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Le B.A.-BA de l’éducation du chiot : la propreté

14 Jan

Lupin, mon éternel chien d’amour, j’avais oublié à quel point l’apprentissage de la propreté était chi***!! 

Lola nous en fait bien voir, tu sais! 

Enfin, elle est arrivée chez nous dimanche dernier et elle a déjà assimilé la laisse et compris que les pipis, c’était dehors. Mais bon, les cacas, c’est généralement sur le circuit de voiture de notre grand garçon, dans le salon, qu’elle les pose…

Je pense que je manque juste de patience parce qu’on est sur la bonne voie à à peine 9 semaines … Surtout que Lola vient d’un élevage familial où les chiots faisaient leurs besoins à l’intérieur, dans de la litière, et que nous devons donc tout reprendre à zéro!
 

3615 code tête d’innocente , bonjouuuur

 

Combien de mes clients me disent (sans oser trop l’avouer) que leur chien est malpropre, même à l’âge adulte? Pipis, cacas, … l’un ou l’autre, voire l’un ET l’autre, … encore et toujours à l’intérieur! Que ce soit sur une alèse dans un coin de la cuisine ou un peu partout dans l’appartement, c’est un réel problème au quotidien.

Voici une méthode infaillible pour parvenir à ses fins! Testée et approuvée depuis 4 jours avec Miss Tête de Mule!

Une des principales causes de malpropreté du chiot (et du chien adulte par la suite!) est que cet apprentissage est régulièrement commencé trop tard : les maîtres refusent de sortir leur chiot avant la fin des vaccinations, sous prétexte du risque de transmissions de maladie. GRAVE ERREUR! C’est une idée non fondée. Et la majeure partie des vétérinaires ne la prônent plus du tout de nos jours. En effet, les maîtres du chiot sortent, eux, et peuvent tout aussi bien être porteurs de virus et les ramener à la maison. Ce n’est donc pas en gardant votre chiot à l’intérieur jusqu’à la fin de ses vaccins qu’il sera protégé ! Bien évidemment, essayez de l’emmener faire ses besoins dans des endroits le plus propre possible et non là où des centaines de chiens au mètre carré font quotidiennement leurs besoins.

A partir de quand?

Commencez l’apprentissage de la propreté dès l’âge de 7-8 semaines quand le chiot arrive chez vous (au moment de sa primo-vaccination). Il est certain qu’à cet âge là, sa continence sera limitée. Il y aura régulièrement des accidents. Mais à l’âge de 4 mois, ses sphincters seront suffisamment compétents pour qu’il vous demande de sortir. Et lorsqu’il demandera, cela signifiera que la propreté est acquise !
 

Comment procéder ?

Sortez votre chiot le plus souvent possible, en laisse. Évidemment, au départ, les sortie seront plus basées sur l’apprentissage de l’extérieur et du collier et de la laisse qu’autre chose… Le chiot se pose, assis, et n’ose pas avancer. Accroupissez vous devant lui, à environ 1 mètre de distance et appelez le de votre voix la plus gnagnan possible, et dans les tonalités aiguës (« ouiiiiiii viennnnns Lolaaa! C’est bieeeennnnnn!! ») : le but étant de mettre le chiot en confiance (et de passer pour une débile profonde aux yeux de vos voisins).

N’imaginez pas apprendre la propreté à votre chiot en le laissant se soulager à sa guise dans votre jardin car le réel apprentissage nécessite une participation active de votre part, et vous allez rapidement comprendre pourquoi.

Il est tout à fait illusoire de demander à un chiot de moins de 4 mois de se contenir plus de 6 heures d’affilée. Sortez le donc au minimum 4-5 fois par jour avant cet âge. Plus, c’est encore mieux !

Après chaque émission d’urines ou de matières fécales, félicitez-le systématiquement et immédiatement (caresses, friandise, ton de la voix, les aigus, le gnagnan, toussa, cfr ci-dessus, …).

