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Les puces, ces hôtes plus qu’indésirables!

22 Déc

Haaaa, les puces! Qui n’en a jamais eu ne peut pas comprendre à quel point c’est la galère lorsqu’on découvre un jour que son chien ou que son chat en est infesté…

Si avant on pouvait affirmer que les puces ne se rencontraient que durant la période de l’année allant de mars à octobre, de nos jours ce n’est plus vrai. Tout d’abord parce que nos animaux vivent chez nous, dans nos appartements chauds et douillets, et que chez nous, il fait aux alentours de 20 degrés toute l’année (du moins, je vous le souhaite). Et puis ensuite parce que il ne faut pas le cacher : les puces deviennent de plus en plus résistantes … à tout! au froid, aux antiparasitaires que l’on utilisait avant, il y a une dizaine d’années, et qui étaient efficaces à l’époque, mais qui ne le sont plus actuellement, … Oui, Véronique, je parle bien de ce principe actif dont vous avez parlé sur la page Facebook : je suis convaincue que les puces ont développé une certaine résistance au Fipronil. Ce qui ne veut pas dire que les produits à base de Fipronil ne pourront pas être utilisés en préventif! Par contre, en curatif, devant un chien ou un chat envahi, on essaiera de s’orienter sur autre chose, ou sur un produit combinant du Fipronil et un autre principe actif, ou de combiner le Fipronil à un autre traitement, …

Les puces peuvent donc pulluler chez nous en plein hiver, dans nos tapis, moquettes et lames de parquet … Elles font la danse de la joie et sautillent gaiement sur leurs vilaines petites pattes velues : été comme hiver, elles sont tellement bien chez nous!

Et attention : ce n’est pas parce que votre chat d’appartement ne sort jamais qu’il est impossible qu’il ait des puces! Détrompez vous! Nous pouvons ramener (sur nos chaussures, nos vêtements, …) un adulte, une forme pupale ou un oeuf chez nous, qui se développera ultérieurement, profitant de la présence de notre animal pour nous envahir.

 

La puce adulte : les symptomes, les risques, …

Les puces adultes se nourissent du sang de votre chat ou de votre chien. Elles passent le plus clair de leur temps dans l’environnement immédiat de l’animal (c’est à dire, confortablement installées dans votre intérieur, les sangsues!!!) et lorsqu’il leur prend une petite fringale, hop! elles sautent sur votre animal et le piquent pour se délecter de son sang.

Ces piqûres peuvent provoquer des démangeaisons (pas toujours, donc si un animal ne se gratte pas, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de puces), voire des allergies (DAPP : dermatite allergique aux piqûres de puces) chez votre animal … mais aussi chez l’homme. Car si elles sont nombreuses dans votre intérieur, non contentes de pouvoir suffisamment se gaver sur votre animal, elles vont s’en prendre également à vous.

Deux espèces de puces sont communément rencontrées en France : il s’agit de la puce du chat et de la puce du chien. La puce du chat (Ctenocephalides felis, pour vous servir!) est la plus fréquente (dans 90% des cas d’invasions de puces). Elle peut à la fois infester le chat et le chien mais aussi l’homme et les autres animaux de compagnie de la maisonnée (lapins, furets, …). Lorsqu’on a plusieurs animaux à la maison et que tous sont infestés, c’est le chat ( ce vilain! ) qu’il faut incriminer.

Chez le chat et chez le chien, on observe souvent des lésions de démangeaisons sur la base de la queue en forme de « sapin de Noël » (non pas que cette image m’amuse, et que j’use et abuse de l’à propos de saison, mais parce que cet aspect est assez caractéristique des lésions de DAPP) :

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« Mon beauuu sapiiinnnn… » (Source : dogchatforum.com)

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Vous le visualisez bien là, le sapin? ou je dois rajouter les boules aussi? (Source : dogchannel.com)

Lorsque l’on examine de près ces lésions de la base de la queue, on peut observer de tout petits points noirs dans le pelage, qui ne sont pas des puces mais des crottes de puces. Ces crottes sont en fait du sang de votre animal digéré.

ATTENTION : ALERTE « Petit Truc Vet and the City »! (je devrais faire un petit jingle, non?)

Un petit truc pour réaliser le diagnostic consiste à récolter ces « points noirs » (à la base de la queue ou partout ailleurs dans le pelage de votre animal) sur un papier absorbant type Sopalin et de l’humidifer légèrement. Si le fait de les humidifier colore le papier en rouge/marron …  « la sentence est irrévocable » : (non vous n’êtes pas éliminé(e) de Koh Lanta) mais cela signifie que votre animal a bel et bien des puces, même si vous ne les voyez pas se promener directement sur lui. Car cela prouve qu’il s’agit de sang digéré, donc de crottes de puces. Et qui dit « crottes de puces » dit puces, on est d’accord là dessus j’imagine. La génération spontanée, ok, mais bon, quand même …

Il est très important de bien noter que la puce passe plus de temps en dehors de votre animal que sur lui. On estime que pour une puce sur le chien ou le chat, il y en a 10 dans son environnement! L’environnement reste donc un réservoir de puces adultes. Et il devra donc être traité en conséquence!

Outre ces démengeaisons bien connues, ce que l’on sait moins c’est que les puces peuvent également transmettre un ver : le Dipylidium. Important à noter également car du coup, il faut systématiquement et correctement vermifuger un chien ou un chat qui a des puces.

 

Le cycle de la puce

La puce a une durée de vie moyenne de 2 mois. Une fois qu’elle s’est goulument sustentée sur votre animal de compagnie, la femelle va pondre en moyenne une vingtaine d’oeufs par jour. Ces oeufs tombent du pelage et envahissent votre appartement. Ils peuvent, si les conditions ne sont pas optimales pour poursuivre leur développement, survivre durant plusieurs mois en restant bloqués au stade « oeuf » du cycle de vie de la puce.

Source : Bayer

Source : Bayer

Quand l’humidité et la température sont suffisantes (c’est à dire, aux conditions normales de température et d’humidité de nos appartements …), l’oeuf va faire naître une larve de puce, qui va se nourrir de débris au sol. Elle va se développer ensuite en pupe (ou nymphe), puis en adulte en une dizaine de jours mais peut rester sous forme de larve ou de pupe et survivre également durant plusieurs mois si les conditions ne sont pas optimales. Une fois l’adulte développé, le cycle reprend!

