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Alerte! ALERTE!! Les aoûtats sont là!

7 Août

L’aoûtat (et non l’aoûtien, s’il vous plait m’sieurs dames; l’aoûtien, c’est autre chose, c’est ma BFF qui est dans le Sud de la France actuellement et que je déteste cordialement du fin fond de ma salle de consultation, par exemple) est un minuscule acarien qui possède un cycle de vie particulier.

L’adulte vit dans l’environnement, libre, il est carnassier et se nourrit majoritairement d’autres acariens. Ce n’est donc pas l’aoûtat adulte qui nous cause des soucis.

La femelle va pondre ses œufs de ces œufs sortiront des larves. Les larves attendront patiemment dans la végétation que s’approche leur cible…

Ce sont ces larves qui parasitent nos animaux domestiques (chiens, chats, rongeurs, oiseaux, …) mais aussi l’homme.

On rencontre ces parasites partout en France, en Europe, surtout dans les hautes herbes.

Elles iront se nicher dans des endroits chauds et humides de l’hôte, où la peau est fine (entre les doigts, dans les plis des oreilles, sur les paupières, …).

Elles se regroupent généralement en amas d’une bonne dizaine d’individus. Comme ces larves sont de couleur orangée, il est assez facile pour un œil avisé de les reconnaître. Elles forment des petites croûtes orangées dans les plis des oreilles, dans les plis des membres, entre les doigts et les coussinets ou au dessus des yeux de votre compagnon à 4 pattes.

Source : Wikipedia

Source : Wikipedia

Ces larves vont se nourrir de débris de peau et de sang. Puis, au bout de quelques jours, elles vont quitter leur hôte, se transformer en nymphe, puis en adulte, et le cycle recommence.

La saison de développement est d’avril à octobre, comme les tiques, avec un pic de développement en août, comme son nom l’indique (c’est bien fait n’est-il pas?).

Nous sommes donc en plein dedans! Et comme il fait chaud, après une période un peu humide, les aoûtats pullulent!

Les lésions causées par les aoûtats sont bénignes mais sa morsure est excessivement prurigineuse et nos animaux domestiques peuvent souffrir d’infections bactériennes cutanées secondaires à ces démangeaisons intenses.

 

La prévention des infestations consiste à appliquer un antiparasitaire externe sur tout l’animal en insistant sur les zones à risque.

Malheureusement, il n’y a pas de produit miracle. On peut appliquer en répulsif du Frontline® spray sur le chien et le chat, ou du Defendog® chez le chien, en respectant les doses prescrites du nombre de vaporisations en fonction du poids corporel et en le vaporisant également bien sur les pattes, en frottant à l’aide d’un gant derrière les oreilles aussi.

D’autres produits efficaces pour les chiens dont le shampoing Pulvex® (à ne pas utiliser chez les chats!!), à utiliser comme un shampoing classique, si ce n’est qu’on va le laisser agir 5-10 minutes avant de rincer. Il faudra recommencer le shampoing toutes les 2 à 4 semaines.

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Attention à l’utilisation de ces différents produits chez les jeunes animaux! Lisez attentivement la notice et en cas de doute, demandez conseil à votre vétérinaire.

Lorsque votre animal est infesté et se gratte, il faudra consulter votre vétérinaire qui vous prescrira très certainement des anti-inflammatoires et anti-prurigineux puissants (souvent des corticoïdes), ainsi qu’un traitement en spray ou shampoing pour éliminer les parasites.

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Races de chiens apparentées aux colleys … attention, danger!

19 Nov

Chez les races apparentées à la race Colley (Collie/Colley, Border collie, Bearded Colley, Berger australien, Berger des shetland, Berger blanc suisse, Bobtail, … mais aussi les Longhaired Whippet et Silken Windhound), il existe une mutation génétique (du gène MDR1), qui entraîne une modification de la perméabilité de la barrière méningo-encéphalique du chien. Cela peut sembler banal à en parler comme ça mais c’est loin d’être le cas!

Cette mutation n’est pas systématique chez tous les chiens de ces races, mais elle est quand même fréquente (environ un chien Colley sur deux, voire plus).

