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Tu as faim? Mange dans un parpaing!

7 Fév

Le chat d’intérieur parisien est prédisposé à l’obésité de part sa sédentarité et un manque fréquent d’exercice. Le chat de ville s’ennuie … donc il « stresse », est anxieux. Résultat : il mange plus (« pour passer le temps ») ou peut présenter d’autres troubles du comportement : auto-mutilations (il se gratte, se mordille, se lèche, … et finit par se blesser), troubles du comportement urinaire, vocalises, agressivité, …

L’idéal alimentaire du chat est de lui laisser le matin sa quantité de croquettes journalière et qu’il aille picorer de lui même quelques croquettes par ci par là tout au long de la journée. Le hic, c’est que si il n’a pas été habitué à cela depuis qu’il est petit, il risque bien de se goinfrer de l’intégralité de sa gamelle dès que vous la lui aurez remplie.

Tentez le plus possible de lui fractionner sa ration du jour en un maximum de petits repas. Au plus il fera de petits repas étalés sur la journée, au mieux ce sera pour lui. Mais parfois ce n’est pas toujours possible à réaliser. On part le matin de la maison pour le boulot, et on rentre tard. Tentez de lui donner alors à manger un peu avant de partir au boulot, un peu en rentrant du boulot, et un peu avant d’aller vous coucher.

Si votre chat a tendance à être « morfal », il existe chez votre véto des aliments spécialement conçus pour la réduction pondérale de votre chat : ces aliments sont pauvres en calories, riches en fibres, tout en comblant ses besoins nutritionnels journaliers. Le chat d’intérieur stérilisé (mâle ou femelle) devrait systématiquement être nourri en prévention avec ce type d’aliment!

Vous pouvez également augmenter son exercice progressivement en le faisant jouer. Vous pouvez par exemple utiliser un laser (une sorte de petite lampe de poche que vous pouvez vous procurer en animalerie), dont il va s’amuser à courser le faisceau lumineux sur le sol.

Vous pouvez également utiliser des stystèmes d’alimentation par distributeurs de croquettes, comme le Pipolino, ou le Aikiou dont je vous ai déjà parlé. Ou un Fun Board, le principe est le même : rendre les croquettes plus difficile d’accès et augmenter le temps de la prise alimentaire tout en mettant des croquettes à disposition tout au long de la journée.

 

Et là vous me dites (parce que je vous entends râler d’ici!) : Le Pipolino? l’Aikiou? le Fun Board? Tout cela vous semble trop cher? Votre chat n’y comprend rien? Fait la grêve de la faim? Ces gadgets le stressent plus qu’autre chose?

Si je trouve tous ces distributeurs de croquettes excellents et adaptés à la grande majorité des chats, j’ai quand même une astuce pour tous les récalcitrants : le PARPAING EN CIMENT!

Oui, oui, je vous parle bien de celà :

parpaing

La grosse brique trouée que vous trouverez chez Casto ou chez Leroy Merlin ou autre et qui coûte la modique somme de … quoi? 1 euro? 1,50 euro tout au plus?

Pas très sexy, j’avoue, mais tellement efficace!

Le matin, placez la quantité journalière de croquettes de votre chat dans les petits trous du parpaing et votre chat (cette feignasse), sera obligé d’aller chercher ses croquettes une par une avec ses pattes pour les ramener à la surface.

Résultats : il se régule, il se bouge, il doit « faire quelque chose pour manger » … EXIT l’inactivité et la gloutonnerie! Et tout cela : à moindre prix!

Elle est pas belle la vie?

 

 

Pourquoi faire stériliser mon chat?

6 Fév

La stérilisation du chat ou de la chatte consiste en une intervention chirurgicale destinée à l’empécher de se reproduire.

 

– La stérilisation du mâle (ou castration) se réalise par ablation des testicules. C’est une opération peu invasive, externe, réalisée sous anesthésie générale. La convalescence dure généralement 1 jour tout au plus

– La stérilisation de la femelle (ovariectomie ou ovariohystérectomie) consiste en l’ablation des ovaires (avec ou sans abaltion de l’utérus) sous anesthésie générale. L’intervention est un peu plus invasive que chez le mâle dans la mesure où c’est une opération intra-abdominale. La convalescence est donc un peu plus longue (1 à 2 jours pour une ovariectomie; 3 à 4 jours pour une ovariohystérectomie)

Ceci dit, en règle générale, le lendemain de la stérilisation, mâles et femelles se portent à merveille et rentrent à la maison le soir même de l’intervention!

Ce billet ne concerne bien évidemment pas les animaux destinés à la reproduction … merci de bien vouloir le noter! ;-)

Je vous dirai tout d’abord que la vieille croyance qui dit que « faire-au-moins-avoir-une-portée-à-sa-chatte-est-mieux-pour-elle » est totalement fausse!! Si vous ne voulez pas de chatons, mieux vaut, pour la santé de votre chatte, qu’elle soit stérilisée. Vous allez comprendre pourquoi…

Beaucoup de propriétaires, par anthropomorphisme (c’est à dire qu’ils se mettent à la place de leur animal), hésitent à faire stériliser leur chat : ils n’en voient pas l’intérêt ou considèrent cette opération comme une mutilation…

Pourquoi donc votre vétérinaire vous conseille la stérilisation?

Tout simplement parce que faire stériliser son animal présente de nombreux intérêts : pour nous, mais surtout pour eux!

Ethiquement parlant, d’abord! La stérilisation limite la surpopulation féline et les portées indésirables. Faire faire des chatons à son chat est une chose … caser les 5, 6, 7, 8 (?) chatons qui en résulteront en est une autre! Il n’est pas chose aisée de placer ces petites boules de poils chez des personnes de confiance, et vivre avec 8 chats dans un 60m2 parisien n’est pas vraiment raisonnable!

Chez les mâles, la stérilisation avant la puberté (entre 6 et 8 mois d’âge) permet d’éviter certains comportement gênants : griffades, marquages urinaires, urines odorantes des mâles non castrés… Un chat castré est également un chat plus calme et plus affectueux.

Chez les femelles, la stérilisation évite les chaleurs. La chatte stérilisée n’aura donc plus de comportement de miaulements intempestifs, fugues, marquages urinaires, frottements, …

Stériliser votre chat accroit également statistiquement son espérance de vie. Effectivement, les animaux stérilisés n’éprouvent plus le besoin de chercher de partenaires, ce qui réduit considérablement leur périmètre d’action. On observe ainsi une forte diminution des risques de bagarres (morsures et griffures entre animaux qui évoluent souvent en abcès), d’accidents routiers, de parasitage (puces, tiques, aoûtats) et de contamination par des virus mortels (PIF, FIV, leucose, typhus etc.). De plus, les femelles ne subissent plus les variations hormonales incessantes dues à leurs périodes de chaleurs. Une chatte stérilisée avant ses premières chaleurs (vers 6-8 mois) présente un risque quasi nul de développement de tumeurs mammaires. La stérilisation rend quasi nulle également le risque d’infection utérine (métrite).