Comme vous l’avez compris, les oeufs, les pupes et les larves sont des stades assez résistants qui peuvent rester en « standby » des mois durant si les conditions de développement ne leurs conviennent pas. Elles végètent entre les lames de parquet, dans la moquette, … C’est la raison pour laquelle des puces adultes peuvent se développer chez vous bien longtemps après le passage d’un animal infesté. Le cas le plus typique est celui d’une maison de campagne que l’on fermerait après les vacances, qui aurait été infestée. Durant des semaines, voire des mois, les stades intermédiaires ne se développent pas car le chauffage a été coupé. Et dès qu’on réintègre la maison et qu’on remonte le thermostat, … les adultes se développent et envahissent les lieux!

(rien que de vous écrire tout cela, je me gratte à mooooort, pas vous?)

 

Comment traiter? Comment prévenir?

Pour se débarrasser des puces, il faut donc, bien sûr, traiter tous les animaux de la maison avec un antiparasitaire efficace (Frontline, Frontline Combo, Advantix, Advantage, Stronghold, Advocate, Effipro, Duowin, Pulvex, …). Vous pouvez également faire pratiquer en préventif chez votre véto une injection d’un produit dont la rémanence sera de plusieurs mois. Vous pouvez même rajouter à cela un traitement « flash » en administrant un comprimé antiparasitaire (oui, par voie orale, mais attention : effet flash, sans rémanence donc!).

Et là, je vous rappelle que le spécialiste de la santé de votre animal (parce que les traitements curatifs/préventifs antiparasitaires, c’est une question de santé!) c’est votre véto et uniquement votre véto! Libre à vous de vous lancer dans une « popotte » maison et d’aller demander conseil au vendeur de votre animalerie du coin (ou à votre tata Jeanine) qui – bien sûr! – va vous vendre un produit. Mais mon petit doigt me dit qu’après avoir essayé plein de produits inefficaces, vous serez quand même bel et bien amenés à utiliser ceux qui marchent vraiment, et qui ne coûtent pas plus cher que ceux qui ne fonctionnement pas! (surtout si vous tournez en rond pendant des mois à acheter 10 produits différents tous aussi inefficaces les uns que les autres)

Alors, oui, effectivement, on traite son animal avec un produit chimique. Et on a le droit de se poser la question : « est ce que je ne suis pas entrain de l’intoxiquer? ». Sachez que les études cliniques réalisées sur les antiparasitaires sont des études sérieuses et au moindre doute, ces produits sont retirés du marché. Rappelez vous récemment les colliers qui ont fait l’objet d’une épidémiosurveillance…

Enfin, sincèrement : les puces, c’est tellement nuisible (troubles dermatos, risques de transmission de maladies, risque d’anémie, troubles comportementaux, risques pour vous et vos enfants) que oui, vraiment, cela vaut la peine de traiter vos animaux systématiquement!

Respectez bien les « règles de base » de l’application d’une pipette spot on. A savoir qu’il y a une fréquence à respecter (toutes les 4 semaines, généralement) et une méthode d’application expliquée sur l’emballage, à savoir en un point dans le cou ou en plusieurs points tout le long de l’épine dorsale. Et puis surtout : on n’applique pas de pipette dans les 48h avant ou après un bain! C’est vraiment très important, car on croit bien faire : on fait un bain avec un shampoing antiparasitaire à son chien, on le rince, on le sèche et puis on applique la pipette antipuces. Or, le bain enlève la pellicule lipidique à la surface de la peau de l’animal et le principe actif contenu dans la pipette ne pourra pas être correctement absorbé. On postpose donc la pipette de 2 voire mieux 3-4 jours après le bain!

Mais aussi : il faut traiter l’environnement (et vermifuger l’animal)!

Passez tout d’abord l’aspirateur partout. Aspirez le sol, mais aussi les tentures, les housses de canapés, de fauteuils, les literies, le panier du chien, la moquette, … Fermez ensuite le sac de l’aspirateur et jetez le à la poubelle. En effet, la puce peut survivre dans l’aspirateur, s’y développer et en ressortir.

Lavez ensuite si possible toutes vos housses de canapés, fauteuils et literies. Lavez également les coussins des lieux de couchage de votre chien ou de votre chat.

Munissez vous d’antiparasitaires efficaces. Pour traiter votre appartement, je vous conseille particulièrement les foggers fumigènes. Il s’agit de petits flacons de différentes contenances, en fonction du nombre de mètres carrés d’habitat que vous devez traiter.

Ceux que je connais le mieux sont ceux de chez Virbac, à savoir les diffuseurs de Parastop®. Il en existe de 3 formats : mini (pour traiter une surface jusque 30 m2), normal (jusque 80 m2) et grand diffuseur (jusque 125 m2). Ils existent aussi en aérosol et en pulvérisateur mais qui sont plus à conseiller pour des endroits précis. Ces diffuseurs sont disponibles chez votre vétérinaire.

Alors, pour utiliser ces foggers, il faut d’abord s’assurer que tout le monde puisse sortir de l’appartement pendant quelques heures. Si vous avez un aquarium, des oiseaux, … enfin bref, toute forme de vie animale doit être évacuée de l’appartement pendant une demi journée. Vous planquez également tous les aliments (type corbeille de fruits) dans les armoires de la cuisine pour que le principe actif du fogger ne puisse pas se déposer sur des aliments que vous allez consommer tels quels par après.

Vous fermez bien toutes les fenêtres, vous ouvrez toutes les portes entre les différentes pièces de votre appartement, les portes de vos armoires et placards à linges et à vêtements également, …

Ensuite vous placez le fogger sur une table ou un tabouret plus ou moins au centre de la surface que vous avez à traiter. Si vous avez plusieurs étages, utilisez plusieurs fogger de manière à couvrir toute la surface à traiter de la manière la plus uniforme possible.

Quand vous êtes prêt : ACTION! ;-) Vous actionnez le bouton poussoir du fogger et toute la bombe va se vider toute seule et libérer une fumée insecticide qui va diffuser dans les moindre recoins de votre appartement. Quittez les lieux et laissez agir une petite demi journée.

Une fois les quelques heures passées, réintégrez les lieux, aérez bien votre appartement pendant une heure et rapatriez tous les membres de la famille, ainsi que vos compagnons à poils, à plumes ou à écailles.

L’avantage de ces foggers est que le traitement est rémanent. C’est à dire que son efficacité est de plusieurs semaines contre les adultes (4 semaines) et de 6 mois contre les larves et les oeufs. Il éliminera également tous les autres insectes présents dans l’appartement.

N’oublions pas que les pupes (stade entre la larve et l’adulte) sont insensibles aux insecticides et qu’elles peuvent mettre plusieurs semaines avant de devenir adultes. C’est à elles que l’on doit les « échecs » de traitements.

