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Aaah AAaahh ATCHOUM!

12 Sep

Bon, depuis le temps qu’on se connait maintenant, il est grand temps que je vous fasse une confidence :

« Bonjour, je m’appelle Laurence, j’ai 33 ans, je suis vétérinaire, … et je suis allergique aux chats! »

Voilà.

C’est ballot hein?

;-)

Il est vrai qu’exercer mon métier quand on est allergique à ce point aux chats est un peu comme qui dirait pas de bol. J’ai toujours sur que j’étais allergique. Enfin … « toujours » … du moins depuis bien avant que je ne commence mes études. C’était mon métier, ma vocation, alors j’ai décidé de faire avec!

Je sais que certains d’entre vous le sont aussi alors qu’ils possèdent des animaux, et n’envisageraient pour rien au monde de se séparer de leur compagnon.

Alors voici un petit article dédié à mes « collègues de galère » …

 

 

On estime en France que près d’un foyer sur deux possède un animal de compagnie. Or, environ 3% des français seraient allergiques à un voire plusieurs espèces d’animaux domestiques.

Le chat est de loin l’espèce la plus « allergisante », représentant à elle seule près de 2/3 des allergies aux animaux de compagnie. En fait, l’allergène est une protéine que l’on retrouve sur les poils des chats (la protéine Fel d 1). Cette protéine est produite par la peau des chats, mais on la retrouve également dans la salive, les larmes, les squames cutanés (pellicules) et l’urine.

On se sensibilise généralement durant notre enfance, par contact direct ou indirect. Je m’explique. La protéine allergisante présente sur les poils des chats va se retrouver partout dans l’environnement du chat : sur les tapis, dans la literie, mais aussi sur les vêtements des habitants de la maisonnée. Un enfant peut donc par exemple ramener via ses vêtements l’allergène dans une salle de classe, et sensibiliser par là même un deuxième enfant, sans qu’il y ait de contact direct entre ce 2ème enfant et le chat.

L’allergie aux chiens est également une allergie fréquente, mais moins que celle aux chats. C’est également une protéine présente sur les poils du chien qui est responsable de l’allergie.

On peut également être allergique aux NAC’s (lapin, hamster, cobaye, rat, …) et là, c’est souvent l’urine, plus que la salive et les poils qui est à l’origine de l’allergie.

On peut enfin être allergique aux oiseaux, aux chevaux, aux vaches, aux chèvres, aux moutons, … mais bon, là pour moi, ce serait moins gênant (quoi que, je fais de l’équitation aussi)!

 

Quels sont les symptomes de l’allergie?

Au contact avec l’animal allergisant, ou tout simplement en étant dans la même pièce (selon l’intensité de l’allergie), vos yeux et votre nez commencent à piquer, à chatouiller et à couler, suivi d’éternuements. C’est ce que l’on appelle la rhino conjonctivite allergique. Vous pouvez également développer une réaction cutanée de type eczéma ou urticaire.

Si le contact persiste, vous pouvez vous mettre à tousser, à respirer difficilement, voire faire une crise d’asthme. Et là, on ne parle plus d’allergie bénigne. Si ces symptomes apparaissent, c’est très sérieux et il faut absolument consulter un médecin pneumologue – allergologue!

Le médecin réalisera très certainement toute une batterie de tests cutanés, voire un examen sanguin afin de doser les immunoglobulines E spécifiques de l’allergie, afin de cibler au mieux ce à quoi vous êtes précisément allergique.

 

Ensuite … que faire?

S’il est certain que le meilleur traitement est la prévention (c’est à dire éviter d’être en contact avec l’espèce à laquelle vous êtes allergique), ce n’est pas toujours évident.

Je me vois mal ne soigner que les chiens. Et je vous vois mal abandonner Minou pour cette raison.

Il faut cependant prendre des précautions afin d’éviter d’en arriver à des crises asthmatiques.

Il vaut mieux éviter l’accès de la chambre à coucher à l’animal, ainsi que lui interdire d’aller sur les canapés. Il faut passer l’aspirateur le plus souvent possible, et partout. Il faut retirer les tapis et moquettes de son intérieur au profit de linos ou parquets bien plus facile à nettoyer, et laver fréquemment les sols, la literie, les rideaux, …

Idéalement, il faut laver son chien ou son chat une fois par semaine (avec un shampoing doux) et le brosser tous les jours à l’extérieur.