Le seul point « négatif » de la stérilisation réside dans le fait qu’un chat stérilisé est prédisposé à la prise de poids et à la formation de cristaux urinaires. Ce point peut entièrement être rayé en nourrissant votre chat après la stérilisation avec une alimentation adaptée pour chat stérilisé, en vente chez votre vétérinaire ou en animalerie spécialisée. En plus d’être une alimentation allégée prévenant la prise pondérale, elle est sélectionnée pour minimiser le risque de formation de cristaux urinaires. Votre vétérinaire vous conseillera volontiers l’aliment le plus adapté à votre chat (croquettes, barquettes et/ou sachets fraicheurs).

 

Voilà! Qui doute encore?

Les soins à prodiguer aux pattes de nos chiens en hiver…

16 Jan

Depuis quelques jours, on se les gèle sévère sur Paname!

Je me bats vaillamment (ou pas) contre une laryngite (toux, voix éraillée, nez qui coule, fièvre, …) reçue de mon fils en héritage inversé … ET J’AI FROID!!! Vous aussi? Lupin, en tous cas, cela ne le met pas trop en joie …

La météo actuelle me permet de vous parler d’une partie de votre chien de laquelle il faut particulièrement prendre soin en hiver : à savoir ses pattes. En hiver : protégez les coussinets de vos chiens!

Le froid, la neige, le sel (que l’on déverse en grande quantitié sur nos trottoirs pour éviter qu’ils se transforment en patinoire dès que la température frôle le zéro) attaquent la couche protectrice des coussinets qui peuvent se blesser, se fendiller et devenir sujets aux crevasses.

Ces crevasses peuvent se surinfecter … donc : vive la prévention, mes braves toutous!

Que faire de particulier pour protéger les coussinets de son loulou (surtout pour les petits veinards qui vont bientôt emmener Kiki à la montagne)?

1. A chaque retour de promenade, il est très important de bien rincer les pattes à l’eau claire tiède. Insistez sans frotter entre les doigts. Vous débarrasserez ainsi les pattes des petits gravillons et des résidus de sel qui peuvent irriter et blesser.

2. Séchez ensuite ses pattes à l’aide d’un linge propre et sec ou d’un sèche cheveux en position température basse

3. Utilisez une solution tannante pour coussinets plantaires, type Solipat® (en vente chez votre vétérinaire). Il s’agit d’une solution qui va solidifier les coussinets, les rendant plus résistants. C’est très facile d’emploi, même les blondes peuvent s’en servir (presque) sans mode d’emploi (je précise que je SUIS blonde).

Le flacon est muni d’un tampon qu’il vous suffit d’appliquer dans un premier temps une fois par jour pendant environ une semaine, et ensuite tous les 2 à 3 jours en entretien durant toute la saison hivernale

4. Si votre chien présente carrément des crevasses ou des gerçures, demandez conseil à votre vétérinaire mais il vous prescrira probablement, en plus de la solution tannante, un baume apaisant, décongestionnant et cicatrisant, de type Dermoscent Biobalm® ou Dermaflon crème®

5. Si les coussinets sont carrément à vif, vous devrez peut être protéger ses pattes à l’aide de petites bottines et de bandages lors des sorties, le temps que les tissus cicatrisent grâce aux baumes précités.

Même que, en ce moment, je suis certaine qu’il doit y avoir moyen de trouver de jolies (ou pas) petites bottines de Père Noël en soldes en animaleries spécialisées!! En voilà un bon prétexte pour jouer à la Barbie!

Et si votre chien se plaint, boîte, présente des plaies qui saignent, … bien évidemment : une visite chez votre vétérinaire préféré s’impose!

Bon hiver! (brrrrrrr…)

Les puces, ces hôtes plus qu’indésirables!

22 Déc

Haaaa, les puces! Qui n’en a jamais eu ne peut pas comprendre à quel point c’est la galère lorsqu’on découvre un jour que son chien ou que son chat en est infesté…

Si avant on pouvait affirmer que les puces ne se rencontraient que durant la période de l’année allant de mars à octobre, de nos jours ce n’est plus vrai. Tout d’abord parce que nos animaux vivent chez nous, dans nos appartements chauds et douillets, et que chez nous, il fait aux alentours de 20 degrés toute l’année (du moins, je vous le souhaite). Et puis ensuite parce que il ne faut pas le cacher : les puces deviennent de plus en plus résistantes … à tout! au froid, aux antiparasitaires que l’on utilisait avant, il y a une dizaine d’années, et qui étaient efficaces à l’époque, mais qui ne le sont plus actuellement, … Oui, Véronique, je parle bien de ce principe actif dont vous avez parlé sur la page Facebook : je suis convaincue que les puces ont développé une certaine résistance au Fipronil. Ce qui ne veut pas dire que les produits à base de Fipronil ne pourront pas être utilisés en préventif! Par contre, en curatif, devant un chien ou un chat envahi, on essaiera de s’orienter sur autre chose, ou sur un produit combinant du Fipronil et un autre principe actif, ou de combiner le Fipronil à un autre traitement, …

Les puces peuvent donc pulluler chez nous en plein hiver, dans nos tapis, moquettes et lames de parquet … Elles font la danse de la joie et sautillent gaiement sur leurs vilaines petites pattes velues : été comme hiver, elles sont tellement bien chez nous!

Et attention : ce n’est pas parce que votre chat d’appartement ne sort jamais qu’il est impossible qu’il ait des puces! Détrompez vous! Nous pouvons ramener (sur nos chaussures, nos vêtements, …) un adulte, une forme pupale ou un oeuf chez nous, qui se développera ultérieurement, profitant de la présence de notre animal pour nous envahir.

 

La puce adulte : les symptomes, les risques, …

Les puces adultes se nourissent du sang de votre chat ou de votre chien. Elles passent le plus clair de leur temps dans l’environnement immédiat de l’animal (c’est à dire, confortablement installées dans votre intérieur, les sangsues!!!) et lorsqu’il leur prend une petite fringale, hop! elles sautent sur votre animal et le piquent pour se délecter de son sang.

