …

En cas d’anémie sévère secondaire à son IRC, votre vétérinaire pourra avoir recours à des anabolisants, une supplémentation en fer, voire une transfusion.

Votre vétérinaire vous prescrira également très certainement un régime alimentaire adapté. Ce régime alimentaire vise à limiter l’apport de protéines et l’apport excessif de phosphore et de sodium. Quand je dis qu’il faut réduire l’apport de protéine, ce n’est pas tout à fait vrai. Il faut continuer à apporter des protéines, mais ces protéines doivent être d’excellente qualité afin de ne pas accélérer le vieillissement des reins. Ces aliments spécifiques sont généralement riches en oméga 3 qui possèdent un effet « anti inflammatoire » naturel bénéfique.

Le gros problème que mes clients rencontrent est que ces aliments sont (il faut le souligner) moins appétissants que les autres aliments. Il faut donc réaliser une transition alimentaire progressive afin d’habituer le chat à sa nouvelle alimentation. S’il refuse catégoriquement l’alimentation de type « rénal », on essaiera de trouver une alternative acceptable car mieux vaut qu’il mange quelque chose de moins adapté plutôt que ne rien manger du tout.

Il faut aussi essayer de donner une alimentation humide en boites ou sachets fraicheur à son chat. Il existe des boites d’aliments de type « rénal » également. L’alimentation humide est même préférable aux croquettes car les boites et sachets fraicheur contiennent plus d’eau et contribuent donc à la réhydratation du chat.

Si le chat refuse de s’alimenter, votre vétérinaire vous proposera peut être de lui placer une sonde (un tube) dans l’estomac afin de le forcer à manger.

Je sais que l’alimentation est un sujet de discorde avec son véto. Le chat insuffisant rénal a par définition un appétit capricieux. Et votre véto vous demande de lui donner un aliment peu appétent (ceci dit, les différentes marques d’aliments ont fait des efforts en matière d’appétence, il suffit parfois de tenter différentes marques pour trouver leur bonheur). Je le dis donc ici et je crois que tous mes confères et consoeurs seront d’accord pour dire la même chose : OUI, dans la mesure du possible il ne faut donner que l’aliment rénal à votre chat, si possible sous forme de boites, sinon sous forme de croquettes. C’est vraiment mieux pour sa santé, et c’est la seule et unique alimentation qui optimisera ses chances de ne pas refaire de crise urémique et qui évitera que la maladie ne progresse plus rapidement. MAIS, effectivement, si vous avez tout essayé, il vaut mieux que votre chat mange autre chose plutôt qu’il ne mange pas du tout. Ce qui semble logique. Mais c’est moins bien. Voilà, on fait comme on peut, mais l’alimentation diététique rénale, c’est vraiment mieux.

Des médicaments seront très certainement prescrits à votre chat.

Des IECA (Inhibiteurs de l’Enzyme de Conversion de l’Angiotensine), des chélateurs de phosphores (pour éviter que le phosphore n’augmente dans le sang), des supplémentations en potassium, des médicaments « tampons » pour éviter l’acidose, des probiotiques, des complexes multivitaminés, des hypotenseurs, des compléments permettant de freiner l’hyperparathyroïdie (hyper sécrétion de la glande parathyroïde) secondaire à l’IRC…

Tous ces médicaments sont à donner selon la prescription de votre vétérinaire. On ne donne pas tout et n’importe quoi, à n’importe quel stade. Parlez et discutez avec votre véto, c’est le meilleur allié de votre compagnon.

C’est un peu difficile de vous expliquer le fonctionnement et l’utilité de tous ces différents médicaments dans un article « vulgarisé ». Si vous vous intéressez à celà, demandez à votre véto, je suis certaine qu’il arrivera à vous expliquer pourquoi il donne tel ou tel médicament à votre chien dans son cas bien précis, avec des mots simples.

Je m’attarde cependant un peu plus sur les IECA, car c’est vrai que ce médicament fait quasi systématiquement partie du traitement des chats souffrant d’IRC. Il existe plusieurs IECA disponibles, et plusieurs labos qui les fabriquent, donc plusieurs noms de médicaments possibles. Pour les reconnaitre et savoir de quoi je parle, c’est facile : le principe actif de ces médicaments se termine par « -pril ». Ces médicaments diminuent la pression artérielle et la pression au niveau des reins, et en parallèle ils augmentent le flux sanguin rénal et le taux de filtration des reins. Les IECA permettent de réduire la protéinurie (présence de protéines dans les urines) si elle est présente. La protéinurie est, en effet, en plus d’un signe de lésion rénale, un facteur aggravant de l’IRC. C’est donc un très bon allier dans le traitement de l’IRC. Traitement qui, je le rappelle, n’est que palliatif, car les lésions déjà en place sont irréversibles, et la maladie évolue inexorablement. On ne peut qu’en ralentir le processus.

Les effets indésirables secondaires des IECA sont : apathie, ataxie, tremblements, incoordination, anorexie, vomissements et diarrhée. Ces effets secondaires sont généralement des signes d’hypotension et/ou d’azotémie (présence d’azote dans le sang, qui peut être la conséquence d’une diminution du taux de filtration des reins suite à l’hypotension).