La barrière méningo encéphalique joue en l’état normal un rôle de filtre et protège le cerveau des atteintes externe. Elle va – entre autre – contrôler l’accès des molécules médicamenteuses au cerveau (mais aussi des particules virales, des bactéries, etc). Si cette barrière est d’avantage perméable : le cerveau va plus facilement être atteint par certaines molécules, ce qui risque d’entraîner des surdosages, des effets neurotoxiques, voire la mort de l’animal.

De quelles molécules faut-il donc se méfier pour ces races?

 

1- Certains antiparasitaires :

– l’ivermectine et ses dérivés, que l’on peut retrouver dans de nombreux vermifuges

– l’émodepside (Profender®)

– la milbemycine (Milbemax®, Program®, Interceptor®, …)

– la moxidectine (Ectodex®, …)

– le spinosad (Comfortis®)

 

2- Certains anti-diarrhéiques : le lopéramide (Lopéral®, Immodium®)

 

3- Certains antiémétiques (anti vomitifs) :

– le métoclopramide (Emeprid®, Primperan®, Primperid®, …)

– le domperidone (Motilium®, …)

 

4- Certains antibiotiques :

– la spiramycine (Spiraphar®, Stomorgy®l, Histacetyl®, …)

– le métronidazole (Flagyl®, …)? qui est un « antibiotique / antiparasitaire »

 

5- Certains anesthésiques / analgésiques / tranquillisants :

– l’acepromazine (Calmivet®, Vetranquil®, …)

– le butorphanol

 

6- Certaines molécules de chimiothérapie :

– la vincristine

– la vinblastine

– la doxorubicine

 

Si vous possédez un chien de race apparentée à la race Colley, je vous conseille vivement d’aller visiter le site suivant : http://www.collie-online.com/colley/mdr1/index.php

 

Que faut-il faire?

Si votre chien est de race apparentée au Colley (cfr races ci dessus en intro de l’article), je vous recommande de le faire tester pour ce fameux gène MDR1. Il s’agit d’un test de son ADN, donc, qui est réalisé par votre vétérinaire grâce à un prélèvement buccal (par simple frottis) ou un prélèvement sanguin. Ce test n’est pas très onéreux (entre 60 et 80 euros de frais de laboratoire). En fonctions des résultats obtenus (si votre chien est homozygote muté, sain ou hétérozygote pour le gène MDR1), vous saurez s’il faut être ou non vigilent lors de l’utilisation des molécules précitées.

Si vous décidez de ne pas le faire tester, il faut réellement faire très attention aux molécules que l’on utilisera pour le vermifuger et le traiter contre les puces et les tiques.

Et si, lorsque vous donnez un médicament à votre chien, il présente des symptômes tels que fatigue, coma, ataxie, convulsions, … présentez le illico à votre vétérinaire!

Le printemps … c’est le moment de faire vacciner votre lapin!

25 Mar

La vaccination des lapins de compagnie n’est pas une généralité, et c’est bien dommage pour eux.

Les NAC’s sont moins médicalisés que les chiens et les chats, cela va sans dire. Attention, je n’ai pas dit que vous, propriétaire d’un lapin, ne vous occupiez pas bien de votre compagnon. Je dis juste qu’il s’agit d’une constatation générale …

Et pourtant …

bugs

Les maladies contre lesquelles un lapin peut (doit?) être vacciné sont la myxomatose et la maladie hémorragique du lapin (V.H.D.).

Je vous conseille de faire vacciner votre lapin dans tous ces cas de figure :

– si votre lapin sort,

– s’il vit avec un chien ou un chat (qui peut lui transmettre des puces et/ou des tiques),

si vous vivez près d’un élevage de lapins, près d’une surface d’eau, dans une région à moustiques,

– si votre lapin mange du foin et des légumes/fruits.

Bref, vous reconnaîtrez quasi systématiquement le mode de vie de votre lapin dans l’un des cas précités.