Ces piqûres peuvent provoquer des démangeaisons (pas toujours, donc si un animal ne se gratte pas, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de puces), voire des allergies (DAPP : dermatite allergique aux piqûres de puces) chez votre animal … mais aussi chez l’homme. Car si elles sont nombreuses dans votre intérieur, non contentes de pouvoir suffisamment se gaver sur votre animal, elles vont s’en prendre également à vous.

Deux espèces de puces sont communément rencontrées en France : il s’agit de la puce du chat et de la puce du chien. La puce du chat (Ctenocephalides felis, pour vous servir!) est la plus fréquente (dans 90% des cas d’invasions de puces). Elle peut à la fois infester le chat et le chien mais aussi l’homme et les autres animaux de compagnie de la maisonnée (lapins, furets, …). Lorsqu’on a plusieurs animaux à la maison et que tous sont infestés, c’est le chat ( ce vilain! ) qu’il faut incriminer.

Chez le chat et chez le chien, on observe souvent des lésions de démangeaisons sur la base de la queue en forme de « sapin de Noël » (non pas que cette image m’amuse, et que j’use et abuse de l’à propos de saison, mais parce que cet aspect est assez caractéristique des lésions de DAPP) :

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« Mon beauuu sapiiinnnn… » (Source : dogchatforum.com)

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Vous le visualisez bien là, le sapin? ou je dois rajouter les boules aussi? (Source : dogchannel.com)

Lorsque l’on examine de près ces lésions de la base de la queue, on peut observer de tout petits points noirs dans le pelage, qui ne sont pas des puces mais des crottes de puces. Ces crottes sont en fait du sang de votre animal digéré.

ATTENTION : ALERTE « Petit Truc Vet and the City »! (je devrais faire un petit jingle, non?)

Un petit truc pour réaliser le diagnostic consiste à récolter ces « points noirs » (à la base de la queue ou partout ailleurs dans le pelage de votre animal) sur un papier absorbant type Sopalin et de l’humidifer légèrement. Si le fait de les humidifier colore le papier en rouge/marron …  « la sentence est irrévocable » : (non vous n’êtes pas éliminé(e) de Koh Lanta) mais cela signifie que votre animal a bel et bien des puces, même si vous ne les voyez pas se promener directement sur lui. Car cela prouve qu’il s’agit de sang digéré, donc de crottes de puces. Et qui dit « crottes de puces » dit puces, on est d’accord là dessus j’imagine. La génération spontanée, ok, mais bon, quand même …

Il est très important de bien noter que la puce passe plus de temps en dehors de votre animal que sur lui. On estime que pour une puce sur le chien ou le chat, il y en a 10 dans son environnement! L’environnement reste donc un réservoir de puces adultes. Et il devra donc être traité en conséquence!

Outre ces démengeaisons bien connues, ce que l’on sait moins c’est que les puces peuvent également transmettre un ver : le Dipylidium. Important à noter également car du coup, il faut systématiquement et correctement vermifuger un chien ou un chat qui a des puces.

 

Le cycle de la puce

La puce a une durée de vie moyenne de 2 mois. Une fois qu’elle s’est goulument sustentée sur votre animal de compagnie, la femelle va pondre en moyenne une vingtaine d’oeufs par jour. Ces oeufs tombent du pelage et envahissent votre appartement. Ils peuvent, si les conditions ne sont pas optimales pour poursuivre leur développement, survivre durant plusieurs mois en restant bloqués au stade « oeuf » du cycle de vie de la puce.

Source : Bayer

Source : Bayer

Quand l’humidité et la température sont suffisantes (c’est à dire, aux conditions normales de température et d’humidité de nos appartements …), l’oeuf va faire naître une larve de puce, qui va se nourrir de débris au sol. Elle va se développer ensuite en pupe (ou nymphe), puis en adulte en une dizaine de jours mais peut rester sous forme de larve ou de pupe et survivre également durant plusieurs mois si les conditions ne sont pas optimales. Une fois l’adulte développé, le cycle reprend!

Comme vous l’avez compris, les oeufs, les pupes et les larves sont des stades assez résistants qui peuvent rester en « standby » des mois durant si les conditions de développement ne leurs conviennent pas. Elles végètent entre les lames de parquet, dans la moquette, … C’est la raison pour laquelle des puces adultes peuvent se développer chez vous bien longtemps après le passage d’un animal infesté. Le cas le plus typique est celui d’une maison de campagne que l’on fermerait après les vacances, qui aurait été infestée. Durant des semaines, voire des mois, les stades intermédiaires ne se développent pas car le chauffage a été coupé. Et dès qu’on réintègre la maison et qu’on remonte le thermostat, … les adultes se développent et envahissent les lieux!

(rien que de vous écrire tout cela, je me gratte à mooooort, pas vous?)

 

Comment traiter? Comment prévenir?

Pour se débarrasser des puces, il faut donc, bien sûr, traiter tous les animaux de la maison avec un antiparasitaire efficace (Frontline, Frontline Combo, Advantix, Advantage, Stronghold, Advocate, Effipro, Duowin, Pulvex, …). Vous pouvez également faire pratiquer en préventif chez votre véto une injection d’un produit dont la rémanence sera de plusieurs mois. Vous pouvez même rajouter à cela un traitement « flash » en administrant un comprimé antiparasitaire (oui, par voie orale, mais attention : effet flash, sans rémanence donc!).

Et là, je vous rappelle que le spécialiste de la santé de votre animal (parce que les traitements curatifs/préventifs antiparasitaires, c’est une question de santé!) c’est votre véto et uniquement votre véto! Libre à vous de vous lancer dans une « popotte » maison et d’aller demander conseil au vendeur de votre animalerie du coin (ou à votre tata Jeanine) qui – bien sûr! – va vous vendre un produit. Mais mon petit doigt me dit qu’après avoir essayé plein de produits inefficaces, vous serez quand même bel et bien amenés à utiliser ceux qui marchent vraiment, et qui ne coûtent pas plus cher que ceux qui ne fonctionnement pas! (surtout si vous tournez en rond pendant des mois à acheter 10 produits différents tous aussi inefficaces les uns que les autres)

Alors, oui, effectivement, on traite son animal avec un produit chimique. Et on a le droit de se poser la question : « est ce que je ne suis pas entrain de l’intoxiquer? ». Sachez que les études cliniques réalisées sur les antiparasitaires sont des études sérieuses et au moindre doute, ces produits sont retirés du marché. Rappelez vous récemment les colliers qui ont fait l’objet d’une épidémiosurveillance…

Enfin, sincèrement : les puces, c’est tellement nuisible (troubles dermatos, risques de transmission de maladies, risque d’anémie, troubles comportementaux, risques pour vous et vos enfants) que oui, vraiment, cela vaut la peine de traiter vos animaux systématiquement!