 

Lors des crises allergiques, votre médecin vous prescrira très certainement des anti histaminiques voire parfois même des corticoïdes oraux et/ou locaux (collyre, spray nasal, …).

Si ces différents traitements sont efficaces, il ne le sont que ponctuellement.

La désensibilisation est bien sûr le seul et unique traitement spécifique et à long terme. La désensibilisation consiste en l’administration régulière de doses croissantes de l’allergène, jusqu’à ce que l’organisme finisse par le tolérer et ne plus déclencher de réaction allergique.

Il faut absolument consulter un allergologue pour se faire désensibiliser, qui vous conseillera un traitement soit sous forme orale, soit par injections. Ce traitement n’est cependant pas toujours radical mais permet néanmoins d’atténuer les symptômes.

 

 

EDIT : Personnellement, je gère celà avec des anti histaminiques au printemps exclusivement (car j’ai la bonne idée d’être également allergique au pollen), et sinon je vis celà plus ou moins correctement en me lavant régulièrement les mains en consultation, en utilisant régulièrement un spray d’eau de mer, ainsi qu’un collyre de sérum physiologique et en ayant une hygiène irréprochable dans mes locaux (mais ça, ce n’est pas pour vous déplaire, non?) ;-)

 

 

La campagne de mobilisation contre l’abandon de la Fondation 30 Millions d’Amis

22 Juin

Après une campagne qui a fait le buzz et qui mettait en scène des animaux fans de tubes de l’été, la Fondation 30 Millions d’Amis vient de lancer sa campagne annuelle contre l’abandon, juste avant le début des vacances d’été (ignominie-humaine-oblige!). Et le message est fort : « Un animal ne pleure pas. Il souffre en silence ».

 


Vous aurez probablement aperçu l’affiche dans les rues de Paris et à l’arrière des bus de la RATP …

La Fondation 30 Millions d’Amis diffuse également une video, un spot « choc » d’un peu moins de 30 secondes durant lequel on voit défiler des chiens et des chats derrière les barreaux de leur cage, dans des refuges. Un texte s’affiche sur la video et demande de monter le son. Mais rien n’y fait : silence… Apparait enfin le message : « Vous n’entendez rien ? C’est normal : un animal ne pleure pas. Il souffre en silence ».

Gloups …

30 Millions d’Amis n’a pas fait les choses à moitié car en plus de la campagne d’affichage et du spot video, deux spots radios seront diffusés sur les radios d’autoroute et 6 stations nationales. Pour compléter ce dispositif, les salles de cinéma UGC et Gaumont projetteront le clip vidéo du 11 juillet au 4 août.

 

 

… Faites circuler! OK?

Le Saut Hermès, au Grand Palais, c’est ce weekend!

16 Mar

Pour la troisième année consécutive, le Saut Hermès au Grand Palais convie les meilleurs cavaliers mondiaux à concourir sous la plus belle verrière de Paris les 16, 17 et 18 mars 2012.

Cet événement est en fait un concours de saut d’obstacles international labellisé CSI 5* par la Fédération équestre internationale et la Fédération française d’équitation … sauf que c’est la maison Hermès qui l’organise … et que le décor … benh ce n’est rien que le Grand Palais, quoi!

Oui c'est beau, vous avez le droit de pleurer

Oui c'est beau, vous avez le droit de pleurer

Je ne sais pas vous, mais moi :

Une de mes Maisons préférées + un de mes lieux parisiens préféré + mon sport préféré = Grand émoi dans le dedans de moi même!

Oui, c'est beau ... là c'est moi qui pleure

Pour réserver vos places, c’est ici.

Pour demander le programme, c’est par ici.

Et si vous n’avez pas la chance de pouvoir admirer ce magnifique spectacle sur place, l’événement sera diffusé en direct sur eurosport et ici.

Des fleurs de Bach pour nos animaux domestiques

15 Nov

Les fleurs de Bach sont très utilisées en naturopathie humaine. De manière individuelle, chaque fleur de Bach correspond à un état émotionnel différent. Elles sont également disponibles en association dans le flacon Rescue® pour nous aider à mieux gérer les situations de stress et émotions fortes au quotidien.

Elles sont également de plus en plus utilisées en naturopathie vétérinaire en complément d’une thérapie comportementale.