Si un accident survient et que le chiot fait ses besoins à l’intérieur, vous ne pouvez le gronder que si vous le prenez sur le fait. Si c’est le cas, verbalisez un « Non ! » (ton plutôt sec et dans les graves, tel un aboiement) afin d’interrompre l’émission en cours et sortez le immédiatement pour ensuite le féliciter lorsqu’il aura fait dehors.

Si vous ne le surprenez pas « entrain de faire » … c’est trop tard ! Cela ne sert plus à rien de le gronder, ni de lui « mettre le nez dedans ».
Si vous rentrez chez vous et que le chien s’est soulagé en votre absence, la seule chose à faire est de l’isoler dans une autre pièce et de nettoyer … sans le gronder.
Car si vous le grondez sans l’avoir pris sur le fait, il comprendra que vous le grondez d’avoir fait ses besoins, certes, mais n’associera pas cela avec le fait de les avoir faits à l’intérieur. Il n’osera donc plus faire ses besoins en votre présence de peur de vous déplaire (et donc, ne fera plus rien à vos côtés lorsque vous le sortez). Il ira donc se cacher (derrière le canapé, sous une commode, derrière les rideaux, …) pour se soulager, voire se mettra à devenir coprophage (manger ses selles) afin de faire disparaître « l’objet du délit ».
 

Et si je lui apprends à faire sur un journal?

La méthode dite « du journal » peut encore être décrite car elle va dans le même sens que celle précédemment expliquée, tout en rajoutant une étape.
A savoir que l’on récompense le chiot qui fait ses besoins sur un journal (ou une alèse), de manière immédiate et systématique.
Le journal sera petit à petit ramené vers la porte d’entrée de l’appartement, pour ensuite être supprimé. Le chiot pleurera donc à la porte pour exprimer son envie de sortir. Une fois que ce comportement est acquis, on apprend au chiot à faire dehors sur le journal pour petit à petit lui apprendre à faire dehors tout court, sans journal.
Le « risque » de cette méthode est que le chien soit définitivement conditionné au journal, ou à faire ses besoins à l’intérieur à l’endroit où était placé le journal.

Pour Lola, par exemple, nous utilisons la méthode du « dehors uniquement autorisé » parce que selon moi, l’autoriser à faire sur un journal dedans, c’est l’autoriser à faire quand même dedans!
Voilà! La suite de nos aventures au prochain article! :)
 

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Lola

10 Jan

Les plus fidèles d’entre vous l’auront compris : la vie continue dans la famille Vet and the City! Et c’est tant mieux! :)
La mort de Lulu, le 15 septembre dernier, a été très dure à donner, à accepter et à (sur)vivre. Lupin était mon premier chien, que j’ai sorti de la SPA alors que j’étais étudiante. Il a tout connu de ma vie de jeune adulte : les sessions d’examens, mon grand chagrin d’amour, mes déménagements de Liège à Lille, de Lille à Paris, de Paris à Neuilly Sur Seine, et de Neuilly Sur Seine à Bruxelles… Il a été le confident, le compagnon, il a connu mes premiers rencards avec celui qui deviendrait des années plus tard mon mari, il a porté un noeud pap’ beige à notre mariage, il a diagnostiqué mes deux grossesses, a dormi sur mes gros ventres quand j’étais alitée devant les Feux de l’Amour pour cause de menace d’accouchement prématuré, il a accueilli la naissance de mes deux garçons, a accompagné leurs premiers pas, … Puis nous a quitté douloureusement. Voilà le résumé de la vie d’un chien aimé et aimant.