Respectez bien les « règles de base » de l’application d’une pipette spot on. A savoir qu’il y a une fréquence à respecter (toutes les 4 semaines, généralement) et une méthode d’application expliquée sur l’emballage, à savoir en un point dans le cou ou en plusieurs points tout le long de l’épine dorsale. Et puis surtout : on n’applique pas de pipette dans les 48h avant ou après un bain! C’est vraiment très important, car on croit bien faire : on fait un bain avec un shampoing antiparasitaire à son chien, on le rince, on le sèche et puis on applique la pipette antipuces. Or, le bain enlève la pellicule lipidique à la surface de la peau de l’animal et le principe actif contenu dans la pipette ne pourra pas être correctement absorbé. On postpose donc la pipette de 2 voire mieux 3-4 jours après le bain!

Mais aussi : il faut traiter l’environnement (et vermifuger l’animal)!

Passez tout d’abord l’aspirateur partout. Aspirez le sol, mais aussi les tentures, les housses de canapés, de fauteuils, les literies, le panier du chien, la moquette, … Fermez ensuite le sac de l’aspirateur et jetez le à la poubelle. En effet, la puce peut survivre dans l’aspirateur, s’y développer et en ressortir.

Lavez ensuite si possible toutes vos housses de canapés, fauteuils et literies. Lavez également les coussins des lieux de couchage de votre chien ou de votre chat.

Munissez vous d’antiparasitaires efficaces. Pour traiter votre appartement, je vous conseille particulièrement les foggers fumigènes. Il s’agit de petits flacons de différentes contenances, en fonction du nombre de mètres carrés d’habitat que vous devez traiter.

Ceux que je connais le mieux sont ceux de chez Virbac, à savoir les diffuseurs de Parastop®. Il en existe de 3 formats : mini (pour traiter une surface jusque 30 m2), normal (jusque 80 m2) et grand diffuseur (jusque 125 m2). Ils existent aussi en aérosol et en pulvérisateur mais qui sont plus à conseiller pour des endroits précis. Ces diffuseurs sont disponibles chez votre vétérinaire.

Alors, pour utiliser ces foggers, il faut d’abord s’assurer que tout le monde puisse sortir de l’appartement pendant quelques heures. Si vous avez un aquarium, des oiseaux, … enfin bref, toute forme de vie animale doit être évacuée de l’appartement pendant une demi journée. Vous planquez également tous les aliments (type corbeille de fruits) dans les armoires de la cuisine pour que le principe actif du fogger ne puisse pas se déposer sur des aliments que vous allez consommer tels quels par après.

Vous fermez bien toutes les fenêtres, vous ouvrez toutes les portes entre les différentes pièces de votre appartement, les portes de vos armoires et placards à linges et à vêtements également, …

Ensuite vous placez le fogger sur une table ou un tabouret plus ou moins au centre de la surface que vous avez à traiter. Si vous avez plusieurs étages, utilisez plusieurs fogger de manière à couvrir toute la surface à traiter de la manière la plus uniforme possible.

Quand vous êtes prêt : ACTION! ;-) Vous actionnez le bouton poussoir du fogger et toute la bombe va se vider toute seule et libérer une fumée insecticide qui va diffuser dans les moindre recoins de votre appartement. Quittez les lieux et laissez agir une petite demi journée.

Une fois les quelques heures passées, réintégrez les lieux, aérez bien votre appartement pendant une heure et rapatriez tous les membres de la famille, ainsi que vos compagnons à poils, à plumes ou à écailles.

L’avantage de ces foggers est que le traitement est rémanent. C’est à dire que son efficacité est de plusieurs semaines contre les adultes (4 semaines) et de 6 mois contre les larves et les oeufs. Il éliminera également tous les autres insectes présents dans l’appartement.

N’oublions pas que les pupes (stade entre la larve et l’adulte) sont insensibles aux insecticides et qu’elles peuvent mettre plusieurs semaines avant de devenir adultes. C’est à elles que l’on doit les « échecs » de traitements.

On parle de « fenêtre pupale », c’est à dire le laps de temps durant lequel les pupes vont se développer en adultes et réinfester un milieu qui aura été traité. Il faudra donc retraiter l’environnement au bout de 2 à 4 semaines (voire même recommencer 2 à 3 fois) pour tuer toutes les puces adultes issues de ces pupes.

Les puces, c’est réellement la galère pour s’en débarrasser. Le dicton « mieux vaut prévenir que guérir » prend dans ce cas précis vraiment tout son sens.

Mon meilleur conseil est le suivant : même si votre chat ne sort jamais ou que votre chien sort très peu, et même si il n’est jamais en contact avec d’autres animaux : traitez le contre les puces, et ce systématiquement en prévention, et ce, tout au long de l’année! Et renseignez vous bien auprès de votre vétérinaire, histoire d’utiliser des produits efficaces. Car NON : les pipettes d’huiles essentielles ou celles que vous trouverez en grandes surfaces (idem pour les colliers) ou chez des pharmaciens mal renseignés ne seront pas des traitements suffisants!

A bon entendeur … Joyeux Noel, Félix! ;-)

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Mais ouiiii vous avez mérité un gif pailleté de toute bôôôté!

Nos chiens citadins en hiver (fait froid, hein?)

5 Déc

Un chien est plus résistant au froid qu’un humain, c’est certain, on est d’accord! Sauf les tout petits chiots, les races  « toys » et les petits chiens à poils courts. Qui n’a pas déjà vu un Chihuahua ou un mini York greloter dès qu’il fait moins de 20 degrés au compteur?

Comme pour nous, les besoins de nos compagnons changent durant l’hiver. Et leurs besoins sont différents en fonction de leur âge (chiot, adulte ou chien âgé) et de leur race.

Que faut-il faire?

Si vous possédez un chiot ou un chien âgé, le mieux à faire est de prendre rendez vous chez votre vétérinaire pour vous assurer de son bon état de santé. Le médecin vérifiera que ses vaccins et ses vermifuges soient à jour et réalisera un bilan de santé complet, voire un bilan sanguin s’il le juge nécessaire. Si votre chien âgé souffre de troubles locomoteurs, signalez le à votre vétérinaire : il développe peut être de l’arthrose.

 

Manteau ou pas?