Pour nos animaux, comme pour nous, elles peuvent être utilisées individuellement, avec l’aide d’un thérapeute naturopathe pour être certain d’utiliser la bonne fleur ciblant la bonne émotion.

Il existe également une formulation d’association de 5 essences de fleurs de Bach : le Rescue Remedy Pets®.

Cette formule est spécialement adaptée aux animaux car elle est sans alcoolOui, je sais, pas facile tous les jours la vie de clébard parisien, même pas le droit de picoler un peu en cas de coup de blues.

Elle convient aux chats et aux chiens mais aussi aux lapins, reptiles, poissons, oiseaux, chevaux.

Elle a été formulée pour calmer votre compagnon dans toute situation de stress ponctuel : visite chez le vétérinaire (genre, je suis stressante, pffft! ridicule!), peur du bruit, des pétards, feux d’artifice, anxiété ponctuelle, lors d’un voyage, d’un déménagement, suite à la perte d’un compagnon ou d’un membre de la famille, secondairement à un trauma ou un choc, …

La posologie est de 4 gouttes, jusqu’à 6x par jour. Vous placez les gouttes directement dans la bouche de votre animal, ou dans son aliment ou son eau de boisson. Si un traitement par voie orale est souvent aisé et recommandé chez le chien, c’est parfois un calvaire chez le chat, ou chez le lapin par exemple. Vous pouvez dans ce cas appliquer les gouttes sur la peau de votre animal, dans le cou, entre ses épaules ou sur le pavillon de l’oreille.

Expliquer la mort de l’animal de compagnie à un enfant

4 Nov

**** C’est la semaine de la joie et de la bonne humeur sur le blog! ;-) ***

Je ne sais pas si c’est la Toussaint qui m’inspire mes articles cette semaine mais NON, promis, je ne suis pas d’humeur morbide. Et OUI je vais bien, très bien même! :-)

C’est vrai que j’ai eu un cas un peu difficile émotionellement parlant la semaine dernière avec un client et son chat, et je pense que c’est ça qui me pousse à parler de la perte de son animal cette semaine.

Alors : comment parler de la mort et l’expliquer à un enfant?

Je pense qu’il faut parler vrai. Même à un tout petit.

(« C’est un peu court jeune homme? » … OK … Je vais développer!)

La mort de l’animal de compagnie et sa perte constitue généralement le premier rapport d’un enfant avec la mort. Etant donné l’espérance de vie de nos animaux domestiques, il est probable que la mort de son animal soit son premier gros déchirement.

Ce qu’il en retiendra, il le généralisera plus tard sur la perte d’une personne chère, membre de la famille ou proche.

Il est donc très important de ne pas lui mentir et d’éviter de tourner autour du pot.

Quant on parle de la mort avec un enfant, selon moi, il est important d’utiliser les mots adéquats : mourir, mort, décès, décéder, euthanasie, … au lieu d’enrober le tout dans un flou artistique de mots ambigus.

Je ne parlerais pas personnellement d’endormir, de chien qui dort, de faire endormir, … Nombreux sont d’ailleurs les psychologues qui prônent le fait de ne pas utiliser ces termes afin d’éviter à l’enfant la peur d’aller se coucher, de voir se coucher ses proches … et de ne jamais se réveiller.

Je ne suis pas non plus pour le fait de dire à l’enfant que l’animal est parti ou s’est enfui. Comment comprendra-t-il, lui, que son ami, son confident, l’a laissé tomber?

Non, je pense qu’il faut parler vrai à un enfant, si petit soit-il.

Avant 2 ans, l’enfant ressentira le manque sans pouvoir l’expliquer. Il est très difficile d’expliquer clairement à un tout petit la mort de son chien ou de son chat. Si il se comporte différemment suite à ce décès, il est important de l’entourer et de lui parler. Je suis persuadée que mon petit bout de 10 mois comprend bien plus de choses que je ne l’imagine.

Entre 2 et 5 ans, les enfants ne comprennent pas que la mort est définitive. Il faut donc leur expliquer avec des mots justes. Il faudra peut être leur ré expliquer plusieurs fois, jusqu’à ce qu’ils soient en âge de comprendre que mort = pour toujours.

Après 7-8 ans par contre, l’enfant sait et comprend que la mort est irrévocable. Dès cet âge également, l’enfant est capable de comprendre qu’on a « fait euthanasier le chien parce qu’il souffrait trop ».