Il n’y a que les lapins d’appartements qui n’en sortent jamais et qui sont nourris exclusivement aux mélanges de grains, qui ne doivent pas systématiquement être vaccinés. Mais ce type de détention et d’alimentation est plus que discutable car un lapin a besoin d’espace, adore gambader, et surtout, il DOIT être nourris avec des aliments frais.

Donc…

lapin

 

La myxomatose est une maladie virale excessivement contagieuse. Le lapin s’infecte soit par contact direct avec un lapin infecté (malade ou porteur sain de la maladie), soit par voie indirecte (par les puces, tiques, moustiques). C’est une maladie grave et mortelle. Un lapin atteint présentera les symptômes suivants : conjonctivite, écoulements oculaires, hyperthermie, abattement, anorexie, masses cutanées (=myxomes), infections et inflammations diverses telles que pneumonie, … Il est rare que l’on puisse sauver le lapin et si c’est le cas, il en garde fréquemment des séquelles.

La maladie hémorragique est également une maladie virale. Elle se transmet par contact direct (via un animal malade) ou par contact indirect (via des insectes, des plantes ou par vous et vos chaussures via les urines ou excréments d’animaux malades). C’est également une maladie très grave et rapidement mortelle. Les symptômes du VHD sont : hémorragies en tous genres (comme son nom l’indique) (nasales, buccales, digestives, mais aussi hémorragies internes), rhinites, troubles respiratoires, anorexie, abattement, convulsions, … Le traitement du VHD est illusoire car la mort est très rapide. C’est la raison pour laquelle cette maladie est souvent diagnostiquée en autopsie.

Quand et comment faire vacciner son lapin?

Pour faire vacciner son lapin, on prend rendez vous chez son vétérinaire bien sûr!

La vaccination est un acte médical et à ce titre il n’y a que les vétérinaires qui sont habilités à la faire. Un lapin sera vacciné dès son plus jeune âge, en tous cas dès l’âge de 6 semaines (si le lapin vit en milieu à risque, la vaccination est possible dès l’âge de 4 semaines). Une injection de rappel doit parfois être pratiquée un mois après cette première injection selon le vaccin et le protocole utilisé.

Ensuite, classiquement, on pratiquera une injection de rappel soit annuellement, soit tous les 6 mois, selon le protocole vaccinal qui sera déterminé avec votre vétérinaire. L’idéal étant de réaliser ces injections bi annuelles au printemps et en automne, car l’efficacité de l’un de ces protocoles de vaccination est optimale durant les 3-4 mois suivant l’injection. On réalise donc un vaccin au printemps pour être certain que le lapin soit bien protégé durant la période propice au développement des moustiques.

Si vous habitez une région à risque (Sud de la France) ou si vous y voyagez souvent avec votre lapin, il est même conseillé de faire une injection de rappel vaccinal tous les 4 mois (3x/an, donc) car on estime que le vaccin myxomateux n’est pas tout à fait efficace 6 mois durant.

Les effets secondaires possibles de la vaccination sont ceux de toute injection. Une réaction locale peut apparaître, à savoir une petite masse au site d’injection, qui disparaît généralement en quelques jours. Des réactions allergiques anaphylactiques peuvent également exister, mais c’est extrêmement rare (je n’en ai jamais vu chez un lapin), et malheureusement, c’est le lot de tout produit injectable!

Petite note supplémentaire : en parallèle de ces vaccins et compte tenu du mode de transmission des maladies précitées, on n’oublie pas de traiter régulièrement son lapin contre les puces/tiques/moustiques à l’aide d’un produit adapté! (disponible chez votre véto).

La phytothérapie, oui, j’y crois! [ Cadeau inside ]

30 Nov

Je vous ai déjà parlé de phytothérapie et je sais que vous aimez les méthodes « naturelles » de soins pour vos animaux de compagnie.

Je vous ai également déjà parlé de ma consœur et désormais amie, le Docteur Céline Gastinel-Moussour, qui a développé une gamme phyto en collaboration avec les laboratoires Leaf Care. C’est également elle qui m’avait invité dans son émission « Au bonheur des Animaux » sur idFM 98,0FM, Radio Enghien.