Il est donc très important de faire contrôler régulièrement votre chat chez votre vétérinaire. Car si on utilise très fréquemment ces médicaments pour tenter de pallier à l’IRC, on se doit également d’en moduler les effets secondaires rares, mais possibles.

Et la dialyse? Et la greffe de rein?

Une dialyse serait possible, dans l’absolu. Le hic est que le matériel de dialyse coûte un bras, et qu’à ma connaissance il n’y a qu’un seul centre d’hémodialyse en France, à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon. Et dans ce centre, on ne réalise de dialyse que sur des cas d’IR aiguë. A oublier, donc … pour le moment.

La greffe de rein quant à elle est techniquement possible, oui. Mais pas en France, ou du moins, pas actuellement. C’est une chirurgie qui commence à être pratiquée dans les pays anglosaxons, via des chats donneurs. A oublier aussi, donc … pour le moment.

OK, mon véto a donné un traitement à mon chat, on se revoit quand?

La réponse, c’est SOUVENT, malheureusement. Un chat sous traitement d’IRC doit être revu fréquemment par son véto. Une semaine à dix jours après la mise en place du traitement, pour un contrôle sanguin, généralement, puis aussi souvent que votre véto ne le jugera nécessaire. Mais au moins deux à trois fois par an, quand tout va bien et que l’animal est stable.

Les visites de contrôle ont pour but de contrôler physiquement votre chat (le peser, juger de son taux d’hydratation, mesurer sa pression artérielle, …) et de réaliser des examens de laboratoire (prise de sang : biochimie sanguine et numération formule sanguine, analyses d’urines, …) qui permettront à votre véto de déterminer la réponse au traitement et d’évaluer la condition de votre chat. Son traitement sera donc modulé et adapté en fonction des résultats de ces différents examens.

A quoi dois-je être attentif au jour le jour?

Vous devez être attentif à tout signe potentiel d’aggravation de la maladie de votre chat : augmentation de la soif, augmentation de la quantité d’urine émise, baisse d’appétit, amaigrissement, vomissements, …

Quel pronostic pour mon chat?

C’est très difficile pour moi de vous donner un pronostic dans un article généraliste. C’est votre vétérinaire, qui connaît votre chat, et a devant lui le cas unique de votre chat, qui pourra réellement vous donner un pronostic aux vues de l’état de votre compagnon, de ses résultats d’analyses, et de sa réponse à son traitement.

Le pronostic va évidement dépendre de l’étendue des lésions rénales et du traitement mis en place.

MAIS, la « pas trop mauvaise nouvelle » est que la durée de vie du chat souffrant d’IRC diagnostiqué précocement et qui reçoit un traitement adapté peut être très longue, de plusieurs années.

Un chat qui est malade d’IRC ne souffre pas, en général, sauf en phase terminale, c’est à dire quand les reins ne fonctionnement plus du tout et que les taux d’urée sont très importants. Le chat est alors comateux, très nauséeux, voire il convulse. A ce stade, on ne pourra malheureusement plus faire grand chose.

En conclusion?

Si votre chat souffre d’IRC :

– Ne loupez pas les visites de contrôle chez votre vétérinaire, même s’il vous semble aller bien. Toute légère augmentation de ses paramètres, la moindre perte de poids, … nous amènera à modifier son traitement, pour son bien, et pour augmenter son espérance de vie.

– Soyez strict quant à son traitement et son alimentation. Ce n’est vraiment pas une stratégie marketing de votre vétérinaire de vous obliger à lui donner de la nourriture adaptée.

Et dépistez la maladie le plus tôt possible! En effet, au plus tôt on prend la maladie en charge, au plus longue sera l’espérance de vie de l’animal. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de faire réaliser un bilan sanguin et urinaire annuel à partir de l’âge senior (au plus tard dès l’âge de 10 ans) pour la grande majorité des chats.

Alerte aux aoûtats!

2 Août

L’aoûtat (et non l’aoûtien, s’il vous plait m’sieurs dames; l’aoûtien, c’est autre chose, c’est moi par exemple, là, et jusqu’au 19 août!!) est un minuscule acarien qui possède un cycle de vie particulier.

L’adulte vit dans l’environnement, libre, il est carnassier et se nourrit majoritairement d’autres acariens. Ce n’est donc pas l’aoûtat adulte qui nous cause des soucis.

La femelle va pondre ses oeufs et en sortiront des larves. Les larves attendront patiemment dans la végétation que s’approche leur cible. Ce sont ces larves qui parasitent nos animaux domestiques (chiens, chats, rongeurs, oiseaux, …) mais aussi l’homme.

On rencontre ces parasites partout en France, en Europe, surtout dans les hautes herbes.

Elles iront se nicher dans des endroits chauds et humides de l’hôte, où la peau est fine (entre les doigts, dans les plis des oreilles, sur les paupières, …).

Elles se regroupent généralement en amas d’une bonne dizaine d’individus. Comme ces larves sont de couleur orangée, il est assez facile pour un oeil avisé de les reconnaître. Elles forment des petites croûtes orangées dans les plis des oreilles, dans les plis des membres, entre les doigts et les coussinets ou au dessus des yeux de votre compagnon à 4 pattes.