Votre vétérinaire peut vous aider à expliquer à l’enfant, si vous pensez ne pas y arriver.

Surtout, montrez votre propre chagrin, n’hésitez pas à pleurer devant lui et laissez le pleurer. Pleurer, c’est sain, c’est vrai.

Je conseille toujours aux familles de faire une sorte de petit cérémonial familial après la perte d’un animal. On se réunit, on parle de lui, on dit à quel point il nous manque, on évoque les beaux souvenirs et on sort son album de photos. On peut même décider de faire des dessins ensemble, de planter un arbre pour lui, bref, il y a plein de choses à faire. L’important est de marquer le coup et de ne pas cacher de choses à l’enfant ou de créer des tabous. Il faut également le pousser à s’exprimer et répondre à toutes ses questions et à toutes ses craintes. C’est une démarche très importante, car encore plus que pour vous, pour votre enfant, l’animal fait partie intégrante de sa famille. Et c’est une partie de son avenir émotionnel qui est en jeu lors de la perte de leur compagnon.

Et après?

Hé bien après, on écoute encore et toujours son enfant.

Il veut un autre chat là, maintenant, tout de suite? … On lui explique que, d’accord, on reprendra un petit compagnon mais qu’il faut être un peu patient, qu’on en accueillera un autre dans quelques mois, le temps de faire le deuil du précédent.

Il ne veut pas qu’on remplace son précédent compagnon qui, pour lui, est irremplaçable (aka la douleur est trop intense pour lui)? Alors on l’écoute et on respecte son choix. Il changera peut être (très certainement d’ailleurs!) d’avis avec le temps.

Je vous conseille ici quelques bouquins pour parler avec vos enfants de ce sujet assez difficile à évoquer, et que je trouve très bien faits :

« Au revoir blaireau » de Susan Varley. Editeur : Gallimard Jeunesse

Un livre qui parle de la mort de façon détournée, à partir de 5-6 ans. « Un matin, les amis de Blaireau se rassemblent devant sa porte. Ils s’inquiètent parce que leur ami n’est pas sorti pour leur dire bonjour comme d’habitude. Le vieux Blaireau est mort, mais il existera toujours dans le cœur de ses amis, grâce aux souvenirs qu’il leur laisse. »

« Si on parlait de la mort » de Catherine Dolto. Editions Gallimard Jeunesse Giboulées

Rien à voir avec la mort d’un animal mais un grand classique sur la mort tout court. Dès 4 ans. Peut être un peu compliqué…

« C’est quoi la mort? » de Michel Piquemal et Thomas Baas. Editions Albin Michel Jeunesse.

« Piccolo a eu très peur. Il a cru que sa chatte Bergamote était morte. C’est l’occasion d’une discussion avec sa maman : où ira la chatte quand elle sera morte ? Est-ce que les parents sont éternels. Comment garder le souvenir de ceux qui ne sont plus ? » Simple, direct, mais doux et délicatement amené, sans brusquer l’enfant. Dès 3-4 ans selon moi. Ce livre répond aux questions de base des jeunes enfants.

Faire le deuil de son animal de compagnie

3 Nov

Grace à la médicalisation quasi systématique de nos jours des animaux de compagnie, leur espérance de vie a considérablement augmenté ces dernières années.

Mais si ils vivent plus longtemps, il n’en sont pas plus éternels pour autant. Et comme ils ont une espérance de vie plus courte que la notre, adopter un animal, c’est aussi accepter de le voir disparaître un jour.

Nous allons tous mourir, et eux aussi, c’est comme ça.

(… oui, ça commence bien, lecteurs et lectrices déprimées, passez votre chemin et revenez quand ça ira mieux …)

La mort de l’animal peut être naturelle, accidentelle, ou secondaire à une euthanasie. Quoi qu’il en soit, la peine est toujours la même. C’est dur de se séparer d’un compagnon synonyme de tant de souvenirs.

J’espère que cet article vous aidera à mieux gérer ce manque, ou simplement à vous faire comprendre que votre douleur est normale, que vous pleuriez la perte d’un chat, d’un chien, d’un lapin, ou d’un hamster, peu importe.