On parle de « fenêtre pupale », c’est à dire le laps de temps durant lequel les pupes vont se développer en adultes et réinfester un milieu qui aura été traité. Il faudra donc retraiter l’environnement au bout de 2 à 4 semaines (voire même recommencer 2 à 3 fois) pour tuer toutes les puces adultes issues de ces pupes.

Les puces, c’est réellement la galère pour s’en débarrasser. Le dicton « mieux vaut prévenir que guérir » prend dans ce cas précis vraiment tout son sens.

Mon meilleur conseil est le suivant : même si votre chat ne sort jamais ou que votre chien sort très peu, et même si il n’est jamais en contact avec d’autres animaux : traitez le contre les puces, et ce systématiquement en prévention, et ce, tout au long de l’année! Et renseignez vous bien auprès de votre vétérinaire, histoire d’utiliser des produits efficaces. Car NON : les pipettes d’huiles essentielles ou celles que vous trouverez en grandes surfaces (idem pour les colliers) ou chez des pharmaciens mal renseignés ne seront pas des traitements suffisants!

A bon entendeur … Joyeux Noel, Félix! ;-)

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Mais ouiiii vous avez mérité un gif pailleté de toute bôôôté!

Nos chiens citadins en hiver (fait froid, hein?)

5 Déc

Un chien est plus résistant au froid qu’un humain, c’est certain, on est d’accord! Sauf les tout petits chiots, les races  « toys » et les petits chiens à poils courts. Qui n’a pas déjà vu un Chihuahua ou un mini York greloter dès qu’il fait moins de 20 degrés au compteur?

Comme pour nous, les besoins de nos compagnons changent durant l’hiver. Et leurs besoins sont différents en fonction de leur âge (chiot, adulte ou chien âgé) et de leur race.

Que faut-il faire?

Si vous possédez un chiot ou un chien âgé, le mieux à faire est de prendre rendez vous chez votre vétérinaire pour vous assurer de son bon état de santé. Le médecin vérifiera que ses vaccins et ses vermifuges soient à jour et réalisera un bilan de santé complet, voire un bilan sanguin s’il le juge nécessaire. Si votre chien âgé souffre de troubles locomoteurs, signalez le à votre vétérinaire : il développe peut être de l’arthrose.

 

Manteau ou pas?

Je ne suis VRAIMENT pas fan des garde robes pour chiens, alors, sincèrement, si votre chien est un chien adulte en bonne santé et qu’il a des longs poils, il est fort probable qu’il n’ait pas besoin de protection chaude! Evitez lui la doudoune rose ou le pull en laine façon grand’mère : il vous en sera reconnaissant! ;-) PAR CONTRE, un très jeune chien, un chien âgé, un chien à poils ras (type lévrier) possède très peu de réserves graisseuses corporelles et sera donc plus sensible au froid. Il peut donc être nécessaire de lui mettre un manteau lors des jours les plus froids … voire des bottines pour les plus sensibles (si! si! des bottines!) (je me demande quelle tête ferait Lulu si je m’amenais un jour avec ce genre d’accessoires).

Mais oui, je sais...Sois fort!

Mais oui, je sais… Sois fort, frère! (Source : Milk & Pepper)

 

Prenez soin de leurs pattes!

Le sel qui est épandu sur les trottoirs en période de gel est très agressif pour les coussinets de votre chien.

A chaque retour de promenade, il est très important de bien rincer les pattes à l’eau claire tiède. Insistez sans frotter entre les doigts.

Séchez ensuite ses pattes à l’aide d’un linge propre et sec ou d’un sèche cheveux en position température basse.

Utilisez une solution tannante pour coussinets plantaires, type Solipat® (en vente chez votre vétérinaire). Il s’agit d’une solution qui va solidifier les coussinets, les rendant plus résistants. C’est très facile d’emploi, le flacon est muni d’un tampon qu’il vous suffit d’appliquer dans un premier temps une fois par jour pendant environ une semaine, et ensuite tous les 2 à 3 jours en entretien durant toute la saison hivernale.

Si votre chien présente carrément des crevasses ou des gerçures, demandez conseil à votre vétérinaire mais il vous prescrira probablement, en plus de la solution tannante, un baume appaisant, décongestionnant et cicatrisant, de type Dermoscent Biobalm® ou Dermaflon crème®.

Si les coussinets sont carrément à vif, vous devrez peut être protéger ses pattes à l’aide de petites bottines et de bandages lors des sorties, le temps que les tissus cicatrisent grace aux baumes précités.

Veillez également à convenablement lui couper les griffes et à couper les poils entre ses coussinets afin qu’il n’accumule pas de neige ou de glace entre ses doigts. Vous pouvez également, comme dit plus haut, le munir de petites bottines de protection.

 

Soyez attentif à son lieu de couchage!

Malgré que nos chiens citadins dorment à l’intérieur, soyez vigilant et vérifiez que son couchage ne soit pas placé en plein courant d’air, et dans un endroit suffisamment chaud.

Source : BuzzFeed

Source : BuzzFeed

 

Ne changez rien à son alimentation!

Nos chiens citadins n’ont pas réellement besoin d’un supplément énergétique. Vous pouvez par contre demander à votre vétérinaire de vous fournir un complément vitaminé adapté voire des compléments en acides gras essentiels, qui l’aideront à « booster » son système immunitaire. Vérifiez également qu’il ait toujours de l’eau propre et pas trop froide à sa disposition.

 

Il souffre d’arthrose?

Si votre chien souffre d’arthrose, soit liée à l’âge, soit liée à une anomalie articulaire chronique, bichonnez le particulièrement durant l’hiver, car les symptômes et la douleur s’accentuent lorsqu’il fait froid.

Vous pouvez doubler l’épaisseur de son couchage pour le rendre plus moelleux et confortable.

Votre vétérinaire vous prescrira certainement un traitement ponctuel lors des crises d’arthrose aiguës mais également un traitement de fond.

Par contre ne donnez pas à votre compagnon d’anti-inflammatoires humain! Doliprane®, Voltaren®, toussa : c’est NON! NON! NON! Les anti inflammatoires humains sont très nocifs pour lui!

Non, faire détartrer son chien ne lui fait pas perdre toutes ses dents!

17 Juil

Alors, je ne sais pas pourquoi mais quelques uns de mes clients m’ont tenu un discours un peu bizarroïde ces derniers mois, alors que je conseillais vivement un détartrage à leur chien ou à leur chat.