J’ai toujours su qu’on aurait un autre animal, que je n’imaginais pas l’enfance de mes garçons sans un chien à la maison… Et c’est chose faite, 4 mois après le décès de Lupin, nous venons d’adopter la petite Lola, Border Terrier de 9 semaines…

Lola vient d’un « élevage » familial, et non pas de la SPA. C’est un choix, que j’assume, un peu à contrecœur, je l’avoue…

Il y a tellement de chiens abandonnés, malheureux qui n’attendent qu’à être adoptés en refuges. Mais voilà : on a flashé sur une race, on s’est dits, mon mari et moi, qu’on ne pouvait pas se permettre que cela se passe mal avec nos deux jeunes enfants de 2 et 5 ans, … 

Même si Lupin était mon chien parfait, le démarrage a vraiment été rude : à 7 mois, il avait peur des enfants, des vélos, il fuguait, n’avait aucun rappel, se battait avec les autres mâles, était malpropre, … Mais j’avais 21 ans, j’avais l’énergie, la patience, le temps et l’envie de bien faire. Jusqu’il y a peu, je voulais, vraiment, sortir un autre toutou d’une cage en fer, … Je sais que je donne l’impression de me justifier, et je pense que je n’ai pas à le faire. Mais j’ai dû justifier ce choix vis à vis de ma petite voix intérieure, alors le fait de retranscrire ma démarche permet de graver ce que j’avais peur de me reprocher moi même.

Lola n’est pas sortie d’un refuge parce que je pense que je n’ai plus le temps, ni l’énergie, ni la patience de refaire tout ce que j’ai pu et dû faire avec Lupin. Et que vis à vis de mes enfants, je ne pouvais pas prendre le risque de mal faire.

Alors voilà. Voilà LA Lola. Celle qui aura la dure tâche de succéder à mon amour de Lulu, celle à laquelle j’ai tellement peur de ne pas m’attacher, celle que mon fils aîné a choisi de L … à A (« C’est celle là, ma chienne, maman, elle est plus petite et plus jolie! Regarde comme elle est mignonne! », et « Non, maman, on ne peut pas l’appeler Bowie! Bowie c’est pour un garçon! On va l’appeler Lola! » … Whoooookayyyy!).
Voilà celle qui écrit son histoire avec nous, depuis ce 10 janvier 2016. Et je sais que Lupin est heureux, d’où il est, de nous voir à nouveau lancer des baballes … et qu’il jubile de nous voir encore sortir le soir en râlant sous la pluie! ;)
  

  
 

 

Il est parti …

26 Oct

Voilà, je me décide enfin à l’écrire, ce texte qui scellera à jamais le coffre des souvenirs… Lupin est parti. Lupin est mort le 15 septembre 2015.

Que dire? Comment expliquer?

Avec du recul, et froidement, tout d’abord, je vais vous raconter par où nous sommes passés. Je ne voulais pas rentrer dans les « détails » et pourtant je vais le faire, parce que je sais que cela pourra aider certains d’entre vous à vous rendre compte qu’on vit, nous, vétérinaires, la même chose que vous, avec nos propres animaux. Et si cela permet de soulager ne fut ce qu’un peu la peine d’un seul d’entre vous, cela me permettrait peut-être de me consoler moi aussi.

Lupin souffrait donc d’une cardiopathie, que l’on avait mise en évidence depuis quelques mois. Et, avec les médicaments (des dizaines de comprimés, qu’il détestait avaler … donc c’était pénible), il était stable. Il a passé un bel été 2015 dans le jardin de la maison de campagne familiale, dans SON jardin, avec mes parents et mes enfants. Il a supporté la chaleur, il trottinait encore dans les champs. Bref, c’était un vieux chien malade du cœur, mais un vieux chien heureux et sans souffrance.

Le 7 septembre 2015

Lupin, le 7 septembre 2015

Mais le 11 septembre (date décidément sacrément merdique), suite à une chute et à une baisse de forme, on lui a diagnostiqué en plus un hémangiosarcome du foie (une tumeur très très agressive et dont le pronostic est évidemment très mauvais).

Le 12 et le 13 septembre, nous avons encore passé un weekend à Paris, avec lui et les enfants. Il a encore été lever la patte sur tous les arbres qu’il avait croisés pendant nos 8 ans de vie là bas.

Le lundi 14 septembre, il n’avait pas très faim et semblait fatigué, à nouveau.