Je vous rappelle que la gamme de compléments alimentaires Leaf care :

– se présente sous forme de friandises adaptées au goût du chien (pour la gamme chien) et au goût très délicat du chat (pour la gamme chat).

– a été formulée par une vétérinaire praticienne, à savoir Céline Gastinel-Moussour (qui utilise les plantes dans sa pratique quotidienne), et elle contient des extraits de plantes qui ont fait la preuve de leur efficacité depuis des années.

logo

La présentation est particulièrement appréciée :

– 75 % des chats prennent spontanément les produits de la gamme

– 98 % des chiens les adorent

– Pour les plus récalcitrants il est facile d’écraser chaque « boulette » avec 1 ou 2 millilitre d’eau tiède pour donner le produit à la pipette directement dans la bouche.

Les produits de la gamme :

gamme

–  INTESTICALM : solution naturelle pour le bien-être digestif ( pré et pro biotiques )

–  VERMICROC : (le seul – pardon Céline – auquel je n’adhère pas trop … mais il en faut!) : vermifuge naturel ( gentiane, papaye, graine de courge )

–  PHYTAPAISE : pour un chien ou un chat détendu sans médicaments ( passiflore et pavot de Californie ) … cela fait maintenant plusieurs mois que je le teste sur les animaux de ma clientèle et je dois dire que c’est mon chouchou dans la gamme. Il fait des « miracles » sur les chats anxieux (qui développent des cystites idiopathiques, du marquage urinaire, des agressions d’anxiété, …)

–  CROC AND GO : une solution complète pour les articulations et les muscles

– CANIPEPS : solution de soutien du métabolisme, drainage en douceur de l’organisme du chien, mon deuxième « chouchou » de la gamme, avec le Felipeps

–  FELIPEPS : solution de soutien métabolique et de drainage adaptée au chat

J’adhère totalement à cette gamme phyto car :

Elle affiche une volonté d’utiliser des extraits de plantes et des produits naturels rigoureusement sélectionnés qui ont fait leurs preuves depuis des années.

Elle fait le choix de préserver les réserves de la terre :

–         Aucune espèce de plante menacée par les récoltes

–         Le choix de plantes cultivées de façon respectueuse et naturellement présentes en quantité dans le monde

–         Des omégas 3 issus d’une production par des algues cultivées pour ne pas épuiser les océans, tout en évitant les polluants

–         La spiruline est cultivée

Chaque solution a été testée et approuvée par les principaux intéressés : les chiens et les chats !

Avec l’aide de vétérinaires, d’éleveurs et d’amoureux de chats et de chiens qui ont contrôlé sur le terrain l’efficacité pendant deux années avant la sortie de la gamme.

S’il est bien clair que vous ne soignerez pas l’abcès de votre chien ou le cancer de la vessie de votre chat avec de la phytothérapie, il me semble cependant judicieux de ne pas tourner le dos (en médecine humaine comme en médecine vétérinaire) aux médecines alternatives. La phyto en médecine vétérinaire est pour moi une excellente alternative, de la médecine douce quand on ne doit pas nécessairement sortir l’artillerie lourde. Ou de l’adjuvant (c’est à dire que la phyto va seconder le traitement de médecine dite « classique »).

En cette période de crise, nous avons tous envie de bien-être et de solutions naturelles  pour nos chats et nos chiens, mais nous les voulons à un prix raisonnable. C’est un choix délibéré de Leaf Care de contenir les coûts tout en exigeant une très haute qualité.

Enfin et surtout selon moi : la naissance des produits est le fruit d’échanges qui s’inscrivent dans une démarche globale de prise en charge de la bonne santé du chien et du chat.

La réflexion sur le bien-être du chien et du chat ne s’est pas limitée aux produits de la gamme et c’est pour cette raison qu’une maison d’édition ( le Pré du Plain : www.lepreduplain.com ) s’associe au projet pour pour partager les connaissances en publiant une collection de livres :

pré du plain

« Le B.A.-BA  des plantes pour mon chien » et « Le B.A.-BA des plantes pour mon chat » ont tout d’abord été écrits par Céline et édités. Mais la gamme complète est désormais disponible : « Le B.A.-BA des plantes pour mon furet« , « mon lapin » et « mon cheval« !