Du genre : « Non mais si on le détartre, il va perdre toutes ses dents, alors je ne préfère pas » ou « Il parrait que quand on fait détartrer son chien, le tartre réapparait d’autant plus vite après« , …

Et je me disais : « … gné? » (oui, je sais, mais je suis en manque de vacances alors, je pense basique ces derniers jours)

Donc, je vais tenter de répondre à cela, parce que je me dis que d’autres personnes doivent avoir ce genre d’idées infondées en tête.

Un petit récapitulatif sur le tartre, tout d’abord, si vous le voulez bien …

La plaque dentaire. Sa production est inexorable. Quoi que l’on fasse, elle va se former dans la bouche de notre chien et de notre chat (dans la notre aussi, hein, pas de jaloux, seulement nous on se lave les dents deux à trois fois par jour … enfin, normalement … après, vous faites comme vous voulez …).

La plaque dentaire va ensuite se minéraliser et devenir du tartre.

Le tartre va s’accumuler d’abord sur les canines et les dents carnassières (les grosses molaires du fond), puis se généraliser aux autres dents. Et c’est un vrai nid à bactéries! Il va petit à petit recouvrir toute la dent et se faufiler sous la gencive, créant ainsi de grosses infections et des gingivites.

 

Et comme le poids des mots s’appuie souvent sur le choc des photos, voici la photo d’un confrère belge qui illustre selon moi vraiment bien le sujet :

 

 

 

Question à 0,1 centimes : D’après vous, c’est mieux pour la santé du chien « avant » ou « après »???

Je ne vous fais pas l’insulte de vous donner la réponse. On est d’accord?

 

Alors, le tartre, dans la bouche de Kiki, c’est gênant pour nous : le chien a mauvaise haleine, sa bouche est un terrain de jeu de microbes, … Bonjour les coups de lèches à 100 points (rapport au ratio bactéries/salive)! Et si vous avez des enfants, c’est encore pire!

Ensuite, le tartre, c’est dangereux pour la santé de votre animal (et c’est surtout à lui qu’on pense)!

Le tartre va s’infiltrer sous les gencives et entraîner des gingivites (les gencives sont enflammées et très rouges), induisant des saignements, des infections buccales (stomatites) voire des abcès. Il va ensuite s’attaquer aux dents de votre compagnon et en attaquer l’émail. Les bactéries s’insinuant sous la gencive vont attaquer la racine dentaire et induire des déchaussements dentaires, ainsi que des abcès dentaires : les dents finissent par tomber.

Et même s’il ne l’exprime pas, votre compagnon souffre! Vous vous imaginez vous, avec 3 dents sur 4 abcédées dans la bouche??

Les bactéries du tartre peuvent aussi passer dans le sang et être à l’origine de maladies gravissimes atteignant majoritairement le coeur et les reins : myocardites, insuffisance rénale, … Et comme la majeure partie des chiens qui ont du tartre sont des chiens seniors, je vous laisse vous faire vous même une idée des lésions que cela peut causer sur un petit coeur ou des reins déjà fatigués par l’âge.

Halte aux idées reçues! Le nombre de clients qui me disent, mal informés : “Si vous le détartrez, Docteur, il va perdre toutes ses dents alors, je ne préfère pas“. Ce n’est que du contraire!!!

Alors, oui, quand le chien est bourré de tartre et d’abcès dentaires, on est bien obligés, nous, vétos, de leur enlever leurs dents « pourries » (désolée mais c’est vraiment le mot qui convient!) mais ces dents ne tiennent à rien du tout! Ou alors, si, elles tenaient « grâce au tartre », soudées entre elles dans un magma inflammatoire de saignements et de pus. C’est assez moche comme image, hein?

Et ceux qui nous disent : “Il est vieux, on ne va pas l’anesthésier, c’est trop risqué à son âge”, sachez que les protocoles anesthésiques que l’on utilise sont tout à fait adaptés aux seniors. On ne va pas se désintéresser de la santé de son chien sous prétexte qu’il est senior, si?

Alors, que faire?

Quand du tartre est présent, il n’y a qu’une seule chose efficace à faire pour l’en déloger : faire détartrer votre chien chez votre vétérinaire! Il s’agit d’une intervention totalement indolore car elle est réalisée sous anesthésie générale. Votre animal est endormi au moyen d’un protocole anesthésique adapté à son âge (le grand âge d’un animal n’est donc pas un élément discriminatoire, je me répète).

Le tartre est délogé grâce à un appareil à ultra-sons (comme pour nous!).

Ensuite, le véto polira les dents de votre chien à l’aide d’une pâte et d’un polisseur. Et c’est là que je réponds à la fausse idée reçue « Il parrait que quand on fait détartrer son chien, le tartre réapparait d’autant plus vite après« .

Car oui, lors d’un détartrage, on crée des micro lésions abrasives sur l’email, qui pourraient accentuer le pouvoir d’adhésion de la plaque dentaire. Mais lorsque votre vétérinaire réalise un polissage en plus du détartrage, ce risque n’existe plus car les dents sont totalement lisses, et cela ralentit donc le processus inexorable de dépot de plaque dentaire.

Certains chiens ont besoin d’être détartrés très jeunes (dès l’âge d’un an) et d’autres n’en auront jamais besoin. La fréquence des détartrages est d’environ tous les deux ans pour les races prédisposées (Yorkshires, Bichons, Caniches, …).

Demandez conseil pour cela à votre vétérinaire! La visite annuelle n’est pas uniquement là pour faire les vaccins de votre chien! Elle sert à ça aussi!

Comment prévenir le tartre?

Une fois qu’il aura détartré votre chien, votre vétérinaire vous donnera des conseils afin de retarder la vitesse d’apparition de celui ci. Ces différents traitements à visée préventive servent en fait à éviter que la plaque dentaire ne s’accumule.

Il existe plusieurs solutions préventives, et l’idéal est de les cumuler :

– Lui brosser les dents. A l’aide d’une brosse adaptée ou d’un doigtier et d’un dentifrice pour chien.

– Lui donner des lamelles dentaires abrasives, contenant des enzymes détruisant les bactéries à l’origine de la formation du tartre (en vente chez votre vétérinaire).

– Diluer dans son eau de boisson une solution désinfectante spécialement étudiée pour réduire la formation du tartre.

–  Lui donner une alimentation spécifique en croquettes qui réduira la vitesse d’apparition du tartre grâce aux enzymes présents à la surface de ces croquettes.

– Ajouter une poudre enzymatique à sa ration alimentaire habituelle.

 

Parce que l’hygiène bucco-dentaire, c’est pas fait pour les chiens! … Ou plutôt, si! … Enfin, vous m’avez comprise, non?