La nuit du 14 au 15 septembre, il s’est mit à vomir, toute la nuit. Rapidement, j’ai refait un bilan sanguin : ses paramètres hépatiques étaient explosés! Si je ne faisais rien, il allait passer par des jours nauséeux, ictériques, … jusqu’à l’agonie. J’aurais pu le gaver de médicaments, le mettre sous perfusion, pour « diluer » tout cela, aider son foie malade, … Au lieu de ça, j’ai pris mon courage à deux mains, et je lui ai fait une injection double dose d’un anti-nauséeux et d’un corticoïde. J’ai été chercher les enfants tôt à l’école et à la crèche. La semaine avait été pourrie question météo mais des éclaircies s’annonçaient pour l’après midi. Nous sommes partis : lui, ma maman, mes enfants et moi, à notre maison de campagne familiale. Et nous avons passé deux bonnes heures dans le » jardin de Lupin », là où notre belle histoire d’amour à commencé.

Il y a 16 ans...

Il y a 15 ans…

Au printemps 2015

Au printemps 2015

Il a pu encore s’y promener, aller fouiller dans les fourrés, y observer les enfants sur leurs balançoires. On a tous mangé des marshmallows, lui y compris! Enfin, moi, j’ai fait semblant d’en manger. Comme Lupin était nauséeux, ses dents grinçaient. J’ai pris des photos, beaucoup, des vidéos, comme pour immortaliser l’instant suspendu. Je retenais mes larmes à chaque fois que je croisais son regard car j’avais déjà planifié, comme un bon petit soldat, la suite de la journée.

Le 15 septembre

Le 15 septembre 2015

Le 15 septembre

Le 15 septembre 2015

Nous sommes tous rentrés sur Bruxelles et mes parents ont – heureusement – géré le bain et le repas du soir des enfants. Et là, j’ai fait la chose la plus douloureuse et à la fois la plus libératrice que je n’aie jamais été amené à faire. Avec l’aide de mon mari, nous avons euthanasié Lupin.

Dans le calme, mais avec tellement de larmes, mon mari lui a mis son cathéter dans la veine puis j’ai injecté la dose létale. Il est parti, il est mort, doucement, paisiblement dans mes bras. Il ne reviendra jamais plus.

Le soir même, nous sommes retournés à la maison de campagne pour l’enterrer dans son jardin qu’il aimait tant. Il repose sous un Saule pleureur, tout près du Bouleau qui abrite la cabane des enfants, pas loin de leur balançoire… Il sera à jamais proche de nous.

Voilà l’histoire, telle que je la raconte avec du recul.

Mais quand je me plonge dans mes sentiments, que je suis bien obligée d’enfouir au quotidien avec mon travail, mes enfants, mon mari, ma famille, … je pleurs encore tellement.

J’ai toujours su qu’un jour nous devrions passer par là, mais je n’imaginais pas à quel point ce serait dur. Dur de tenir ma parole. Parce que je me suis toujours promis de ne jamais le laisser souffrir, parce que j’aurais peut-être pu le garder encore quelques jours avec moi, sous perfusion, avec d’autres médicaments, encore et encore. Mais est-ce que Lupin aurait vraiment été lui même sous perfusion, gavés de dizaines de pilules qu’il avait en horreur, alors que je le savais condamné à au maximum quelques jours de plus? Est ce que cela vaut la peine de les garder, uniquement pour pouvoir se shooter avec leur odeur un peu plus longtemps?

La réponse n’est certainement pas oui ou non. Je sais que Lupin aurait eu peur, sous perfusion. Je sais qu’il aurait détesté que je lui enfonce encore et encore, des cachetons dans le fond de la gorge. Je n’ai pas voulu lui imposer cette peur et ce déclin. Je suis maintenant certaine que c’était notre réponse à nous.

Mais qu’est ce qu’il me manque! Et comme il manque aux enfants! Quand le petit me dit de sa petite voix « Lupin, il est morrrrrt« , mon dieu, que ça fait mal! Subir sa propre peine et devoir expliquer aux enfants, sans leur faire peur, sans les traumatiser (alors que moi je ne crois pas en grand chose après la mort) … ça fait vraiment réfléchir, et ça fait vieillir.