CELINE

La collection, résolument pratique et richement illustrée, est vendue au prix très attractif de 5 euros par livre (qui font chacun une soixantaine de pages!).

Je précise que je n’ai aucune action chez Leaf Care et que je ne parle de cette gamme que parce que c’est de la parapharmacie (donc, des compléments alimentaires, et donc que j’ai le droit de le faire) et enfin et surtout parce que je crois en ce qu’à développé Céline, qui est une vraie professionnelle et une passionnée!

Pour tous ceux que la phyto intéresse, je vous invite vivement à lire ses livres : « Phytothérapie et soins naturels pour mon chat » et « Des plantes et des soins naturels pour mon animal de compagnie « .

Céline nous fait aujourd’hui un très grand plaisir : elle propose à deux d’entre vous de gagner la gamme complète de ces petits guides. Chaque gagnant se verra donc envoyer les 5 exemplaires : « chien, chat, furet, lapin et cheval ». Un joli cadeau à mettre sous le sapin, non?

Pour tenter de gagner, c’est très simple : publiez ci dessous un commentaire en expliquant pourquoi vous voulez remporter ces guides, et un tirage au sort désignera les deux gagnants. Vous avez jusqu’au samedi 14 décembre, minuit, pour participer!

Bonne chance!

Edit du 17 décembre 2013 : AD THE WINNERS ARE … 

(suite à l’absence de réponse des deux gagnantes originelles, j’ai procédé à un 2ème tirage au sort via randomizer)

 Alise (a.mon****@hotmail.fr) et Manaudier Jennifer (lasaw****@hotmail.fr) !!! Félicitations et merci à toutes et tous de votre intérêt et de votre participation !

Merci de bien vouloir m’envoyer vos coordonnées (nom complet et adresse postale) par mail à vetandthecity(AT)gmail(POINT)com

Demain : 1er mai = muguet = attention danger pour eux!

30 Avr

Le muguet est à la fête durant le mois de mai (qui a dit « joli mois de mai »? non mais sérieux, c’est quoi cette météo de vacances de Toussaint?).

Il porte bonheur, offrez-en à foison à tous ceux et toutes celles que vous aimez!

Mais vis à vis de nos animaux de compagnie : il faut sacrément s’en méfier!

Idem si vous avez de jeunes enfants à la maison : méfiance!! Placez ces jolis bouquets odorants hors de portée de ces petits curieux touche-à-tout…

muguet

Où est le problème?

Le soucis réside dans le fait que toutes les parties de la plante de muguet (les fleurs, les tiges et les feuilles) contiennent des substances irritantes (saponosides) et des dérivés toxiques pour le coeur (hétérosides cardiotoxiques).

Ça ne vous parle pas plus tout ça hein?

Alors, en gros, les saponosides vont être responsables de troubles digestifs tels que vomissements, diarrhées, douleurs abdominales.

Les hétérosides cardiotoxiques (la convallatoxine, le convallatoxol et le convalloside majoritairement) vont avoir un effet toxique sur le coeur comparable à celui des digitaliques :  faiblesse, hypotension, bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque), augmentation de la diurèse (volume des urines), prostration, convulsions.

On a longtemps utilisé le muguet comme plante médicinale pour le traitement de maladies cardiaques. Mais comme la marge entre la dose efficace de traitement et la dose toxique est très étroite et que le passage des substances actives de l’intestin dans le sang est aléatoire, on a abandonné ce traitement bien trop risqué.

Il est intéressant de noter aussi que les hétérosides cardiotoxiques persistent dans la plante séchée.

L’ingestion de muguet frais ou sec justifie donc l’hospitalisation de votre animal, sous monitoring cardiaque s’il en a ingéré une grande quantité. C’est à dire pour un animal de taille moyenne (10-15kg), au moins un plan entier (quantité, bien sûr, relative au poids de votre animal).

Pensez également que le toxique se retrouve dans l’eau du vase. Consultez donc aussi votre vétérinaire si votre animal a bu cette eau.