Ces larves vont se nourrir de débris de peau et de sang. Puis, au bout de quelques jours, elles vont quitter leur hôte, se transformer en nymphe, puis en adulte, et le cycle recommence.

La saison de développement est d’avril à octobre, comme les tiques, avec un pic de développement en août, comme son nom l’indique (c’est bien fait n’est-il pas?).

Nous sommes donc en plein dedans! Et comme il fait chaud, après une période humide d’orages, les aoûtats pullulent!

Les lésions causées par les aoûtats sont bénignes mais sa morsure est excessivement prurigineuse et nos animaux domestiques peuvent souffrir d’infections bactériennes cutanées secondaires à ces démangeaisons intenses.

 

La prévention des infestations consiste à appliquer un antiparasitaire externe sur tout l’animal en insistant sur les zones à risque. Malheureusement, il n’y a pas de produit miracle. On peut appliquer en répulsif du Frontline® spray sur le chien et le chat, ou du Defendog® chez le chien, en respectant les doses prescrites du nombre de vaporisations en fonction du poids corporel et en le vaporisant également bien sur les pattes, en frottant à l’aide d’un gant derrière les oreilles aussi.

D’autres produits efficaces pour les chiens sont les shampoing Pulvex® et Ectoskin® (à ne pas utiliser chez les chats!!), à utiliser comme un shampoing classique, si ce n’est qu’on va le laisser agir 5-10 minutes avant de rincer. Il faudra recommencer le shampoing toutes les 2 à 4 semaines.

Attention à l’utilisation de ces différents produits chez les jeunes animaux! Lisez attentivement la notice et en cas de doute, demandez conseil à votre vétérinaire.

Lorsque votre animal est infesté et se gratte, il faudra consulter votre vétérinaire qui vous prescrira très certainement des anti-inflammatoires et anti-prurigineux puissants (souvent des corticoïdes), ainsi qu’un traitement en spray ou shampoing pour éliminer les parasites.

Que faire si vous trouvez un animal?

12 Juil

Vous avez trouvé un animal : que devez vous faire? quels sont les bons réflexes à avoir?

Après avoir recueilli un chat ou un chien perdu, vérifiez tout d’abord qu’il porte ou non un collier. Avec un peu de chance, ce collier sera peut être équipé d’une médaille avec les coordonnées du propriétaire…

S’il ne porte pas de médaille, regardez attentivement à l’intérieur de ses oreilles afin de voir si vous y lisez un tatouage. Chez les chiens, il peut parfois se situer face interne de la cuisse.

Si vous identifiez un tatouage, passez un coton imbibé d’alcool sur celui ci afin de dégraisser un peu la peau. Si le tatouage est peu lisible au niveau de l’oreille, placez une lumière vive derrière le pavillon de celle ci, cela vous en facilitera la lecture. Notez précieusement le tatouage, voire uniquement les lettres et les chiffres dont vous êtes certains, en remplaçant ceux sur lesquels vous doutez par un « ? ». L’organisme d’identification se basera sur les chiffres et les lettres dont vous êtes certains et sur la description de l’animal pour retrouver son ou sa propriétaire.

Appelez ensuite l’i-CAD (le Fichier National d’identification des Carnivores Domestiques) au 0810 778 778.

ICAD

Vous pouvez également déclarer l’animal que vous avez trouvé en ligne sur le site de l’i-CAD : https://www.i-cad.fr/index.php/declarer-un-animal-trouve

Si l’animal n’est pas tatoué, tout n’est pas perdu!

Il porte peut être une puce électronique. Pour la lire, il faut un lecteur.

Sachez que les furets sont eux aussi identifiés par des puces électroniques. Si vous trouvez un petit furet, il y a de grandes chances qu’il appartienne donc à quelqu’un et que vous puissiez retrouver son propriétaire.

Pour les chats, les chiens et les furets : appelez soit le vétérinaire le plus proche de chez vous (attention, il ne gardera probablement pas par la suite dans son chenil l’animal dont il ne connaît pas le statut vaccinal!), soit un refuge de SPA ou une fourrière. Vous pouvez également appeler la gendarmerie ou le commissariat de police le plus proche.

Vous trouverez les coordonnées des refuges et fourrières dans les Pages Jaunes, sur le web, ou via le site de 30 Millions d’Amis (http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/adoptez-moi/recherche-refuges-animaliers.html)

Vous pouvez ensuite soit laisser l’animal au refuge, soit le ramener chez vous le temps que l’on retrouve ses propriétaires.

N’oubliez pas de prévenir quoi qu’il arrive les vétérinaires, commissariats de police et de gendarmerie et les associations de protection animale proche de l’endroit où vous avez trouvé l’animal pour leur donner un descriptif de l’animal trouvé.

Affichez éventuellement également des affiches dans les commerces de proximité, histoire d’augmenter ses chances de retrouver son maître.

hello

Malheureusement, à l’approche des vacances, on ne va pas se voiler la face : la plupart des animaux perdus sont en fait des animaux abandonnés. Raison de plus pour retrouver ces indignes individus!