Accueillir un chaton … Le début d’une belle aventure!

16 Juin

Petit article compilation de choses que j’ai déjà écrites, dédicace pour Nanette, du blog Les humeurs de Nanette, qui pépare actuellement le terrain pour commencer une belle et longue histoire avec un petit nouveau venu dans la famille…

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Ca y’est, cela fait des mois que vous en discutez en famille et là, vous vous êtes décidé : vous allez accueillir un chaton!

Pour que tout se passe le mieux possible, rien de tel que de préparer son arrivée.

Quelques petits conseils au préalable…

Il faut d’abord savoir qu’on adopte en moyenne un chaton vers l’âge de 2-3 mois. En tous cas, pas avant l’âge de 8 semaines, car il ne serait pas sevré.

Mâle ou femelle ? Peu importe! On a tendance à dire qu’un mâle est en général plus calme qu’une femelle mais il n’y a pas de règle absolue.

Choisissez son petit nom!

Soit vous aurez un coup de cœur pour un nom, soit vous trouverez son nom dans la liste des noms commençant par la lettre de l’année, à savoir le “H” pour 2012.

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Comment l’accueillir en douceur ?

Je vous recommande vivement de brancher, une semaine avant l’arrivée du chaton dans son nouveau « home sweet home », un diffuseur de phéromones apaisantes. Il s’agit de substances totalement inodores pour nous mais captées par les récepteurs olfactifs du chat et qui créent un environnement rassurant et sécurisant pour lui.

S’il y a déjà d’autres animaux à la maison, ne brusquez rien et prenez le temps de faire les présentations…

Le chat étant un animal territorial, l’arrivée d’un nouvel individu peut perturber l’équilibre de votre premier chat. Alors, préparez le terrain : en plus du diffuseur de phéromones, vous pouvez également utiliser un spray de phéromones faciales. On en pulvérise dans nos mains, et on applique ensuite nos mains sur l’un des deux chats, sur les flancs et la face. Ensuite on fait de même avec l’autre chat, avant de les présenter l’un à l’autre. Demandez pour se faire conseil à votre vétérinaire!

Si vous possédez un chien, vous pouvez de manière identique appliquer des phéromones faciales sur les flancs du chien, la face et les pattes, à hauteur du chaton.

Quel « matériel » faut-il prévoir ?

Prévoyez, bien sûr, un bac à litière, que vous placerez dans un endroit calme et éloigné de son lieu de couchage et de ses gamelles. Car un chat déteste manger-dormir-faire ses besoin dans un périmètre trop rapproché. Vous serez surpris de voir à quel point un chaton est rapidement propre!

Achetez lui un griffoir et un panier confortable (qui doit être placé dans un endroit fixe et au calme). Un chaton dort environ 16 heures par jour. Durant ses périodes de repos, expliquez à tout le monde à la maison (et surtout aux enfants) qu’il ne faut pas le déranger. Le reste du temps, il joue ou fera sa toilette.

Le jeu d’un chaton mime des simulations de scènes de chasse. Il est donc indispensable de lui fournir des jouets, qu’il utilisera comme “proies”.

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les nœuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Demandez à votre vétérinaire lors de votre première visite de vous conseiller un nettoyant pour les oreilles et pour les yeux de votre nouveau compagnon, afin de les maintenir propres.

Comment « l’éduquer » ?

Dès le départ, fixez les limites : ne laissez pas un chaton vous mordiller ou faire mine de vous attaquer. Ce qui peut paraître très mignon lorsqu’il est chaton peut s’avérer bien plus gênant lorsqu’il aura atteint l’âge adulte. Pour ce faire, verbalisez un “NON” bien senti, cessez immédiatement le jeu et si il ne se calme pas, isolez le momentanément dans une autre pièce. La meilleure façon de lui apprendre les règles reste la récompense : une croquette ou une caresse lorsqu’il a un bon comportement. Et ne le réprimandez que si vous le prenez sur le fait. Plus tard … c’est trop tard!

Comment le nourrir ?

Nourrissez votre chaton à volonté avec des croquettes spéciales croissance. Vous pouvez également agrémenter son alimentation de boites ou de sachets fraicheurs toujours adaptés aux chats en croissance. Soyez conscients qu’une bonne alimentation est primordiale dès le plus jeune âge. Votre vétérinaire vous conseillera volontiers l’alimentation qu’il estime la plus adaptée aux besoins de votre chaton en fonction de votre et de son rythme de vie… Et halte aux idées reçues : cela ne coute pas plus cher de nourrir son chat avec des aliments de qualité, complets et équilibrés!

Le chat n’est pas un grand buveur, surtout si on le nourrit avec une alimentation humide. Proposez lui cependant de l’eau à volonté dans un bol et ne vous étonnez pas qu’il demande à boire au robinet du lavabo. C’est nettement plus amusant! Evitez par contre de lui donner du lait de vache, qui provoque souvent des diarrhées.

Quels soins doit-on lui prodiguer ?

L’identification.

Un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Tout simplement parce que c’est obligatoire. De plus, identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat et son carnet de santé.

Les vaccins et les tests sanguins.

Je conseille systématiquement de faire tester les chatons pour le FIV et FeLV (deux virus immunosuppresseurs). Pour ce faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza (combiné ou non à la chlamydiose), même s’il ne sort jamais et ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également de faire vacciner le chat contre la rage, même s’il ne sort jamais. C’est un principe de précaution pour le protéger.

Le vaccin contre la leucose (si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats) peut être mis de côté. Par contre si le chat sort, ce vaccin devient indispensable !

Les vermifuges.

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les
mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat sort ou est en contact avec de jeunes enfants, on le vermifugera au minimum 4 fois par an.

Les antiparasitaires.

Traitez systématiquement votre chaton tout au long de sa vie contre les puces, même s’il ne sort jamais.

La stérilisation.

Un chat neuilléen, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatibles avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans “sauts d’humeur”, beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … ! Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

La visite annuelle chez le vétérinaire

Le chat d’intérieur nécessite au moins une visite annuelle chez son vétérinaire, ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels. Ce sera l’occasion pour votre vétérinaire de vous conseiller individuellement des soins complémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

Bon, benh, vous savez ce qu’il vous reste à faire (c’est juste là, en dessous) …

Voilà, vous savez tout! (ou presque!)

Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre nouveau compagnon et une belle et longue vie ensemble !

Comme un lapin au printemps

12 Mai

Les beaux jours sont de retour!!!! ENFIN!