Et comme toujours : mieux vaut prévenir que guérir! Ne laissez donc pas ces bouquets à portée de vos animaux ou de vos jeunes enfants!

Traiter efficacement son chien ou son chat contre les tiques

29 Avr

J’espère pouvoir vous dire que le printemps sera bientôt des nôtres question température externe et nécessité urgente de synthèse intensive de vitamine D au soleil…

Pour nos animaux de compagnie, force est de constater que les puces et les tiques sont de retour!

Pour les puces, je vous ai déjà écrit un article over-détaillé ici … je vous invite donc à le lire attentivement (interro à la clé à venir).

Quant aux tiques : comme il fait « plus ou moins » doux (en vérité, on se les gèle encore sévère mais on va quand même faire comme si) : les températures avoisinent les 10-15 degrés et il fait humide, résultat : les tiques sont en émoi et pullulent.

Comment prémunir nos animaux des ces horribles petites sangsues, vecteurs de nombreuses maladies?

Pour les chiens :

La méthode de prévention la plus efficace contre les tiques est la suivante :

Spot on antiparasitaire + Collier Scalibor®

Trois remarques à formuler :

1. Le spot on antiparasitaire à utiliser est sous forme de pipettes, dont l’application est à renouveler toutes les 3-4 semaines en fonction du produit. N’appliquez pas ces pipettes dans les 48h avant ou après un bain. Fournissez vous chez votre vétérinaire, car les produits disponibles en pharmacie ou en grande surface ne sont pas toujours super efficaces…

2. Le collier Scalibor est un collier anti-tiques et protégeant les chiens des phlébotomes (les petits moustiques qui peuvent être vecteurs de la Leishmaniose au Sud de la Loire) : il est efficace 6 mois et doit être laissé en place au cou de votre chien durant toute la période à risque (de mars à octobre pour le Nord de la France, toute l’année pour le Sud). Votre chien peut se baigner avec ce collier, cela n’altèrera pas son efficacité.

3. La tique, en plus d’être un acarien un peu répugnant suceur de sang, est vecteur de maladies potentiellement mortelles. Si vous habitez une région à risque : faites vacciner votre chien contre la Piroplasmose en plus de tous ces moyens préventifs.

Je vous renvoie à cet article sur la vaccination contre la piroplasmose.

Pour les chats :

La méthode de prévention contre les tiques la plus effcicace est la suivante :

Pipettes antiparasitaires

Il n’y a que les pipettes vendues chez votre véto ou en parapharmacie vétérinaire spécialisée qui sont réellement efficaces chez le chat contre les tiques. Les colliers, ça ne marche pas, ou très mal, et en plus c’est dangereux pour un chat qui sort et risque de rester accroché par son collier et se faire étrangler! Idem, les pipettes sont à renouveler toutes les 3-4 semaines.

Et si malheureusement, vous trouvez une tique (ou on dit UNE tique!) sur votre chien ou votre chat, utilisez le petit crochet o’Tom® simplissime d’usage. Pas d’éther pour « endormir » la tique avant car l’éther crée une vasodilatation et la tique injectera d’avantage sa salive dans la peau de votre animal, ce qui accentuera la réaction inflammatoire locale.

Alors? On est d’accord? On les traite dès maintenant??

La période de la mue, une période à risque pour les lapins

24 Avr

Le début du printemps (qui arrive un peu tard cette année) annonce le début de la mue chez tous nos animaux domestiques.

Qui dit mue dit perte de poils > ingestion de poils et risques divers.

L’occlusion est une des pathologies digestives les plus fréquentes chez le lapin.

Le plus souvent, le blocage se situe au niveau de l’estomac, mais peut aussi se localiser dans l’intestin grêle, au niveau de l’anus, ou de toute autre portion du tube digestif.

Elle résulte généralement d’un blocage du transit digestif par des boules de poils (ou des corps étrangers ou des tumeurs).

Les boules de poils sont la raison la plus fréquente d’occlusion digestive. Lors de la mue, le lapin avale de grosses quantités de poils en faisant sa toilette.