Alors me voilà aujourd’hui, j’ai tenu mes promesses, je ne t’aurai pas laissé le temps d’être mal, de souffrir, de décliner, d’avoir peur. J’ai agis, j’ai pris mes responsabilités envers toi, comme je me l’étais toujours promis. J’ai agis « un peu trop tôt », pour éviter de regretter de l’avoir fait « un peu trop tard ». Mais tu me manques. Tu nous manques. La maison sans toi, ce n’est pas pareil. Tous les matins, je descends, j’ouvre la porte du salon, et il est vide. 

Tu as été le plus merveilleux des chiens. Un rêve au quotidien. Tu étais le plus adorable des « grands frères poilus » avec les enfants. Tu as été mon confident durant 15 années et je ne remercierai jamais assez le hasard ou le ciel (je ne sais pas) de t’avoir mis sur mon chemin, un après midi d’automne, à la SPA, quand j’étais encore étudiante. Tu as été mon premier coup de coeur. Tu étais là, bien avant mon amour pour mon mari, et bien avant mon amour de maman. 

Je sais qu’un jour j’irai mieux. Il n’y a aucune raison pour que je sois différente des autres. Je me demande même en fait si j’ai réellement envie d’aller mieux et de « faire mon deuil », parce que cela voudrait dire que tu seras un peu « oublié »? Je sais qu’un jour, un autre petit compagnon à 4 pattes te succèdera. Mais ce ne sera jamais pareil, parce que tu étais, tu es et tu resteras à jamais le premier, celui qui m’a appris ce que c’était que de se connaître par coeur, de se comprendre sans parler et de s’apprivoiser.

Mon Amour de Lupin

Mon Amour de Lupin

Il vieillit…

3 Juin

Lupin, mon copain, mon petit chien que j’aime, je le vois bien, que tu vieillis! Tu as beau faire le caïd et t’auto-lancer tes jouets en l’air, en position de jeu, je le vois bien que tu déclines doucement…

Comme je le revis si bien dans ma tête, ce jour de septembre 2000 où, encore étudiante en avant dernière année de mes études de vétérinaire, j’ai franchi les portes de la SRPA de Cointe, près de Liège, en Belgique, et j’ai littéralement flashé sur ta bouille de chien-qui-ne-ressemblait-à-rien. Tu t’appelais « Pik », à l’époque. Tu n’étais qu’un paquet de poils durs et hirsutes, et du haut de tes 7 mois, ce jour là, assis tout sage dans ta cage en remuant la queue, alors que tes voisins jappaient bruyamment, tu m’as lancé ton regard-qui-tue. Et en 2 secondes à peine, j’ai su que ce serait toi. Mon premier chien, mon grand copain. Lulu8mois Celui qui m’en a fait baver question éducation, qui pissait et crottait partout dans mon « kot » d’étudiante (NDLR = colocation d’étudiants, pour les « non belges »), qui n’écoutait rien, que je mettais 2 heures à récupérer dans les bois du château de Colonster, mais que je refusais catégoriquement de promener en laisse, tellement je le voyais, que tu avais besoin d’espaces. Celui qui me bouffait mes – vitales! – tablettes de chocolat Galler en période d’examens, qui fuguait par la fenêtre de mon balcon pour me retrouver à la sortie des amphis, celui qui était obligé de dormir dans son panier mais que je retrouvais – vilain chien! – systématiquement sous ma couette tous les matins. Celui qui se battait à grands coups de crocs avec tous les mâles du quartier. Mais aussi celui qui se faisait tout petit et tout sage, du haut de ses 12 kilos, dans mon sac à dos à mes pieds dans le métro, le Thalys, le TGV, ou pour l’emmener en loucedé avec moi dans une salle de cinéma. Et celui que j’ai fini par « apprivoiser », à comprendre et à éduquer comme peu de chiens le sont. Tu es petit à petit devenu le chien « parfait », qu’on accepte partout : au resto, à l’hôtel, chez des amis, dans la famille, chez de parfaits inconnus, aussi. Tu es LE chien parfait!