Je ne suis VRAIMENT pas fan des garde robes pour chiens, alors, sincèrement, si votre chien est un chien adulte en bonne santé et qu’il a des longs poils, il est fort probable qu’il n’ait pas besoin de protection chaude! Evitez lui la doudoune rose ou le pull en laine façon grand’mère : il vous en sera reconnaissant! ;-) PAR CONTRE, un très jeune chien, un chien âgé, un chien à poils ras (type lévrier) possède très peu de réserves graisseuses corporelles et sera donc plus sensible au froid. Il peut donc être nécessaire de lui mettre un manteau lors des jours les plus froids … voire des bottines pour les plus sensibles (si! si! des bottines!) (je me demande quelle tête ferait Lulu si je m’amenais un jour avec ce genre d’accessoires).

Mais oui, je sais...Sois fort!

Mais oui, je sais… Sois fort, frère! (Source : Milk & Pepper)

 

Prenez soin de leurs pattes!

Le sel qui est épandu sur les trottoirs en période de gel est très agressif pour les coussinets de votre chien.

A chaque retour de promenade, il est très important de bien rincer les pattes à l’eau claire tiède. Insistez sans frotter entre les doigts.

Séchez ensuite ses pattes à l’aide d’un linge propre et sec ou d’un sèche cheveux en position température basse.

Utilisez une solution tannante pour coussinets plantaires, type Solipat® (en vente chez votre vétérinaire). Il s’agit d’une solution qui va solidifier les coussinets, les rendant plus résistants. C’est très facile d’emploi, le flacon est muni d’un tampon qu’il vous suffit d’appliquer dans un premier temps une fois par jour pendant environ une semaine, et ensuite tous les 2 à 3 jours en entretien durant toute la saison hivernale.

Si votre chien présente carrément des crevasses ou des gerçures, demandez conseil à votre vétérinaire mais il vous prescrira probablement, en plus de la solution tannante, un baume appaisant, décongestionnant et cicatrisant, de type Dermoscent Biobalm® ou Dermaflon crème®.

Si les coussinets sont carrément à vif, vous devrez peut être protéger ses pattes à l’aide de petites bottines et de bandages lors des sorties, le temps que les tissus cicatrisent grace aux baumes précités.

Veillez également à convenablement lui couper les griffes et à couper les poils entre ses coussinets afin qu’il n’accumule pas de neige ou de glace entre ses doigts. Vous pouvez également, comme dit plus haut, le munir de petites bottines de protection.

 

Soyez attentif à son lieu de couchage!

Malgré que nos chiens citadins dorment à l’intérieur, soyez vigilant et vérifiez que son couchage ne soit pas placé en plein courant d’air, et dans un endroit suffisamment chaud.

Source : BuzzFeed

Source : BuzzFeed

 

Ne changez rien à son alimentation!

Nos chiens citadins n’ont pas réellement besoin d’un supplément énergétique. Vous pouvez par contre demander à votre vétérinaire de vous fournir un complément vitaminé adapté voire des compléments en acides gras essentiels, qui l’aideront à « booster » son système immunitaire. Vérifiez également qu’il ait toujours de l’eau propre et pas trop froide à sa disposition.

 

Il souffre d’arthrose?

Si votre chien souffre d’arthrose, soit liée à l’âge, soit liée à une anomalie articulaire chronique, bichonnez le particulièrement durant l’hiver, car les symptômes et la douleur s’accentuent lorsqu’il fait froid.

Vous pouvez doubler l’épaisseur de son couchage pour le rendre plus moelleux et confortable.

Votre vétérinaire vous prescrira certainement un traitement ponctuel lors des crises d’arthrose aiguës mais également un traitement de fond.

Par contre ne donnez pas à votre compagnon d’anti-inflammatoires humain! Doliprane®, Voltaren®, toussa : c’est NON! NON! NON! Les anti inflammatoires humains sont très nocifs pour lui!

Fermez vos fenêtres et condamnez vos balcons!

24 Sep

La chute d’un chat d’un balcon ou d’une fenêtre d’appartement en étage élevé est l’accident le plus fréquent en ville. Pour preuve, nombre d’assurances commencent à prendre cet incident en charge.

 

 

Dans le jargon vétérinaire, on appelle cela les « chats parachutistes« . C’est à dire que leur instinct de chasse étant tellement fort, ils auront tendance à perdre l’équilibre dans leur élan, ou carrément à se jeter par la fenêtre ou à sauter du balcon à la moindre stimulation par un oiseau ou un insecte qu’ils auront vu à l’extérieur.

 

En dessous de 3 étages, les dégats sont rarement mortels. Parfois même, le chat s’en sort sans même une égratignure. Entre 3 et 5 étages, les choses se compliquent (lésions ostéoatriculaires, contusions diverses, …) et au delà du 5ème étage, les chances de survie sont très faibles.

 

 

Car contrairement à ce que l’on peut croire, un chat ne retombe pas toujours sur ses pattes… ou alors si, mais il tombe trop rapidement!

 

Réflexe de redressement du chat.
Source : Wikipedia

 

Parfois, dans sa chute, il n’a pas le temps de se retourner pour amortir le choc sur ses pattes (si il tombe de peu d’étages). Et parfois, il tombe de tellement haut et la vitesse de chute est telle qu’il ne peut pas amortir le choc sur ses pattes. Résultat : fractures des os des membres, traumatismes craniens, lésions abdominales (rupture de la vessie, hémorragies diverses, …) et/ou thoraciques (pneumothorax, hémorragie, rupture du diaphragme, …), …

 

Quoi qu’il en soit : que vous habitiez ou non en étage élevé : la prévention est de mise. Fermez les fenêtres! Faites grillager vos balcons par des sociétés spécialisées.

 

Car cela arrive bien plus souvent qu’on ne le croit!

 

Quoi qu’il en soit, si cela devait arriver à votre chat, il faut systématiquement le faire examiner par votre vétérinaire. En le manipulant le moins possible et en étant le plus calme possible. Car même s’il ne boite pas, il peut présenter des lésions internes et ne révéler de symptomes visibles par vous que plusieurs heures après la chute.

 

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Petite remarque : attention aux fenêtres de type oscillo battant!

 

 

Fermez les également! On peut se croire à l’abri en se disant que le chat ne pourra pas la franchir … et c’est effectivement le cas sauf que le chat se coinse dans le V formé par le battant de la fenêtre et le chassis, s’y débat, et s’y emprisonne de plus en plus. Résultat : lésions internes, luxations inter vertébrales avec lésions neurologiques entraînant des paralysies du train arrière, mort par épuisement, …

Pour avoir un aperçu de l’horreur : vous pouvez visionner une video de CBS ici. Heureusement, le chat s’en est sorti car un passant l’a aidé à s’en dégager mais imaginez si ce pauvre chat était resté coincé là dedans toute la journée…

Ca sent les vacances!!