Si vous trouvez un oiseau :

  • Capturez le avec prudence. Attention aux serres des rapaces et aux coups de bec. Soyez calme, surtout s’il est blessé. L’oiseau est capturé avec précaution et sans précipitation, à l’aide d’un tissu épais  (serviette, vêtement…). Il sera maintenu les ailes collées au corps et la tête cachée.
  • Ne lui donnez ni à manger ni à boire, car vous risquez de l’étouffer ou de lui donner une nourriture inadaptée.
  • Isolez le au calme. Placez l’oiseau dans un carton et dans une pièce calme et tempérée. Ne le mettez pas en cage : il risquerait de se blesser. Choisissez un modèle de carton adapté à la taille de l’oiseau (évitez un modèle trop grand où l’oiseau serait ballotté durant le transport). Percez quelques trous pour l’aération (évitez les ouvertures trop grandes) et placez du papier journal dans le fond. Refermez le carton.
  • Contactez un centre de protection des oiseaux. Espace Rambouillet, Route du Coin du Bois, 78120 Rambouillet. Tel : 01.34.94.95.02. Ou Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, 7 Avenue du Général de Gaulle, 94704 Maisons Alfort Cedex. Tel : 01.43.96.70.20. Mail : cedar@vet-alfort.fr
  • Joindre au carton une feuille de renseignements (lieu, date et conditions de découverte de l’oiseau…) : http://www.lpo.fr/detresse/doc/Page5feuillederenseignementstype.pdf

Si l’oiseau est bagué, vous pouvez également contacter le C.R.B.P.O., qui vous indiquera la marche à suivre. Tel : 01 40 79 57 28. Fax : 01 40 79 38 35. Adresse : Case Postale 51, 55 rue Buffon, 75005 Paris. Ou par mail : bagues@mnhn.fr.

Si vous trouvez un cheval (ne rigolez pas, à la campagne, ça peut arriver!) : appelez la gendarmerie, les pompiers ou le commissariat de police le plus proche. Vous pouvez également appeler le Groupe de Recherche des Équidés Volés au 02 31 31 54 22.

Si vous trouvez un petit animal domestique autre qu’un chien/chat/furet/oiseau … bon courage! Lapins, hamsters, cobayes, … ces animaux ne sont pas identifiés. La seule chose que vous puissiez faire est :

– d’avertir une association de protection animale en leur faisant parvenir une description de l’animal, avec une photo, et ensuite :

– soit de recueillir l’animal chez vous et de placarder des affiches avec une photo de l’animal et vos coordonnées dans le quartier où vous l’avez trouvé

– soit amener l’animal à la fourrière la plus proche

Si vous trouvez un reptile ou un animal exotique, prévenez les pompiers (18) : ils sont habitués et formés pour ce type d’interventions.

Quoi qu’il en soit, si vous voulez jouer à Crocodile Dundee et tenter de l’attraper : soyez sûr de ce que vous faites! Sinon, attendez l’arrivée des pompiers! Et lavez vous toujours les mains après avoir manipulé un reptile car il peut être porteur de maladies (salmonelles par exemple).

Je ne suis pas spécialiste en la matière mais pour neutraliser un reptile, jetez un grand drap, un linge ou un vêtement sur celui-ci et attrapez le en douceur. Caché dans le linge, il s’immobilisera … normalement! Un serpent se tient toujours à deux mains : une juste derrière la tête et l’autre main vers la queue.

Ne nourrissez jamais un reptile que vous venez de trouver! Et attention au choc thermique! Si vous l’avez trouvé dehors par 5°C, ne l’emmenez pas brutalement dans une ambiance chauffée à 25°C et idem dans l’autre sens (du chaud au froid)!

Placez rapidement le reptile dans une boite en carton et percez quelques petit trous pour assurer une aération suffisante. Ensuite, contactez très rapidement les pompiers ou un centre de protection animale ou la fourrière.

Si vous trouvez une tortue dans la « nature », assurez-vous qu’il  ne s’agit de l’une des trois espèces de tortues (la tortue d’Hermann, la Cistude d’Europe et  l’Émyde lépreuse) qui vit à l’état sauvage en France. Ces espèces sont  protégées par la loi et il est interdit de les déplacer ou de les transporter!

Tortue de Hermann Source : Wikipedia

Tortue de Hermann
Source : Wikipedia

Cistude d'Europe Source : Wikipedia

Cistude d’Europe
Source : Wikipedia

Emyde lépreuse Source : Wikipedia

Emyde lépreuse
Source : Wikipedia

S’il  s’agit d’une autre espèce de tortue (qui n’est pas originaire de France, comme la tortue aquatique de Floride par exemple) ou si vous trouvez la tortue en pleine rue en ville, contactez rapidement les pompiers ou un refuge pour tortues (vous trouverez sur le net les coordonnées du refuge le plus proche de chez vous), qui vous indiquera la marche à suivre pour son sauvetage et son placement.

Si vous trouvez un animal sauvage (renard, chauve souris, lièvre, petit carnivore, …), c’est qu’il est probablement blessé, sinon il ne se laisserait pas approcher. Si l’animal est sur la voie publique, il représente un danger pour la circulation : vous pouvez donc contacter la gendarmerie ou les pompiers qui se chargeront de son évacuation (et de ses soins via un vétérinaire sapeur pompier).