Les vétos savent que c’est dur (sois dit en passant, pour nous, ce n’est pas facile non plus de faire face à votre peine, mêlée à la notre, parce que sous nos airs durs, on s’attache aussi, et on morfle à chaque fois) alors ne craignez pas de paraître ridicule en pleurant. On sait. Et on vous comprend.

Je m’attarderai un peu sur le cas particulier de l’euthanasie. J’essaierai de lui consacrer un article à part entière. Mais il est clair que de « faire piquer » son animal dégage une douleur différente de celle d’un séparation brutale, accidentelle, ou naturelle.

Le cas particulier de l’euthanasie.

Dans le cas d’une euthanasie, c’est nous qui prenons la décision d’ôter la vie.

Et c’est une décision très difficile à prendre. Quand? Comment? Pourquoi? De quel droit? Toutes ces questions se bousculent dans nos têtes…

L’euthanasie se décide dans plusieurs cas : si l’animal est en fin de vie, en stade terminal d’une maladie incurable, si il souffre, se laisse mourir (ne mange plus, ne se déplace plus, s’il se plaint, gémit), …

Sachez que même si c’est à vous et à vous seul de prendre cette décision (personne ne peut vous y forcer), votre vétérinaire est là pour vous aiguiller, vous expliquer et vous aider à la prendre.

Personnellement, je vous conseille, si vous vous en sentez capable, d’accompagner votre animal « jusqu’au bout ». Vous vous rendrez compte de la sorte que l’euthanasie est un acte doux. Et vous ressentirez moins de culpabilité de l’avoir laissé seul. Ceci dit, si vous ne vous en sentez pas capable, ne vous forcez surtout pas.

Lors d’une euthanasie, l’animal est anesthésié, comme pour être opéré. Il s’endort, et on pousse l’anesthésie au delà du seuil anesthésique. Le coeur et la respiration s’arrêtent. Il passe petit à petit du sommeil au coma, et du coma à la mort. C’est dur, mais très paisible.

Que faire du corps de l’animal?

Je vous renvoie sur un précédent article qui vous explique les possibilités légales que vous avez : ICI.

En gros vous avez le choix entre faire incinérer votre animal ou l’enterrer.

L’incinération est réalisée par des sociétés de crémation indépendantes, qui vous permettent de choisir entre une incinération collective ou individuelle (avec dans ce dernier cas, possibilité de récupérer les cendres de votre animal).

Si vous choisissez de l’enterrer, vous pouvez soit l’enterrer chez vous (avec un rappel de la loi dans l’article ci dessus), soit faire appel à un cimetière animalier.

Pour les parisiens, enterrer son animal n’est pas chose aisée mais peut être possédez vous un jardin (veinards!) ou une maison de campagne? Le cimetière animalier parisien le plus proche est celui d’Asnières sur Seine (cfr également l’article ci dessus).

Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. C’est vous qui décidez selon vos envies et votre sensibilité. Je pense cependant qu’une sorte de cérémonial familial peut aider à faire son deuil, peu importe la forme de ce cérémonial. Ce peut être un enterrement au cimetière, assister à la crémation, ou simplement une soirée en famille où l’on se remémore les bons moments autour de photos de notre compagnon défunt.

Quelles sont les différentes phases du deuil?

Notre formation de vétérinaire est très médicale, mais on nous parle peu de psychologie. Dans les quelques cours que nous avons eus à ce sujet, je me rappelle que toute personne vivant un deuil passe par 3 phases distinctes : le choc, la tristesse et ensuite l’apaisement.

Tout d’abord, le choc. Toute personne vivant un deuil passe d’abord par cet état d’extrême tristesse, qu’elle exprimera de manière différente selon sa propre personnalité : pleurs, cris, culpabilité. Parfois, le choc est tel que la personne peut se mettre en colère : contre elle même, contre le conducteur de la voiture qui a renversé son chien, contre le vétérinaire qui n’a pas pu le sauver, contre lui même qui n’a pas repéré les symptômes de la maladie plus tôt. Il faut savoir que cet état est normal (tant qu’on ne devient pas violent), et c’est sain de s’exprimer. Il faut passer par là et « vider son sac » pour pouvoir passer à l’étape suivante.

La tristesse peut ensuite plonger la personne endeuillée dans un profond état de dépression, une fois le choc passé. On se rend compte que l’animal est parti et qu’il ne revendra plus jamais. Tout nous semble laborieux et sombre. On a besoin d’être soutenu et consolé.