24 Juil

J’ai beau vous aimer très fort, chers lecteurs, l’idée d’être en vacances à la fin de cette semaine me démange.

Les vacances, on en a tous besoin : pour se reposer, se ressourcer, se retrouver en famille … et revenir en pleine forme, prêts pour attaquer la vie dès la rentrée.

J’espère que comme moi vous pourrez profiter à fond de ce moment privilégié, famille au grand complet, bestiaux y compris!

Je vous rappelle ici quelques articles qui pourraient vous intéresser avant le grand départ :

– Cet article sur le coup de chaleur, j’y tiens beaucoup. Je commence par celui ci car si nous cherchons le soleil pendant nos vacances, nos amis poilus ont tendance à le fuir. Ne laissez jamais JAMAIS JAMAIS!! votre animal seul en voiture! Même pour « 2 minutes, en double file, juste histoire de passer rapido à la boulangerie »! Le coup de chaleur, c’est MORTEL, en quelques petites minutes!

– Cet article sur un accessoire bien utile en vacances, à emmener partout : la gamelle pliable. Ainsi qu’un article sur la trousse de secours minimum à constituer et à emporter avec vous pour lui sur le lieu de vos vacances

– Cet article vous parle du mal des transports et vous propose des solutions, pour que « départ en vacances » ne soit plus synonyme de grosse galère

– Ici, je vous parlais de tout ce qu’il faut prévoir pour emmener votre chien avec vous à la plage

– Dans cet article, je vous informais du B.A.-BA pour voyager avec un NAC

– Et enfin, ici, un article pour voyager avec son animal et dormir à l’hotel

Vous pouvez également vous rendre sur la page internet de 30 Millions d’Amis qui met à votre disposition – et ce gratuitement – un KIT DES VACANCES constitué du « guide des vacances pas bêtes », de 3 cartes postales et d’un autocollant « animal à bord » à afficher à l’arrière de votre véhicule. Il vous suffit de remplir le formulaire et le kit vous sera gracieusement envoyé.

 

 

30 Millions d’Amis édite également chaque année une CARTE INTERACTIVE de France vous renseignant les différents gites, hotels, campings acceptant les animaux mais aussi les plages sur lesquelles nos chiens sont admis l’été.

Enfin, cette même fondation met également à votre disposition un réseau d’entraide au cas où vous galériez pour faire garder votre animal si par malheur vous ne pouviez l’emmener avec vous.

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Je profite de ce post pour vous rappeler que votre chat, chien ou furet DOIT légalement être identifié, avec une microchip (puce électronique) pour voyager à l’étranger, et que vous devez également lui faire faire un passeport européen et le faire vacciner contre la rage.

Ensuite, en fonction du pays dans lequel vous désirez voyager, différentes formalités peuvent s’appliquer. Renseignez vous suffisament longtemps à l’avance auprès de l’ambassade dudit pays et de la compagnie aérienne que vous empruntez. Car chaque pays a ses propres exigences et chaque compagnie aérienne a également les siennes.

N’oubliez pas non plus de faire mettre à jour les vaccins autres que celui de la rage, pour la santé de votre propre animal, ainsi que de traiter contre les puces et les tiques à l’aide d’un propduit adéquat. Et contre les phlébotomes si vous voyagez dans une région à risque.

Prenez avec vous son aliment habituel ou assurez vous que vous le trouverez sur votre lieu de vacances. En effet, un changement alimentaire brutal peut (en plus du stress que constitue en lui même le voyage) occasionner des troubles digestifs.

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Voilà, je crois que je vous ai tout dit!

Je vous posterai encore très certainement quelques articles d’ici là mais je vous souhaite d’ores et déjà de BONNES VACANCES!!

 

Le mal des transports

11 Juil

Le mal des transports est malheureusement assez fréquent chez le chien comme chez le chat. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est PÉNIBLE, autant pour l’animal que pour son maître.

 

Illustration : Pfizer : http://www.chien-malade-en-voiture.fr

 

 

Quelle en est la cause?

On ne connaît pas la cause réelle du mal des transports mais ce que l’on peut affirmer avec certitude c’est que le stress y est pour beaucoup.

On peut aussi incriminer une désynchronisation entre ce qui est vu et les mouvements perçus par l’animal. La voiture tangue, et stimule une zone du cerveau qui provoquera une sensation de nausée, puis des vomissements.

 

Quels en sont les symptômes?

Le chien va manifester primairement son mal des transports par une salivation excessive. Il sera agité, anxieux. Il peut se mettre à gémir, voire à aboyer. Il tremble, halète beaucoup. Et enfin, il se mettra à vomir, voire même à uriner et déféquer … Joie! Les vacances commencent bien, dans la bonne humeur et l’allégresse!

Le chat lui aussi peut souffrir de mal des transports. Les symptômes sont sensiblement les mêmes que pour le chien (si ce n’est pour les aboiements. De ce côté là, normalement, vous êtes tranquille … huhu!).

Un animal n’est pas un autre. Tous présenteront différentes formes de mal des transports.

Mais ce qui est sûr c’est qu’au fur et à mesure, ils vont être de plus en plus rapidement malade car ils vont anticiper et se mettront déjà dans un état de stress dès leur entrée dans la voiture.

 

Que faire pour atténuer ce mal des transports?

Tout d’abord, voyagez dans le calme. Bannissez le CD de Joe Dassin à fond les ballons, donc. Et baillonnez vos enfants une bonne fois pour toute (ça vous fait un bon prétexte, vous en rêviez non?)!

(rhoooo, ça va, c’est pour rire!)

Le chien (ou le chat) sait qu’il va être malade dès qu’il monte en voiture. N’en rajoutez donc pas une couche. Ne le sur couvez pas non plus, car vous risquez d’accentuer son stress si vous même êtes anxieux pour lui. Le mieux est de faire comme si de rien n’était.

Si votre chien/votre chat est jeune : habituez le petit à petit à la voiture! Augmentez graduellement la durée des trajets.

Faites voyager votre chien de préférence aux pieds du passager avant. Certains chiens se sentent mieux dans le coffre, séparés de la voiture à l’aide d’une grille ou d’un filet. D’autres se sentiront mieux sur la banquette arrière. Faites des essais.

Parfois, il suffit de changer la place du chien dans la voiture pour qu’il supporte mieux les trajets.

Le chat, quand à lui, doit voyager dans sa cage. Et le mieux, c’est de poser la cage sur la banquette arrière. Il existe également pour le chat des sprays de phéromones apaisantes à pulvériser quelques temps avant le départ dans sa cage de transport afin de le rendre plus zen. Vous trouverez ces sprays chez votre vétérinaire ou en « parapharmacies vétérinaires » spécialisées.