Quoi qu’il en soit, soyez très prudent! Gardez toujours à l’esprit que les animaux sauvages peuvent transmettre des maladies potentiellement dangereuses à l’homme (zoonoses)!

Vous pouvez joindre :

l’UFCS (Union Française des Centres de Sauvetage de la faune sauvage) : 6, rue des Gombards 89 100 Fontaine La Gaillarde. Vous trouverez les coordonnées des centres régionaux sur leur site internet : http://www.uncs.chez.com/

l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) : 83, bis avenue de Wagram BP 236 75 822 Paris Cedex 17. Téléphone : 01 44 15 17 17. Site internet : http://www.oncfs.gouv.fr/.

L’ONFCS a édité un petit guide à ce sujet, que vous pouvez télécharger ICI.

Femme enceinte et séro-négative toxoplasmose …

4 Juil

A la demande de Nanette (http://www.leshumeursdenanette.fr/), voici un article « remasterisé » sur la toxoplasmose…

Nombre de mes clientes sont souvent paniquées lorsqu’elles tombent enceintes (pourquoi dit on d’ailleurs « tomber » enceinte?), ont un chat chez elles, et sont séronégatives pour la toxoplasmose. Car souvent, elles sont TRES mal informées.

De moins en moins de médecins vont désormais recommander à une femme enceinte séronégative pour la toxo de se séparer de son chat. On peut clairement dire à l’heure actuelle que c’est tout à fait ridicule. Il suffit de comprendre ce qu’est la toxoplasmose et comment elle se transmet pour arrêter de paniquer.

Comme je suis maman également, ce sujet me touche particulièrement car je sais à quel point on peut gamberger durant sa grossesse … Que celles qui sont dans ce cas ne se rassurent pas tout de suite car après, quand il/elle est né(e), c’est encore pire! (HAHAHAAA! *rire sadique*) ;-)

 

Lorsqu’une femme désire être enceinte, son médecin lui fait faire toute une batterie de tests sanguins, dont une recherche sérologie toxoplasmose.

Si cette femme est positive pour la toxoplasmose avant sa grossesse, cela signifie qu’elle a fait, un jour, la toxo et qu’elle est désormais immunisée. Elle peut donc désormais dormir sur ses deux oreilles. Elle et ses futurs bébés ne risquent plus rien.

Si elle est négative pour la toxo, il faudra qu’elle fasse attention et suive des règles strictes de prévention. Il n’y a pas de vaccin contre la toxoplasmose. On suivra donc à intervalle régulier son statut sérologique toxo durant sa grossesse.

 

Qu’est ce que la toxoplasmose?

La toxoplasmose est une maladie due à un parasite : le toxoplasme.

Cette maladie passe le plus souvent inaperçue. La plupart du temps on se contamine et on fait la maladie sans s’en rendre compte. On est juste un peu plus fatiguée que d’habitude…

Cette maladie n’est pas grave du tout … sauf chez la femme enceinte si le parasite contamine le fœtus. La toxo peut également être grave chez les personnes immunodéprimées (personnes atteintes du SIDA, greffées, ou traitées par des médicaments qui affaiblissent leur système immunitaire).

Une maman peut donc être contaminée durant sa grossesse. Le toxoplasme peut passer la barrière placentaire et contaminer le bébé en intra utéro.

En France, on estime qu’environ une femme sur deux en âge de procréer n’est pas protégée.

La toxoplasmose se transmet à la femme (et à l’homme aussi hein, mais eux on s’en fout!) par ingestion orale du parasite ou de ses oeufs, c’est à dire via l’ingestion de fruits ou légumes contaminés et mal lavés, de viande crues, ou directement via les selles d’un animal infesté. C’est là que le chat rentre en ligne de mire. Mais nous allons rapidement démontrer qu’il est loin d’être le plus coupable!

Le chat s’infecte en mangeant de la viande infectée (boeuf, porc, mouton, cheval, ou en chassant des oiseaux, des souris ou des rats).

Le chat peut aussi s’infecter en ingérant des toxoplasmes qui ont été excrétés par des autres animaux infectés.

Les toxoplasmesse logent dans l’intestin grêle du chat, et s’y reproduisent. Le chat éliminera ensuite dans l’environnement des quantités de formes enkystées du parasite qui contaminent les végétaux, la terre et les autres animaux herbivores. Il n’y a donc que les éléments souillés par les excréments du chat qui représenteront un facteur de risque.

Tous les chats ne sont évidement pas porteurs du parasite et les chats d’intérieur qui ne consomment pas de viande crue ne sont pas source de risque.

En fait, la principale source d’infection de l’homme vient de la consommation de viande mal cuite et d’un manque d’hygiène.

L’environnement contaminé par les selles de chat porteur de la toxoplasmose est très rarement mis en cause. On considère que seulement 0,1% de toutes les contaminations confondues par le toxoplasme sont dûes aux selles de chat.

 

Alors, quelles sont les règles d’hygiène à adopter si vous êtes enceinte et séronégative pour la toxo?