Celui qui a connu mon premier (et dernier – ouf!) vrai chagrin d’amour, qui a essuyé des litres de larmes (et de morve). Celui qui se retenait pendant 16 heures de faire ses besoins en période de stress d’examens.

Celui qui a été accepté « en package » avec sa maîtresse par mon véritable et grand amour, celui qui portait un joli nœud pap’ beige à notre mariage et nous attendait sagement à la sortie de l’église, qui m’a fidèlement suivi de Liège à Lille, de Lille à Paris, de Paris à Neuilly et de Neuilly à Bruxelles. lulu Celui qui a connu mon premier gros ventre, puis mon second, 3 ans après. Celui qu’on avait à la base abandonné à la SPA sous prétexte qu’il était dangereux avec les enfants, mais qui est depuis toujours le meilleur ami des miens. Lululou Lululou2 Lululou3 Lululou4 Lululeo 15 ans de vie à nous deux, mon bon vieux Lulu! On en a fait, du chemin! On a parfois chialé, mais on a surtout été très très très heureux!

En mars dernier, nous sommes revenus vivre dans notre pays d’origine, la Belgique. Et tu m’as fait une grosse frayeur. Un soir, vers 20h30, dans notre toute nouvelle maison, tu t’es mis à tousser. De plus en plus. À respirer de moins en moins bien. Une grosse crise de dyspnée très brutale. J’ai vite compris que tu faisais un œdème pulmonaire carabiné mais je n’avais jamais soupçonné le moindre problème cardiaque de ta part : avant cette crise, tu courrais comme un maboule dans les champs, tu n’as jamais montré le moindre signe d’intolérance à l’effort. Je t’ai « nursé » toute la nuit, à grands coups d’injections de diurétiques, en t’apportant de l’oxygène, tu respirais tellement mal! J’ai beaucoup pleuré, cette nuit là, j’ai cru te perdre plusieurs fois. J’ai failli abréger tes souffrances… Et puis, tu as finis par t’endormir. A 7 heures le lendemain matin, tu toussais toujours un peu mais tu arrivais à te relever.

L’échographie cardiaque a révélé que tu avais fait une rupture de cordages sur une cardiopathie décompensée. Bref, tu souffres d’une maladie cardiaque que je n’ai jamais diagnostiqué. Je m’en veux tellement! Mais tu aurais pu me mettre sur la piste, non? Depuis lors, tu reçois un « traitement de cheval » pour aider ton petit cœur malade : IECA, inodilatateurs, diurétiques, … Tu demandes à sortir 10 fois par jour. Et c’est souvent compliqué avec le boulot et les enfants. Tu fais régulièrement pipi à l’intérieur maintenant, mon petit vieux, mais comment pourrais-je t’en vouloir?

Depuis deux mois maintenant, tous les soirs, je te laisse dormir dans ton panier en me disant que le lendemain matin tu ne seras peut-être plus là. Les enfants sont prévenus : Lupin est vieux maintenant, son cœur est malade, … « Il va bientôt aller au ciel, maman? » … « Oui, mon chéri, bientôt, mais pour le moment, tu vois, il va bien. Il mange, il joue encore, il ne tousse plus et respire mieux, grace aux médicaments, alors on va continuer comme avant : on lui fera juste un peu plus souvent des câlins, on lui dira souvent qu’on l’aime, et il faut être très doux avec lui et ne pas l’embêter » (même mon petit dernier de 15 mois a compris et ne lui saute plus dessus, comme il avait tendance à le faire, avant)

Je suis vétérinaire. Mais je suis aussi « maman chien ».

Vous voyez, je suis comme vous : perdue devant la maladie de mon compagnon. Avec la conscience en plus de mon métier. A dire vrai, je suis terrorisée à l’idée qu’il nous quitte. Car Lupin est irremplaçable. Je sais qu’ils le sont tous. Mais Lulu, c’est le mien. Lulu, c’est une part de moi, c’est toute ma jeunesse. Et le jour de son départ, je perdrai le plus fidèle et formidable petit être à 4 pattes que j’aie rencontré.