Vous êtes l’heureux propriétaire d’un lapin et vous désirez le laisser sortir pour profiter des beaux jours. Bravo! C’est une très bonne chose!

Mais avant tout, il y a quelques précautions à prendre.

 

Source : Wikipedia

Un lieu de sortie adapté.

Assurez vous tout d’abord que l’espace dans lequel vous allez le laisser sortir est adapté. Un jardin clôturé est l’endroit idéal pour le laisser gambader. Evitez les lieux publics des grandes villes. Par exemple : les pelouses « cracra » du Champ de Mars ou des Invalides : non! Combien de chiens dont on ignore l’état de santé vont y faire leurs besoins au mètre carré??

Un jardin privé est donc l’endroit idéal mais vérifiez qu’il soit bien clôturé et que votre lapin ne puisse s’enfuir ni en sautant au dessus, ni en creusant en dessous du grillage de la clôture.

Eloignez du jardin les chiens et les chats (saufs, bien sûr, si ils sont habitués à la présence régulière de votre lapin).

Aménagez une zône d’ombre et vérifiez que le climat au moment de la sortie ne soit pas pluvieux, pas trop chaud (pas au delà de 25°C), pas trop humide ni trop venteux (benh oui, c’est sensible ces petits chouchoux là).

Mettez de l’eau à sa disposition et incitez le à boire! Si il fait chaud, n’hésitez pas à le vaporiser à l’aide d’un brumisateur (surtout au niveau de ses oreilles car c’est à cet endroit que se fait essentiellement la thermorégulation chez le lapin).

Attention aussi aux plantes toxiques auquelles il pourrait avoir accès. L’herbe, les pissenlits, les trèfles, … ok, pas de problème. En cas de doute sur une plante, grillagez la pour qu’il ne puisse pas l’atteindre.

Comme il n’a probablement pas l’habitude de manger beaucoup d’herbe chez vous, l’idéal est de l’habituer petit à petit. Laissez le en manger un tout petit peu les premiers jours, quitte à le rentrer si il s’obstine à vouloir en manger plus. Car un changement trop brutal d’alimentation n’est jamais conseillé chez le lapin!

Durant sa sortie : surveillez le. N’oubliez pas que ce n’est pas sont environnement naturel, à lui, le petit citadin d’appartement!

La vaccination.

Faire vacciner son lapin est absolument indispensable si vous le laissez sortir. On vaccine le lapin contre la myxomatose et la maladie hémorragique.

Selon le vaccin utilisé, un rappel vaccinal devra être pratiqué une, deux, ou trois fois par an.

Les anti-parasitaires.

Un lapin qui sort doit être protégé contre les parasites (les puces, les tiques, les acariens, …). Il faut donc lui appliquer un antiparasitaire externe et le vermifuger régulièrement.

N’appliquez pas n’importe quoi sur votre lapin. N’utilisez pas l’antiparasitaire de votre chien ou de votre chat (qui peuvent s’avérer carrément mortels pour le lapin). Demandez systématiquement conseil à votre véto!

Et n’appliquez pas d’huiles essentielles répulsives non plus (style huiles essentielles de géranium dont je vois souvent parler dans des forums NAC’s mais qui peuvent gravement irriter voire brûler la peau du lapin).

Si le jardin est infesté de moustiques, vous pouvez protéger la zone où vous laisserez sortir votre lapin à l’aide d’une moustiquaire.

Garre aussi aux mouches qui peuvent pondre leurs oeufs sur l’arrière train du lapin (si il est souillé par de l’urine ou des matières fécales). Veillez donc à lui nettoyer régulièrement les fesses!

 

 

… Bonnes sorties!

Le chat parisien, un chat d’intérieur : quels soins doit-on lui prodiguer?

8 Mar

« Mon chat ne sort jamais, Docteur, donc, non, je ne le fais pas vacciner car ça ne sert à rien » … « et je ne le vermifuge jamais, non plus » … « mais non, vu qu’il ne sort pas, il ne risque rien« , …

C’est de plus en plus rare mais j’entends encore ce type de discours.

Sous prétexte que le chat parisien, chat 100% d’appartement (mi-tête de lit, mi-canapé) ne sorte pas, on s’imagine parfois qu’il ne nécessite aucun soin de santé.

C’est faux!

Enfin, ce serait vrai pour un chat vivant sous cloche, mais là nous parlons d’un chat, qui ne sort pas, certes, qui n’est pas en contact direct avec d’autres animaux, re-certes, mais vous, vous sortez et vous rentrez chez vous, vous ouvrez vos fenêtres, parfois (enfin j’espère)…

Bref, votre chat peut quand même être en danger.

 

Quels soins doit-on prodiguer à un chat d’appartement, qui ne sort jamais de chez lui? Voilà la qestion à laquelle je vais tenter de répondre dans cet article.

L’IDENTIFICATION

Alors, tout d’abord, un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Hé bien tout simplement parce que c’est obligatoire. Et qu’en suite : identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat.

LES VACCINS ET TESTS SANGUINS

Je conseille généralement à mes clients de faire tester leur chat FIV et FeLV. Pour se faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera (en règle générale) un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza, même s’il ne sort jamais! Et même s’il ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également à mes clients de faire vacciner leur chat contre la rage, même s’il ne sort jamais.

Pourquoi? Alors là je vous renvoie à cet article que j’ai écrit précédemment et qui vous convaincra, je l’espère.

Le vaccin contre la leucose, si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats peut clairement être mis de côté.

LES VERMIFUGES

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat est en contact avec de jeunes enfants, on vermifugera le chat au minimum 4 fois par an.

LA STERILISATION

Un chat parisien, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatible avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans « sauts d’humeur », beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … peu agréable. Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

L’ALIMENTATION – LA GESTION DU SURPOIDS

Un chat d’intérieur est prédisposé à l’obésité de part sa sédentarité et un manque fréquent d’exercice. Le chat de ville mange plus que ses besoins journaliers car il peut parfois s’ennuyer.

Si votre chat a tendance à être « rondouillard », il existe chez votre véto, des aliments spécialement conçus pour la réduction pondérale de votre chat : ces aliments sont pauvres en calories, tout en comblant ses besoins nutritionnels journaliers. Vous pouvez également augmenter son exercice progressivement en le faisant jouer. Vous pouvez par exemple utiliser un laser (une sorte de petite lampe de poche que vous pouvez vous procurer en animalerie), dont il va s’amuser à courser le faisceau lumineux sur le sol. Vous pouvez également utiliser un Pipolino, ou un Aikiou comme distributeur de croquettes.