Comme on sait que la toxo se transmet principalement par les aliments mal cuits :

– Cuisez bien votre viande à coeur

– Ne mangez pas de charcuterie crue

– Lavez les fruits et légumes avec précaution si vous voulez les manger crus

– Lavez vous les mains après avoir manipulé de la viande crue

– Comme le parasite peut se trouver dans la terre via les selles d’animaux contaminés excréteurs : lavez vous les mains après avoir jardiné

– Et bien sûr, lavez vous les mains avant chaque repas

 

Quant à votre chat, gardez le, bien sûr! Mais :

– Ne changez pas vous même sa litière, profitez en pour demander à votre compagnon de le faire à votre place, voilà un très bon prétexte! (qu’il bosse un peu lui aussi, nanmého!)

– N’entreposez pas sa litière dans la cuisine

– Nourrissez votre chat avec des croquettes ou des conserves, pas avec de la viande crue!

Et si votre gynéco vous soutient le contraire … envoyez le moi! Je saurai le recevoir avec les honneurs qu’on lui doit si il vous fait paniquer sans raison dans ces moments où vous avez juste de besoin de calme et de volupté (et de luxe aussi, mais ça, c’est notre côté princesse-forever)…

Et voilà! … Rassurées??

La BBC suit les chats à la trace…

15 Juin

La BBC s’est lancé dans une étude de la vie quotidienne des chats.

Le but : savoir ENFIN ce que fabrique un matou la journée, quand ses propriétaires sont absents de chez eux. Le concept peut sembler banal expliqué de la sorte, sauf que …

Il s’agit de réelles observations « scientifiques » : des journalistes de la BBC et des vétérinaires du Royal Veterinary College ont équipé – pendant six jours – dix chats d’un village britannique de GPS et de micro caméras pour en savoir un peu plus sur leur vie secrète (de gros flemmards).

Source : BBC

Source : BBC

 

Le site de la BBC (ainsi qu’une appli) nous propose ensuite de visualiser des vidéos de six fois 24 heures pour chaque chat. Nous sommes aussi invités à suivre le chemin parcouru par le matou de notre choix sur une carte interactive.

BBC1

Source : BBC

 

On y apprend de la sorte que Ginger est un gros bastonneur, que Coco est un peu hyperactive sur les bords, que Phoebe se planque dans les paniers à linge, et que Chip est un vil chasseur d’oisillons …

Derrière ce constat « rigolo », l’étude a un réel intérêt scientifique car elle permet d’en apprendre davantage sur les comportements des chats domestiques.

Les scientifiques ont ainsi remarqué que « les chats se partageaient le territoire dans le temps pour éviter les confrontations avec leurs voisins félins et qu’ils visitaient leurs maisons respectives ».

Source : i.telegraph.co.uk

Source : i.telegraph.co.uk

 

Oui … bon … ils glandent toute la journée en bande, quoi … mais ça, on le savait déjà! ;-)

Pour visualiser cette expérience hors du commun, c’est par ICI (oui, c’est en anglais)!

La rupture des ligaments croisés chez les carnivores domestiques

5 Juin

Chez le chien, le chat, comme chez l’homme, l’articulation du genou est consolidée par 4 ligaments principaux : deux ligaments collatéraux et deux ligaments croisés.

Les deux ligaments croisés s’appellent de la sorte car ils se croisent en X au sein de l’articulation du genou (entre le fémur et le tibia). On les dénomme ligament croisé antérieur et postérieur en fonction de leur attache respective sur le tibia. Ainsi, le ligament croisé antérieur par de l’arrière du fémur vers l’avant du tibia et le croisé postérieur part de l’avant du fémur vers l’arrière du tibia.

Source : Atlas Hill's Cranial cruciate ligament = ligament croisé antérieur Caudal cruciate ligament = ligament collatéral postérieur

Source : Atlas Hill’s
Cranial cruciate ligament = ligament croisé antérieur
Caudal cruciate ligament = ligament croisé postérieur

Les ligaments croisés servent à solidifier l’articulation du genou, spécialement lors des mouvements de rotation et de torsion.

Le ligament croisé antérieur a un rôle plus important que le postérieur : lors de l’initiation du mouvement de l’ensemble du membre postérieur, il limite le mouvement du tibia vers l’avant. La rupture de ce ligament (RLCA = Rupture du Ligament Croisé Antérieur) est bien plus fréquente que celle du ligament postérieur. Les deux ligaments peuvent également être lésés. La RLCA peut être secondaire à un traumatisme (plus fréquent chez les jeunes animaux), soit secondaire à un phénomène dégénératif (plus fréquent chez les animaux adultes ou âgés).

Des facteurs prédisposant sont incriminés : l’obésité, l’inactivité habituelle du chien, la luxation de la rotule, l’arthrose, certaines maladies hormonales fragilisant les ligaments (maladie de Cushing, entre autre), la race du chien (le Labrador, le Terre Neuve, le Rottweiler), …

La rupture de ce ligament peut être totale ou partielle.

Il résulte de cette pathologie une boiterie sévère d’un postérieur, accompagné d’une articulation du genou chaude et douloureuse à la manipulation. A la longue, si l’articulation n’est pas stabilisée, l’articulation va être la cible d’un phénomène inflammatoire chronique induisant des érosions et dégénérescences du cartilage et enfin de l’arthrose. Surtout que cette lésion ligamentaire s’accompagne très souvent de lésions du ou des ménisques du genou concerné.