Il y a 15 ans...

Il y a 15 ans…


Et maintenant...

Et maintenant…

Vis ma vie de véto en GIFs animés – part 5

9 Déc

Quand je viens de me taper deux semaines de boulot 6 jours sur 7, que j’ai croisé mes enfants 2 x 10 minutes par jour, que j’ai ENFIN mon samedi off … et que le téléphone sonne à 7h du matin pour une urgence… »

 

 

Quand on me dit « Hooo mais c’est formidaaaable de faire votre métier, Docteur! J’imagine que vous travailleriez même pour rien tellement c’est une vocation! »

 

 

Quand j’explique à une cliente un peu chicos qu’elle va devoir tamponner l’anus de son chien 2 fois par jour à la Bétadine car il fait un abcès de glandes anales…

 

 

Quand je vais à une soirée de labo, blindée par définition de vétos …

Et une fois entrée…

 

 

Quand : « Il tousse depuis 3 semaines, et il urine moins qu’avant. Alors j’ai lu sur internet… »

 

 

« Bon, Docteur, Kiki vient de se faire castrer, vous lui avez mis une collerette et vous me demandez de la laisser en place 12 jours jusqu’au retrait des fils … mais la nuit, j’ai le droit de lui enlever, hein? »

 

 

Quand : « Je viens vous voir avec Médor parce qu’il a des pertes au niveau du prépuce, et je me rappelle que moi, j’avais eu une grosse infection il y a deux ans avec les mêmes symptômes, on a fini par devoir m’opérer parce que j’avais un abcès… »

 

 

Mais quand : « Merci, Docteur, MERCI! Vous êtes formidable, vous l’avez sauvé! »

 

 

(oui, je kiffe Foresti) (et oui, je suis une connasse)

(et OUI, j’exagère!!) (et même que j’adore ça!)

;-)

Vis ma vie de véto en gifs animés – part 4

23 Sep

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous mettre en image les situations les plus glamour de notre métier de vétérinaire … Le « Barbie-paillettes-cœurs-love-side » de mon job, quoi!

 

Attention, c’est parti!

(on peut rire mais pas se moquer!)

(et je précise que j’AIME mon métier et mes clients … mais que ça fait du bien de se lacher et de rigouler, parfois!)

 

 

 

Moi quand une cliente me raconte : « Pépètte a des pertes vaginales abondantes, un peu comme moi entre mes règles… »

 

 

 

« Je vous ai amené mon chaton, Docteur, pour que vous l’examiniez sous tous les angles. Attention, hein : il a filé la teigne à toute la famille! »

 

 

 

« Docteur, vous voulez bien lui vider ses glandes anales? »

 

 

 

« Je peux vous payer le vaccin en 20 fois? … Et vous encaissez le premier chèque en décembre? »

 

 

 

 

– « Donc, Madame Michu, vous allez donner un comprimé et demi matin et soir. »

– « OK, donc, 1/2 comprimé le matin et 1 comprimé le soir? »

– « Non, un et un demi le matin et un et un demi le soir! »

– « Alors, un le matin … et le soir?? combien?? »

 

 

 

 

« Il a vomi trois fois aujourd’hui. D’ailleurs, je vous ai ramené un peu de vomi dans cette petite boite, regardez… »

 

 

 

A suivre … ;-)

Bientôt les vacances!!! Quelques conseils pour un été avec eux en toute sécurité…

27 Juin

Les vacances, on en a tous besoin : pour se reposer, se ressourcer, se retrouver en famille … et revenir en pleine forme, prêts pour attaquer la vie dès la rentrée.

Si moi, je suis une éternelle aoûtienne, j’espère que les juilletistes pourront profiter à fond de ce moment privilégié, famille au grand complet, bestiaux y compris!