LES SOINS DIVERS

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les noeuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Si le chat a tendance à vomir régulièrement des boules de poils qu’il n’arrive pas à digérer, on lui donnera des compléments alimentaires appétents sous forme de pâte orale (Catmalt®, Savorial®, …) qui favoriseront l’élimination des poils au fur et à mesure par les voies naturelles.

LA VISITE ANNUELLE CHEZ LE VETERINAIRE

Ensuite, comme on a bien appliqué tout ce que je viens de dire, et vu que le chat d’intérieur a bien mérité une visite annuelle de santé chez son vétérinaire préféré (ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels), votre vétérinaire vous conseillera dans les soins supplémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

 

Car ce n’est pas parce que un chat vit en intérieur qu’il doit être laissé pour compte!

Parce qu'il le VEAU bien!

Parce qu'il le VEAU bien!

Période de mue, période à risque chez les lapins!

5 Mar

Le début du printemps annonce le début de la mue chez tous nos animaux domestiques.

Qui dit mue dit perte de poils, ingestion de poils et risques divers.

L’occlusion est une des pathologies digestives les plus fréquentes chez le lapin.

Le plus souvent, le blocage se situe au niveau de l’estomac, mais peut aussi se localiser dans l’intestin grêle, au niveau de l’anus, ou de toute autre portion du tube digestif.

Elle résulte généralement d’un blocage du transit digestif par des boules de poils (ou des corps étrangers ou des tumeurs).

Les boules de poils sont la raison la plus fréquente d’occlusion digestive. Lors de la mue, le lapin avale de grosses quantités de poils en faisant sa toilette.

 

Les poils se mélangent au contenu de l’estomac et durcissent  pour former de grosses boules de poils qu’on appelle aussi “trichobézoards” (à défaut d’être un mot courant, ça fait érudit, et vous ferez des points au Scrabble!).

 

 

Le problème c’est que cette boule très dure (qui se localise le plus souvent dans l’estomac) obstrue le passage des aliments et le transit est alors complètement bloqué.

Les symptômes d’obstruction digestive sont les suivants :

– Le lapin mange de moins en moins et finit par ne plus manger

– Les crottes sont de plus en plus petites et sèches, elles sont de plus en plus rares avant de disparaître

– Le lapin est moins actif, voire carrément prostré et en hypothermie

 

Dans tous les cas d’occlusion, il s’agit d’une réelle urgence.

Je vais vous donner quelques conseils mais qui ne se substitueront jamais à une visite et une consultation rapide chez votre vétérinaire car il n’y a que lui qui pourra définir la cause de l’occlusion et surtout sa localisation (par palpation de l’abdomen de votre lapin, voire en réalisant une radio et/ou une échographie de son abdomen).

Que faut-il faire en attendant la visite chez votre vétérinaire?

1. Il faut s’assurer que votre lapin ne se déshydrate pas. En effet, en cessant de manger, il diminue aussi ses apports en eau. N’hésitez pas à le forcer à boire à l’aide d’une petite seringue. Un lapin doit boire 70ml d’eau par kilo de poids corporel et par jour. Apportez lui cette quantité d’eau répartie en une dizaine de fois sur la journée. Par exemple, si votre lapin pèse 500 grammes, il lui faut donc 35ml d’eau par jour. Vous lui donnerez donc à boire à la seringue (sans l’aiguille, bien sûr!) 10 fois 3,5ml d’eau sur une journée.

2. Vous pouvez lui donner de l‘huile de paraffine, que vous trouverez pure en pharmacie ou en gel chez votre vétérinaire. Ne donnez pas d’autre huile que l’huile de paraffine à votre lapin! Pas d’huile d’olive ou autre! Toute autre huile que l’huile de paraffine est très mal tolérée par le lapin et peut induire des pancréatites. Et même avec l’huile de paraffine, soyez très vigilant et demandez l’aval de votre vétérinaire. En règle générale, on donne à boire au lapin 1,5 à 2,5ml de paraffine pure matin et soir, à l’aide d’une petite seringue, pendant maximum 3 jours. L’huile de paraffine restant à 100% dans le tube digestif (car elle n’est pas digérée ni absorbée), elle fera “glisser” en douceur les boules de poils si elles ne sont pas trop volumineuses.

3. Donnez de l’ananas frais à manger à votre lapin. S’il refuse de manger, faites lui boire du jus d’ananas frais. Pas de jus pasteurisé. L’ananas frais contient des enzymes qui détruiront petit à petit certains composants des boules de poils et les feront se désintégrer.

4. Il faut absolument éviter qu’un lapin ne jeûne trop longtemps. Nourrissez également de force votre lapin avec des compotes de fruits sans sucres ajoutés, des soupes de légumes verts (soupes fraîches ou en brique) ou des petits pots fruits et légumes pour bébés. Evitez par contre les petits pots ou les soupes à base de pommes de terre. Ceci dit, si la boule de poils est de taille trop importante, elle bloquera totalement le transit, et comme le lapin est une espèce qui ne vomit pas, les aliments risquent de s’accumuler dans l’estomac. D’où la nécessité absolue de la consultation chez votre vétérinaire!

En plus de cela, votre vétérinaire pourra vous prescrire des médicaments (antispasmodiques digestifs, antibiotiques dans les cas de risques d’entérotoxémies liées au blocage du transit, …). Et parfois, si la boule est trop grosse (ou si on a attendu trop longtemps avant de consulter!), il n’y aura que la chirurgie qui sera efficace pour la déloger.

Il est donc très important de brosser régulièrement votre lapin en période de mue, surtout si c’est une race à longs poils.

Tous à vos brosses et peignes, donc!

 

Fait froid hein?

12 Déc

Depuis quelques jours, on se les gèle sévère sur Paname! Vous avez froid? … Votre chien aussi!

En hiver : protégez les coussinets de vos chiens!

Le froid, la neige, le sel attaquent la couche protectrice des coussinets qui peuvent se blesser, se fendiller et devenir sujets aux crevasses.

Ces crevasses peuvent se surinfecter … donc : vive la prévention, mes braves!

 

Que faire de particulier pour protéger les coussinets de son toutou chéri (surtout pour les petits veinards qui vont bientôt emmener Kiki à la montagne)?