Lors d’un diagnostic de RLCA, il est dès lors important de re-stabiliser rapidement le genou par une intervention très souvent chirurgicale, afin de limiter les phénomènes dégénératifs qui, eux, ne seront plus réversibles.

La fonction principale du ligament croisé antérieur est d’empêcher le déplacement en avant du tibia par rapport au fémur. Vous comprendrez cette fonction en regardant ce mirifique dessin…
 
Ligament croisé antérieur, en orange.

Ligament croisé antérieur, en orange.

 

Si votre animal se met subitement à boiter d’un postérieur, il faudra rapidement le faire examiner par votre vétérinaire.

Votre véto mettra en évidence le plus souvent une RLCA par simple manipulation. En effet, lors de rupture du ligament, le tibia peut être mobilisé de manière anormale vers l’avant par rapport au fémur. C’est ce que l’on appelle le « signe du tiroir antérieur« .

Ce signe n’est pas toujours possible à mettre en évidence : soit parce que l’inflammation limite la manipulation du genou, soit parce que l’animal est très musclé ou nerveux.

Votre véto devra dès lors peut être réaliser des radiographies (éventuellement sous anesthésie générale afin de permettre une meilleure relaxation musculaire de votre animal). Il pourra éventuellement réaliser également une échographie articulaire, voire faire une demande d’IRM ou d’arthroscopie.

Comme vous le comprenez, le traitement de la rupture des ligaments croisés est très souvent chirurgicale. Cette intervention permet de stabiliser mécaniquement l’articulation mais aussi de visualiser et traiter les éventuelles lésions méniscales associées.

Plusieurs méthodes chirurgicales existent. Elles sont à étudier au cas par cas. On pourra soit remplacer le ligament cassé par une prothèse (intra articulaire ou extra articulaire; synthétique ou biologique), soit modifier la tension au sein du genou par une technique appelée TPLO (« Tibial Plateau Leveling Osteotomy », ou « Ostéotomie de Nivellement du Plateau Tibial », en français) et qui consiste, en gros, à sectionner puis repositionner différemment une partie du tibia. Cette dernière technique s’utilise plus fréquemment chez les grands chiens.

En postop, votre animal sera immobilisé environ 2 mois, puis de la rééducation progressive lui sera prescrite. Il recevra également très certainement des antibiotiques et des anti inflammatoires. Des contrôles réguliers et des radiographies postopératoires seront probablement réalisées.

Voilà! Les ligaments croisés n’ont désormais plus de secret pour vous! … D’autres questions?

Casting FDJ Poils à gratter … c’est re-parti!!

24 Mai

Et si votre animal devenait la future star d’un jeu de grattage… ?

 

 

Le casting « Poils à gratter » de la Française des Jeux est un casting gratuit dédié aux chats et chiens.

Le casting se déroule en 4 grandes étapes :

– La période des inscriptions : du jeudi 16 mai 2013 au dimanche 09 juin 2013

Vous pourrez ensuite voter pour votre ou vos chouchous du jeudi 13 juin 2013 au jeudi 4 juillet 2013

– Les 20 chats et des 20 chiens ayant obtenu le plus de votes sur le site seront révélés le vendredi 5 juillet 2013

– Le mardi 9 juillet 2013 : Le jury FDJ® (composé de deux détaillants FDJ®, de trois membres FDJ® et d’un représentant du monde animalier) élira les 5 chats et les 5 chiens gagnants!

 

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Quelles sont les conditions?

  • Vous résidez en France métropolitaine ou dans la principauté de Monaco et avez au moins 18 ans.
  • Vous êtes propriétaire d’un chat ou d’un chien qui a au moins 1 an.
  • Les chiens de catégories 1 et 2 ne peuvent participer à ce Casting ( en savoir plus).

Comment inscrire son animal?

  • C’est simple, rapide et gratuit !
  • Cliquez sur le lien suivant et remplissez le formulaire de demande d’inscription. En quelques clics le tour est joué !
  • Une fois votre demande d’inscription effectuée, vous recevrez un email attestant que votre demande nous est parvenue. Notre équipe étudiera ensuite personnellement votre demande. Vous recevrez sous 48 heures un autre email vous indiquant si la participation de votre animal est retenue ou bien si elle nécessite quelques ajustements de votre part (une nouvelle photo par exemple).
  • Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici notre conseil : choisissez bien la photo de votre animal! Assurez-vous que cette photo est récente, que votre animal est de face et seul, sans mise en scène exagérée (ex: votre animal ne doit pas faire le poirier ou bien encore être déguisé). N’oubliez pas que les noms ou objets de marque ne doivent pas figurer sur votre photo (ex : bouteille de soda, vêtement de sport, téléphone…).

—–

… Est-il utile de vous dire que je viens d’inscrire Lupin, que j’attends la validation de la FDJ … et que je compterai ensuite sur vos votes?? ;-)

 

« Docteur, quel âge humain a mon chien ou mon chat? »

10 Mai

On sait tous que le chat et le chien ont une espérance de vie plus courte que celle d’un homme (ou une femme, pas de sexisme! quoi que la femme vit plus longtemps que l’homme, simple constatation … nananère!) … (enfin, il paraîtrait que la femme vit plus longtemps uniquement pour compenser le temps de vie perdu à faire des créneaux … mais je n’en crois pas un mot, mot la STAR du volant!).