Je vous rappelle ici quelques articles qui pourraient vous intéresser avant le grand départ :

 

Cet article sur le coup de chaleur, j’y tiens beaucoup. Je commence par celui ci car si nous cherchons le soleil pendant nos vacances, nos amis poilus ont tendance à le fuir. Ne laissez jamais JAMAIS JAMAIS!! votre animal seul en voiture! Même pour « 2 minutes, en double file, juste histoire de passer rapido à la boulangerie »! Le coup de chaleur, c’est MORTEL, en quelques petites minutes!

chaleur2

 

– Cet article sur un accessoire bien utile en vacances, à emmener partout : la gamelle pliable.

gamelle

 

– Ainsi qu’un article sur la trousse de secours minimum à constituer et à emporter avec vous pour lui sur le lieu de vos vacances. Les centrales vétérinaires en commercialisent depuis peu des « toutes faites » pour l’été : demandez à votre véto de vous en commander!

trousse-de-1er-secours

 

– Cet article vous parle du mal des transports et vous propose des solutions, pour que « départ en vacances » ne soit plus synonyme de grosse galère

mal transports

 

– Ici, je vous parlais de tout ce qu’il faut prévoir pour emmener votre chien avec vous à la plage

chien plage

 

– Dans cet article, je vous informais du B.A.-BA pour voyager avec un NAC

Pourquoi n'auraient-ils pas droit à leurs vacances eux aussi?

 

 

– Et enfin, je vous envoie sur le site de la fondation 30 Millions d’Amis vers cet article de circonstances : Le « kit des vacances pas bêtes« , pour réussir son été avec son animal de compagnie. Vous pouvez commander gratuitement ce kit qui contient :

• Le dico des vacances pas bêtes : une brochure avec de nombreuses astuces dont un plan avec les plages acceptant les animaux. Vous pouvez aussi consulter cette brochure en ligne.

• des cartes postales originales à envoyer à vos proches.

• L’autocollant « Animal à bord  » à coller à l’arrière de votre véhicule.

• Un traducteur de poche avec quelques phrases qui pourrait bien vous dépanner lors de votre voyage avec votre animal.

• Un bandana aux couleurs de la Fondation 30 Millions d’Amis : le signe distinctif de tous les amoureux des animaux !

 

– Je vous recommande aussi de télécharger l’appli 30 Millions d’Amis spéciale vacances : elle permet de trouver des solutions aussi bien pour partir avec son animal (hôtel, plage, chambre d’hôte, conseils, etc.) que pour partir sans son animal (famille d’accueil, pensions, visite à domicile, etc.).

 

 

Je profite de ce post pour vous rappeler que votre chat, chien ou furet DOIT légalement être identifié, avec une microchip (puce électronique) pour voyager à l’étranger, et que vous devez également lui faire faire un passeport européen et le faire vacciner contre la rage.

Ensuite, en fonction du pays dans lequel vous désirez voyager, différentes formalités peuvent s’appliquer.

Renseignez vous suffisamment longtemps à l’avance auprès de l’ambassade dudit pays et de la compagnie aérienne que vous empruntez. Car chaque pays a ses propres exigences et chaque compagnie aérienne a également les siennes.

La semaine dernière, un client est passé à l’accueil pour partir mi juillet avec son chat à Bali … sauf que comme il ne s’était pas renseigné, son voyage tombe à l’eau : Bali INTERDIT tout simplement l’introduction de tout animal sur son territoire!

N’oubliez pas non plus de faire mettre à jour les vaccins autres que celui de la rage, pour la santé de votre propre animal, ainsi que de traiter contre les puces et les tiques à l’aide d’un produit adéquat. Et contre les phlébotomes si vous voyagez dans une région à risque.

 

Prenez avec vous son aliment habituel ou assurez vous que vous le trouverez sur votre lieu de vacances. En effet, un changement alimentaire brutal peut (en plus du stress que constitue en lui même le voyage) occasionner des troubles digestifs.

 

Voilà, je crois que je vous ai tout dit, amis juilletistes (bande de petits veinards)!

Je vous souhaite d’ores et déjà de BONNES VACANCES!!