Les poils se mélangent au contenu de l’estomac et durcissent  pour former de grosses boules de poils qu’on appelle aussi “trichobézoards” (à défaut d’être un mot courant, ça fait érudit, et vous ferez des points au Scrabble!).

Le problème c’est que cette boule très dure (qui se localise le plus souvent dans l’estomac) obstrue le passage des aliments et le transit est alors complètement bloqué.

Les symptômes d’obstruction digestive sont les suivants :

– Le lapin mange de moins en moins et finit par ne plus manger

– Les crottes sont de plus en plus petites et sèches, elles sont de plus en plus rares avant de disparaître

– Le lapin est moins actif, voire carrément prostré et en hypothermie

Dans tous les cas d’occlusion, il s’agit d’une réelle urgence!

Je vais vous donner quelques conseils mais qui ne se substitueront jamais à une visite et une consultation rapide chez votre vétérinaire car il n’y a que lui qui pourra définir la cause de l’occlusion et surtout sa localisation (par palpation de l’abdomen de votre lapin, voire en réalisant une radio et/ou une échographie de son abdomen).

Que faut-il faire en attendant la visite chez votre vétérinaire?

1. Il faut s’assurer que votre lapin ne se déshydrate pas. En effet, en cessant de manger, il diminue aussi ses apports en eau. N’hésitez pas à le forcer à boire à l’aide d’une petite seringue. Un lapin doit boire 70ml d’eau par kilo de poids corporel et par jour. Apportez lui cette quantité d’eau répartie en une dizaine de fois sur la journée. Par exemple, si votre lapin pèse 500 grammes, il lui faut donc 35ml d’eau par jour. Vous lui donnerez donc à boire à la seringue (sans l’aiguille, bien sûr!) 10 fois 3,5ml d’eau sur une journée.

2. Donnez de l’ananas frais à manger à votre lapin. S’il refuse de manger, faites lui boire du jus d’ananas frais. Pas de jus pasteurisé. L’ananas frais contient des enzymes qui détruiront petit à petit certains composants des boules de poils et les feront se désintégrer.

3. Vous pouvez lui donner de très petites quantités d‘huile de paraffine, que vous trouverez pure en pharmacie ou en gel chez votre vétérinaire. Ne donnez pas d’autre huile que l’huile de paraffine à votre lapin! Pas d’huile d’olive ou autre! Toute autre huile que l’huile de paraffine est très mal tolérée par le lapin et peut induire des pancréatites. Et même avec l’huile de paraffine, soyez très vigilant et demandez au préalable l’aval de votre vétérinaire. En règle générale, on donne à boire au lapin 1 à 2ml de paraffine pure matin et soir, à l’aide d’une petite seringue, pendant maximum 3 jours. L’huile de paraffine restant à 100% dans le tube digestif (car elle n’est pas digérée ni absorbée), elle fera “glisser” en douceur les boules de poils si elles ne sont pas trop volumineuses.

4. Il faut absolument éviter qu’un lapin ne jeûne trop longtemps. Nourrissez également de force votre lapin avec des compotes de fruits sans sucres ajoutés, des soupes de légumes verts (soupes fraîches ou en brique) ou des petits pots fruits et légumes pour bébés. Evitez par contre les petits pots ou les soupes à base de pommes de terre. Ceci dit, si la boule de poils est de taille trop importante, elle bloquera totalement le transit, et comme le lapin est une espèce qui ne vomit pas, les aliments risquent de s’accumuler dans l’estomac. D’où la nécessité absolue de la consultation chez votre vétérinaire!

En plus de cela, votre vétérinaire pourra vous prescrire des médicaments (antispasmodiques digestifs, antibiotiques dans les cas de risques d’entérotoxémies liées au blocage du transit, …). Et parfois, si la boule est trop grosse (ou si on a attendu trop longtemps avant de consulter!), il n’y aura que la chirurgie qui sera efficace pour la déloger.

Il est donc très important de brosser régulièrement votre lapin en période de mue, surtout si c’est une race à longs poils.

Tous à vos brosses et peignes, donc! Une fois par jour en période de mue est un strict minimum!