Nombre de mes clients pensent qu’il faut multiplier l’âge du chien par 7 pour arriver à l’équivalent en âge humain … et ce n’est pas tout à fait vrai!

L’espérance de vie d’un chien varie d’une race à l’autre et varie aussi avec la taille du chien et – bien sûr – avec son mode de vie.

Un grand chien (grand de taille, je veux dire) a une espérance de vie plus courte qu’un petit chien. Amateurs de Labrador, Golden Retriver et autre Berger Allemand, désolée, séchez vos larmes, c’est comme ça statistiquement.

Ainsi, si l’on peut espérer voir son Caniche vivre 15 ans sans aucun problème et sans que ce soit un exploit, il n’en est pas de même pour un Bouvier Bernois.

D’autres personnes se sont posées la question avant moi et je vous mets en lien ci après un tableau comparatif des âges (copyright laboratoire TVM) qui reprend selon l’espèce (chat ou chien) et le poids du chien adulte (corrélé à sa taille : moins de 15kg, entre 15 et 40kg ou plus de 40kg), l’âge approximatif humain qu’on peut lui attribuer.

âges

Pour toutes les espèces et toutes les tailles, on peut dire qu’à l’âge d’un an, chiens et chats auront en moyenne 18 ans d’âge humain. Ensuite, les chiens de grande taille « vieilliront plus vite » que les chats ou chiens de petites tailles.

On remarquera qu’un chat âgé de 20 ans, qu’un Yorkshire âgé de 19 ans, un Cocker de 14 ans et un Danois de 10 ans seront tous considérés comme des « centenaires » en âge humain…

De plus, un chien de ville a une espérance de vie plus grande qu’un chien vivant à la campagne. Hé oui! Moins de risques de chutes, de se faire renverser par une voiture car les chiens sont systématiquement attachés, … Quand je vous dit que la vie est moins dangereuse à Paris!! ;-)

Traiter efficacement son chien ou son chat contre les tiques

29 Avr

J’espère pouvoir vous dire que le printemps sera bientôt des nôtres question température externe et nécessité urgente de synthèse intensive de vitamine D au soleil…

Pour nos animaux de compagnie, force est de constater que les puces et les tiques sont de retour!

Pour les puces, je vous ai déjà écrit un article over-détaillé ici … je vous invite donc à le lire attentivement (interro à la clé à venir).

Quant aux tiques : comme il fait « plus ou moins » doux (en vérité, on se les gèle encore sévère mais on va quand même faire comme si) : les températures avoisinent les 10-15 degrés et il fait humide, résultat : les tiques sont en émoi et pullulent.

Comment prémunir nos animaux des ces horribles petites sangsues, vecteurs de nombreuses maladies?

Pour les chiens :

La méthode de prévention la plus efficace contre les tiques est la suivante :

Spot on antiparasitaire + Collier Scalibor®

Trois remarques à formuler :

1. Le spot on antiparasitaire à utiliser est sous forme de pipettes, dont l’application est à renouveler toutes les 3-4 semaines en fonction du produit. N’appliquez pas ces pipettes dans les 48h avant ou après un bain. Fournissez vous chez votre vétérinaire, car les produits disponibles en pharmacie ou en grande surface ne sont pas toujours super efficaces…

2. Le collier Scalibor est un collier anti-tiques et protégeant les chiens des phlébotomes (les petits moustiques qui peuvent être vecteurs de la Leishmaniose au Sud de la Loire) : il est efficace 6 mois et doit être laissé en place au cou de votre chien durant toute la période à risque (de mars à octobre pour le Nord de la France, toute l’année pour le Sud). Votre chien peut se baigner avec ce collier, cela n’altèrera pas son efficacité.

3. La tique, en plus d’être un acarien un peu répugnant suceur de sang, est vecteur de maladies potentiellement mortelles. Si vous habitez une région à risque : faites vacciner votre chien contre la Piroplasmose en plus de tous ces moyens préventifs.

Je vous renvoie à cet article sur la vaccination contre la piroplasmose.

Pour les chats :

La méthode de prévention contre les tiques la plus effcicace est la suivante :

Pipettes antiparasitaires

Il n’y a que les pipettes vendues chez votre véto ou en parapharmacie vétérinaire spécialisée qui sont réellement efficaces chez le chat contre les tiques. Les colliers, ça ne marche pas, ou très mal, et en plus c’est dangereux pour un chat qui sort et risque de rester accroché par son collier et se faire étrangler! Idem, les pipettes sont à renouveler toutes les 3-4 semaines.

Et si malheureusement, vous trouvez une tique (ou on dit UNE tique!) sur votre chien ou votre chat, utilisez le petit crochet o’Tom® simplissime d’usage. Pas d’éther pour « endormir » la tique avant car l’éther crée une vasodilatation et la tique injectera d’avantage sa salive dans la peau de votre animal, ce qui accentuera la réaction inflammatoire locale.

Alors? On est d’accord? On les traite dès maintenant??