Avec le temps se profile la dernière phase du deuil qui est l’acceptation et l’apaisement.

Toujours se dire qu’avoir du chagrin est normal, que c’est de ne pas en avoir qui serait pathologique. Le temps n’effacera rien, mais vous apaisera.

Après le deuil…

Après le deuil, une fois la douleur estompée, vient la question de reprendre (ou pas) un autre animal.

Le seul conseil que je peux vous donner est de ne pas courir en chercher un autre tout de suite. Laissez vous le temps. Parlez en en famille.

Et une fois votre décision prise, si vous désirez acquérir un autre compagnon, le mieux que je puisse vous conseiller est de prendre un animal radicalement différent de celui que vous venez de perdre. Car on a toujours tendance à comparer. Et l’animal perdu est souvent « l’animal parfait ». Le nouveau venu pourrait donc souffrir de cette comparaison incessante.

Alors, évidemment, si vous êtes fan d’une race en particulier, il sera difficile de prendre un animal radicalement différent mais du coup, je vous conseillerais de prendre un animal d’un autre sexe, d’une autre couleur, histoire d’éviter la confusion.

Le Pagou, ou Bernard l’Hermite terrestre : un nouvel animal de compagnie tendance!

14 Mar

Il va falloir que je songe à me recycler! Le vétérinaire de ville pour chiens et chats n’est plus tendance! ;-)

La semaine passée, en discutant avec une cliente en consultation, j’ai découvert une espèce domestique dont j’avais déjà entendu parler mais j’ignorais que l’engouement pour ce petit animal était tel : le Bernard l’Hermite!

Ce qui fait son « originalité » c’est que ce petit animal change de coquille comme vous de chemise, et que les petits malins qui ont lancé son importation comme animal « domestique » ont eu l’idée de customiser leurs coquilles avec de petits dessins flashys pour plaire aux petits comme aux grands.

Ce n’est pas (à mon sens) à proprement parler un animal « compagnon ». Il va de soi que l’on ne compare par un Bernard l’Hermite avec un chien ou un chat! C’est plus un animal à classer dans les animaux domestiques dont on va étudier le comportement, comme les fourmis des fourmilières domestiques (quoi que selon moi, bien plus intéressantes à observer, mais plus contraignantes à entretenir et plus fragiles), les insectes, les poissons, …

Le Bernard l’Hermite serait même en passe de dépasser la cote de popularité du poisson rouge!

La majeure partie des personnes possédant un ou plusieurs Pagous les ont commandés par internet. Ils sont livrés par la Poste dans de petits colis spécialement étudiés pour leur transport. On conseille généralement de ne pas les laisser seuls et d’en posséder au moins quatre, car ce sont des animaux qui vivent naturellement en collectivité. Sa durée de vie est de plusieurs années (de 2 à 10 ans en moyenne).

Leur habitat se limite à un terrarium en verre (de préférence), une litière de sable, une « piscine » d’eau minérale, une cachette et un peu de décoration.

Au niveau de la nourriture, c’est un petit animal omnivore. Il faudra lui assurer des apports en viande, poisson, fruits et légumes. Il existe des aliments complets « tout prêts » en animaleries spécialisées mais il faut la complémenter régulièrement et lui apporter un surplus en calcium en lui fournissant par exemple un os de seiche.

Le petit « plus » de cette espèce est qu’il change régulièrement de coquille. Il est conseillé de fournir à chaque Bernard l’Hermite au moins trois coquilles de rechange. C’est une particularité de cette espèce qui « mue » en grandissant, mais il s’agit également d’une activité régulière « comportementale ».

Les animaleries fournissent donc des coquilles naturelles ou décorées qui feront l’originalité de vos nouveaux compagnons.

Et pour voir une video, c’est ici :

Nettoyer efficacement la cage de son rongeur

20 Août

L’urine des rongeurs laisse dans le fond (le plus souvent dans les coins) de la cage des traces blanches, pas toujours faciles à enlever.

Pour faire partir ces traces tenaces, utilisez un produit anticalcaire classique pour salle de bain (Antikal, Cillit Bang, …) ou du vinaigre dilué dans l’eau.

Laissez agir quelques minutes, frottez à l’aide d’une petite brosse dure, et les taches partiront toutes seules. Rincez ensuite abondamment à l’eau claire et séchez.