Entrouvrez les vitres pour amener un peu d’air frais à votre compagnon. Ne fumez pas dans votre véhicule (c’est mauvais pour vous aussi, hein!!).

Et arrêtez vous régulièrement pour le faire se dégourdir les pattes et boire un peu d’eau.

Et, bien sûr, évitez de lui donner à manger juste avant le départ!

Et si malgré tous ces bons conseils, vous ne vous en sortez toujours pas, parlez en à votre vétérinaire. Il existe à présent des médicaments que vous pouvez donner à votre compagnon une bonne heure avant le départ, et qui ne les assomment pas comme les anti-émétiques qui existaient avant et qui les rendaient KO pour le restant de la journée.

 

Pour que désormais, les départs en vacances, ce soit plutôt comme ceci :

 

Accueillir un chaton … Le début d’une belle aventure!

16 Juin

Petit article compilation de choses que j’ai déjà écrites, dédicace pour Nanette, du blog Les humeurs de Nanette, qui pépare actuellement le terrain pour commencer une belle et longue histoire avec un petit nouveau venu dans la famille…

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Ca y’est, cela fait des mois que vous en discutez en famille et là, vous vous êtes décidé : vous allez accueillir un chaton!

Pour que tout se passe le mieux possible, rien de tel que de préparer son arrivée.

Quelques petits conseils au préalable…

Il faut d’abord savoir qu’on adopte en moyenne un chaton vers l’âge de 2-3 mois. En tous cas, pas avant l’âge de 8 semaines, car il ne serait pas sevré.

Mâle ou femelle ? Peu importe! On a tendance à dire qu’un mâle est en général plus calme qu’une femelle mais il n’y a pas de règle absolue.

Choisissez son petit nom!

Soit vous aurez un coup de cœur pour un nom, soit vous trouverez son nom dans la liste des noms commençant par la lettre de l’année, à savoir le “H” pour 2012.

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Comment l’accueillir en douceur ?

Je vous recommande vivement de brancher, une semaine avant l’arrivée du chaton dans son nouveau « home sweet home », un diffuseur de phéromones apaisantes. Il s’agit de substances totalement inodores pour nous mais captées par les récepteurs olfactifs du chat et qui créent un environnement rassurant et sécurisant pour lui.

S’il y a déjà d’autres animaux à la maison, ne brusquez rien et prenez le temps de faire les présentations…

Le chat étant un animal territorial, l’arrivée d’un nouvel individu peut perturber l’équilibre de votre premier chat. Alors, préparez le terrain : en plus du diffuseur de phéromones, vous pouvez également utiliser un spray de phéromones faciales. On en pulvérise dans nos mains, et on applique ensuite nos mains sur l’un des deux chats, sur les flancs et la face. Ensuite on fait de même avec l’autre chat, avant de les présenter l’un à l’autre. Demandez pour se faire conseil à votre vétérinaire!

Si vous possédez un chien, vous pouvez de manière identique appliquer des phéromones faciales sur les flancs du chien, la face et les pattes, à hauteur du chaton.

Quel « matériel » faut-il prévoir ?

Prévoyez, bien sûr, un bac à litière, que vous placerez dans un endroit calme et éloigné de son lieu de couchage et de ses gamelles. Car un chat déteste manger-dormir-faire ses besoin dans un périmètre trop rapproché. Vous serez surpris de voir à quel point un chaton est rapidement propre!

Achetez lui un griffoir et un panier confortable (qui doit être placé dans un endroit fixe et au calme). Un chaton dort environ 16 heures par jour. Durant ses périodes de repos, expliquez à tout le monde à la maison (et surtout aux enfants) qu’il ne faut pas le déranger. Le reste du temps, il joue ou fera sa toilette.

Le jeu d’un chaton mime des simulations de scènes de chasse. Il est donc indispensable de lui fournir des jouets, qu’il utilisera comme “proies”.

Les chats à longs poils devront être brossés régulièrement, c’est à dire au moins une fois par jour, afin d’éviter les nœuds d’une part, et d’éviter d’autre part qu’ils n’ingèrent trop de poils.

Demandez à votre vétérinaire lors de votre première visite de vous conseiller un nettoyant pour les oreilles et pour les yeux de votre nouveau compagnon, afin de les maintenir propres.

Comment « l’éduquer » ?

Dès le départ, fixez les limites : ne laissez pas un chaton vous mordiller ou faire mine de vous attaquer. Ce qui peut paraître très mignon lorsqu’il est chaton peut s’avérer bien plus gênant lorsqu’il aura atteint l’âge adulte. Pour ce faire, verbalisez un “NON” bien senti, cessez immédiatement le jeu et si il ne se calme pas, isolez le momentanément dans une autre pièce. La meilleure façon de lui apprendre les règles reste la récompense : une croquette ou une caresse lorsqu’il a un bon comportement. Et ne le réprimandez que si vous le prenez sur le fait. Plus tard … c’est trop tard!

Comment le nourrir ?

Nourrissez votre chaton à volonté avec des croquettes spéciales croissance. Vous pouvez également agrémenter son alimentation de boites ou de sachets fraicheurs toujours adaptés aux chats en croissance. Soyez conscients qu’une bonne alimentation est primordiale dès le plus jeune âge. Votre vétérinaire vous conseillera volontiers l’alimentation qu’il estime la plus adaptée aux besoins de votre chaton en fonction de votre et de son rythme de vie… Et halte aux idées reçues : cela ne coute pas plus cher de nourrir son chat avec des aliments de qualité, complets et équilibrés!

Le chat n’est pas un grand buveur, surtout si on le nourrit avec une alimentation humide. Proposez lui cependant de l’eau à volonté dans un bol et ne vous étonnez pas qu’il demande à boire au robinet du lavabo. C’est nettement plus amusant! Evitez par contre de lui donner du lait de vache, qui provoque souvent des diarrhées.

Quels soins doit-on lui prodiguer ?

L’identification.

Un chat, même un chat qui ne sort jamais doit être identifié (puce électronique de préférence, ou tatouage).

Pourquoi? Tout simplement parce que c’est obligatoire. De plus, identifier votre animal, c’est le protéger. Car si votre chat échappait par malheur à votre attention, se faufilait en dehors de votre appartement, et qu’il était ramassé par la fourrière, il pourrait être considéré comme un chat errant et être euthanasié.

Suite à l’identification de votre animal, votre vétérinaire vous remettra un passeport européen, qui est, en quelque sorte, le document officiel de votre chat et son carnet de santé.

Les vaccins et les tests sanguins.