 

1. A chaque retour de promenade, il est très important de bien rincer les pattes à l’eau claire tiède. Insistez sans frotter entre les doigts

2. Séchez ensuite ses pattes à l’aide d’un linge propre et sec ou d’un sèche cheveux en position température basse

3. Utilisez une solution tannante pour coussinets plantaires, type Solipat® (en vente chez votre vétérinaire). Il s’agit d’une solution qui va solidifier les coussinets, les rendant plus résistants. C’est très facile d’emploi, même les blondes peuvent s’en servir (presque) sans mode d’emploi (je précise que je SUIS blonde). Le flacon est muni d’un tampon qu’il vous suffit d’appliquer dans un premier temps une fois par jour pendant environ une semaine, et ensuite tous les 2 à 3 jours en entretien durant toute la saison hivernale

4. Si votre chien présente carrément des crevasses ou des gerçures, demandez conseil à votre vétérinaire mais il vous prescrira probablement, en plus de la solution tannante, un baume apaisant, décongestionnant et cicatrisant, de type Dermoscent Biobalm® ou Dermaflon crème®

5. Si les coussinets sont carrément à vif, vous devrez peut être protéger ses pattes à l’aide de petites bottines et de bandages lors des sorties, le temps que les tissus cicatrisent grâce aux baumes précités. Même que en ce moment, je suis certaine qu’il doit y avoir moyen de trouver de jolies (ou pas) petites bottines de Père Noël en animaleries spécialisées!! En voilà un bon prétexte pour jouer à la Barbie avec votre Chihuahua ( « noooon mais tu sais c’est pas pour le fun, c’est pour protéger ses petites patounes » ).

 

 

Nos chiens citadins en hiver … que faire pour lui faciliter la vie durant cette saison et le protéger du froid?

23 Nov

Un chien est plus résistant au froid qu’un humain, c’est certain. Sauf les tout petits chiots et les petits chiens à poils courts.

Malgré tout, les besoins de nos compagnons changent durant l’hiver. Et leurs besoins sont différents en fonction de leur âge (chiot, adulte ou chien âgé) et de leur race.

Que faut-il faire?

1. Si vous possédez un chiot ou un chien âgé, le mieux à faire est de prendre rendez vous chez votre vétérinaire pour vous assurer de son bon état de santé. Il vérifiera que ses vaccins et ses vermifuges sont à jour et réalisera un bilan de santé complet, voire un bilan sanguin s’il le juge nécessaire. Si votre chien âgé souffre de troubles locomoteurs, signalez le à votre vétérinaire : il développe peut être de l’arthrose.

2. Manteau ou pas? Si votre chien est un chien adulte en bonne santé et qu’il a des longs poils, il est fort probable qu’il n’ait pas besoin de protection chaude. Par contre, un très jeune chien, un chien âgé, un chien à poils ras (type lévrier) possède très peu de réserves graisseuses corporelles et sera donc plus sensible au froid. Il peut donc être nécessaire de lui mettre un manteau lors des jours les plus froids, voire des bottines pour les plus sensibles … si! si! des bottines!

3. Prenez soin de leurs pattes! En plus de la solution tannante pour coussinets dont je vous parlais dans un précédent article, veillez à convenablement lui couper les griffes et à couper les poils entre ses coussinets afin qu’il n’accumule pas de neige ou de glace entre ses doigts. Vous pouvez également, comme dit plus haut, le munir de petites bottines de protection. En effet, le sel qui est épandu sur les trottoirs en période de gel est très agressif pour les coussinets de votre chien. Si vous le promenez sans protection, n’oubliez pas de bien rincer (à l’eau tiède) et ensuite de sécher chacune de ses pattes à chaque retour de promenade.

4. Soyez attentif à son lieu de couchage! Malgré que nos chiens citadins dorment à l’intérieur, soyez vigilant et vérifiez que son couchage ne soit pas placé en plein courant d’air, et dans un endroit suffisamment chaud.

5. Ne changez rien à son alimentation! Nos chiens citadins n’ont pas réellement besoin d’un supplément énergétique. Vous pouvez par contre demander à votre vétérinaire de vous fournir un complément vitaminé adapté voire descompléments en acides gras essentiels, qui l’aideront à « booster » son système immunitaire. Vérifiez également qu’il ait toujours de l’eau propre et pas trop froide à sa disposition.

6. Si votre chien souffre d’arthrose, soit liée à l’âge, soit liée à une anomalie articulaire chronique, bichonnez le particulièrement durant l’hiver, car les symptômes et la douleur s’accentuent lorsqu’il fait froid. Vous pouvez doubler l’épaisseur de son couchage pour le rendre plus moelleux et confortable. Votre vétérinaire vous prescrira certainement un traitement ponctuel lors des crises d’arthrose aiguës mais également un traitement de fond. Ne donnez pas à votre compagnon d’anti-inflammatoires humain! Doliprane®, Voltaren®, toussa : c’est NON! NON! NON! Les anti inflammatoires humains sont très nocifs pour lui!

 

Des fleurs de Bach pour nos animaux domestiques

15 Nov

Les fleurs de Bach sont très utilisées en naturopathie humaine. De manière individuelle, chaque fleur de Bach correspond à un état émotionnel différent. Elles sont également disponibles en association dans le flacon Rescue® pour nous aider à mieux gérer les situations de stress et émotions fortes au quotidien.

Elles sont également de plus en plus utilisées en naturopathie vétérinaire en complément d’une thérapie comportementale.

Pour nos animaux, comme pour nous, elles peuvent être utilisées individuellement, avec l’aide d’un thérapeute naturopathe pour être certain d’utiliser la bonne fleur ciblant la bonne émotion.

Il existe également une formulation d’association de 5 essences de fleurs de Bach : le Rescue Remedy Pets®.

Cette formule est spécialement adaptée aux animaux car elle est sans alcoolOui, je sais, pas facile tous les jours la vie de clébard parisien, même pas le droit de picoler un peu en cas de coup de blues.

Elle convient aux chats et aux chiens mais aussi aux lapins, reptiles, poissons, oiseaux, chevaux.

Elle a été formulée pour calmer votre compagnon dans toute situation de stress ponctuel : visite chez le vétérinaire (genre, je suis stressante, pffft! ridicule!), peur du bruit, des pétards, feux d’artifice, anxiété ponctuelle, lors d’un voyage, d’un déménagement, suite à la perte d’un compagnon ou d’un membre de la famille, secondairement à un trauma ou un choc, …

La posologie est de 4 gouttes, jusqu’à 6x par jour. Vous placez les gouttes directement dans la bouche de votre animal, ou dans son aliment ou son eau de boisson. Si un traitement par voie orale est souvent aisé et recommandé chez le chien, c’est parfois un calvaire chez le chat, ou chez le lapin par exemple. Vous pouvez dans ce cas appliquer les gouttes sur la peau de votre animal, dans le cou, entre ses épaules ou sur le pavillon de l’oreille.