Je conseille systématiquement de faire tester les chatons pour le FIV et FeLV (deux virus immunosuppresseurs). Pour ce faire, le vétérinaire réalise une prise de sang et fera un test directement à la clinique ou via un laboratoire extérieur.

Il faut ensuite faire vacciner votre chat (dès l’âge de 2 mois et à tout âge pour un chat adulte). Le chat d’intérieur doit être vacciné contre le typhus et le coryza (combiné ou non à la chlamydiose), même s’il ne sort jamais et ne rencontre jamais d’autres chats! En effet, ces virus sont transportés par voie aérogène, ou via vous, vos mains, vos chaussures, … sans contact direct avec un autre chat.

Je conseille également de faire vacciner le chat contre la rage, même s’il ne sort jamais. C’est un principe de précaution pour le protéger.

Le vaccin contre la leucose (si le chat ne sort pas et n’est jamais en contact avec d’autres chats) peut être mis de côté. Par contre si le chat sort, ce vaccin devient indispensable !

Les vermifuges.

Il faut ensuite vermifuger votre chat régulièrement, même s’il ne sort jamais.

Un chaton doit être vermifugé tous les
mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Et ensuite au minimum deux fois par an. Si le chat sort ou est en contact avec de jeunes enfants, on le vermifugera au minimum 4 fois par an.

Les antiparasitaires.

Traitez systématiquement votre chaton tout au long de sa vie contre les puces, même s’il ne sort jamais.

La stérilisation.

Un chat neuilléen, si vous ne le destinez pas à la reproduction, doit être stérilisé.

Les femelles non stérilisées ont très souvent un comportement de miaulements, de roulades, de marquage urinaire, de tentatives de fugues durant leurs périodes de chaleurs … peu compatibles avec la vie en appartement. Alors qu’une femelle stérilisée aura un tempérament plus calme et sans “sauts d’humeur”, beaucoup plus appréciable.

Avoir un chat mâle non castré en appartement est, selon moi, assez inenvisageable. Le mâle non castré développe une odeur corporelle et urinaire assez désagréable et prenante, ainsi qu’un comportement de griffades, de marquage urinaire intempestif, … ! Alors qu’un chat castré sera plus calme, plus affectueux, et surtout, n’urinera pas partout dans votre intérieur.

La visite annuelle chez le vétérinaire

Le chat d’intérieur nécessite au moins une visite annuelle chez son vétérinaire, ne fut ce que pour ses rappels de vaccins annuels. Ce sera l’occasion pour votre vétérinaire de vous conseiller individuellement des soins complémentaires à lui apporter : détartrage (en cas de présence de tartre associée ou non à de la gingivite), bilan sanguin (en cas de suspicion d’une maladie ou de routine chez le chat senior), analyses d’urine, …

Bon, benh, vous savez ce qu’il vous reste à faire (c’est juste là, en dessous) …

Voilà, vous savez tout! (ou presque!)

Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre nouveau compagnon et une belle et longue vie ensemble !

Comme un lapin au printemps

12 Mai

Les beaux jours sont de retour!!!! ENFIN!

Vous êtes l’heureux propriétaire d’un lapin et vous désirez le laisser sortir pour profiter des beaux jours. Bravo! C’est une très bonne chose!

Mais avant tout, il y a quelques précautions à prendre.

 

Source : Wikipedia

Un lieu de sortie adapté.

Assurez vous tout d’abord que l’espace dans lequel vous allez le laisser sortir est adapté. Un jardin clôturé est l’endroit idéal pour le laisser gambader. Evitez les lieux publics des grandes villes. Par exemple : les pelouses « cracra » du Champ de Mars ou des Invalides : non! Combien de chiens dont on ignore l’état de santé vont y faire leurs besoins au mètre carré??

Un jardin privé est donc l’endroit idéal mais vérifiez qu’il soit bien clôturé et que votre lapin ne puisse s’enfuir ni en sautant au dessus, ni en creusant en dessous du grillage de la clôture.

Eloignez du jardin les chiens et les chats (saufs, bien sûr, si ils sont habitués à la présence régulière de votre lapin).

Aménagez une zône d’ombre et vérifiez que le climat au moment de la sortie ne soit pas pluvieux, pas trop chaud (pas au delà de 25°C), pas trop humide ni trop venteux (benh oui, c’est sensible ces petits chouchoux là).

Mettez de l’eau à sa disposition et incitez le à boire! Si il fait chaud, n’hésitez pas à le vaporiser à l’aide d’un brumisateur (surtout au niveau de ses oreilles car c’est à cet endroit que se fait essentiellement la thermorégulation chez le lapin).

Attention aussi aux plantes toxiques auquelles il pourrait avoir accès. L’herbe, les pissenlits, les trèfles, … ok, pas de problème. En cas de doute sur une plante, grillagez la pour qu’il ne puisse pas l’atteindre.

Comme il n’a probablement pas l’habitude de manger beaucoup d’herbe chez vous, l’idéal est de l’habituer petit à petit. Laissez le en manger un tout petit peu les premiers jours, quitte à le rentrer si il s’obstine à vouloir en manger plus. Car un changement trop brutal d’alimentation n’est jamais conseillé chez le lapin!

Durant sa sortie : surveillez le. N’oubliez pas que ce n’est pas sont environnement naturel, à lui, le petit citadin d’appartement!

La vaccination.

Faire vacciner son lapin est absolument indispensable si vous le laissez sortir. On vaccine le lapin contre la myxomatose et la maladie hémorragique.

Selon le vaccin utilisé, un rappel vaccinal devra être pratiqué une, deux, ou trois fois par an.

Les anti-parasitaires.

Un lapin qui sort doit être protégé contre les parasites (les puces, les tiques, les acariens, …). Il faut donc lui appliquer un antiparasitaire externe et le vermifuger régulièrement.

N’appliquez pas n’importe quoi sur votre lapin. N’utilisez pas l’antiparasitaire de votre chien ou de votre chat (qui peuvent s’avérer carrément mortels pour le lapin). Demandez systématiquement conseil à votre véto!

Et n’appliquez pas d’huiles essentielles répulsives non plus (style huiles essentielles de géranium dont je vois souvent parler dans des forums NAC’s mais qui peuvent gravement irriter voire brûler la peau du lapin).

Si le jardin est infesté de moustiques, vous pouvez protéger la zone où vous laisserez sortir votre lapin à l’aide d’une moustiquaire.

Garre aussi aux mouches qui peuvent pondre leurs oeufs sur l’arrière train du lapin (si il est souillé par de l’urine ou des matières fécales). Veillez donc à lui nettoyer régulièrement les fesses!

 

 

… Bonnes sorties!