Il est parti …

26 Oct

Voilà, je me décide enfin à l’écrire, ce texte qui scellera à jamais le coffre des souvenirs… Lupin est parti. Lupin est mort le 15 septembre 2015.

Que dire? Comment expliquer?

Avec du recul, et froidement, tout d’abord, je vais vous raconter par où nous sommes passés. Je ne voulais pas rentrer dans les « détails » et pourtant je vais le faire, parce que je sais que cela pourra aider certains d’entre vous à vous rendre compte qu’on vit, nous, vétérinaires, la même chose que vous, avec nos propres animaux. Et si cela permet de soulager ne fut ce qu’un peu la peine d’un seul d’entre vous, cela me permettrait peut-être de me consoler moi aussi.

Lupin souffrait donc d’une cardiopathie, que l’on avait mise en évidence depuis quelques mois. Et, avec les médicaments (des dizaines de comprimés, qu’il détestait avaler … donc c’était pénible), il était stable. Il a passé un bel été 2015 dans le jardin de la maison de campagne familiale, dans SON jardin, avec mes parents et mes enfants. Il a supporté la chaleur, il trottinait encore dans les champs. Bref, c’était un vieux chien malade du cœur, mais un vieux chien heureux et sans souffrance.

Le 7 septembre 2015

Lupin, le 7 septembre 2015

Mais le 11 septembre (date décidément sacrément merdique), suite à une chute et à une baisse de forme, on lui a diagnostiqué en plus un hémangiosarcome du foie (une tumeur très très agressive et dont le pronostic est évidemment très mauvais).

Le 12 et le 13 septembre, nous avons encore passé un weekend à Paris, avec lui et les enfants. Il a encore été lever la patte sur tous les arbres qu’il avait croisés pendant nos 8 ans de vie là bas.

Le lundi 14 septembre, il n’avait pas très faim et semblait fatigué, à nouveau.

La nuit du 14 au 15 septembre, il s’est mit à vomir, toute la nuit. Rapidement, j’ai refait un bilan sanguin : ses paramètres hépatiques étaient explosés! Si je ne faisais rien, il allait passer par des jours nauséeux, ictériques, … jusqu’à l’agonie. J’aurais pu le gaver de médicaments, le mettre sous perfusion, pour « diluer » tout cela, aider son foie malade, … Au lieu de ça, j’ai pris mon courage à deux mains, et je lui ai fait une injection double dose d’un anti-nauséeux et d’un corticoïde. J’ai été chercher les enfants tôt à l’école et à la crèche. La semaine avait été pourrie question météo mais des éclaircies s’annonçaient pour l’après midi. Nous sommes partis : lui, ma maman, mes enfants et moi, à notre maison de campagne familiale. Et nous avons passé deux bonnes heures dans le » jardin de Lupin », là où notre belle histoire d’amour à commencé.

Il y a 16 ans...

Il y a 15 ans…

Au printemps 2015

Au printemps 2015

Il a pu encore s’y promener, aller fouiller dans les fourrés, y observer les enfants sur leurs balançoires. On a tous mangé des marshmallows, lui y compris! Enfin, moi, j’ai fait semblant d’en manger. Comme Lupin était nauséeux, ses dents grinçaient. J’ai pris des photos, beaucoup, des vidéos, comme pour immortaliser l’instant suspendu. Je retenais mes larmes à chaque fois que je croisais son regard car j’avais déjà planifié, comme un bon petit soldat, la suite de la journée.

Le 15 septembre

Le 15 septembre 2015

Le 15 septembre

Le 15 septembre 2015

Nous sommes tous rentrés sur Bruxelles et mes parents ont – heureusement – géré le bain et le repas du soir des enfants. Et là, j’ai fait la chose la plus douloureuse et à la fois la plus libératrice que je n’aie jamais été amené à faire. Avec l’aide de mon mari, nous avons euthanasié Lupin.

Dans le calme, mais avec tellement de larmes, mon mari lui a mis son cathéter dans la veine puis j’ai injecté la dose létale. Il est parti, il est mort, doucement, paisiblement dans mes bras. Il ne reviendra jamais plus.

Le soir même, nous sommes retournés à la maison de campagne pour l’enterrer dans son jardin qu’il aimait tant. Il repose sous un Saule pleureur, tout près du Bouleau qui abrite la cabane des enfants, pas loin de leur balançoire… Il sera à jamais proche de nous.

Voilà l’histoire, telle que je la raconte avec du recul.

Mais quand je me plonge dans mes sentiments, que je suis bien obligée d’enfouir au quotidien avec mon travail, mes enfants, mon mari, ma famille, … je pleurs encore tellement.

J’ai toujours su qu’un jour nous devrions passer par là, mais je n’imaginais pas à quel point ce serait dur. Dur de tenir ma parole. Parce que je me suis toujours promis de ne jamais le laisser souffrir, parce que j’aurais peut-être pu le garder encore quelques jours avec moi, sous perfusion, avec d’autres médicaments, encore et encore. Mais est-ce que Lupin aurait vraiment été lui même sous perfusion, gavés de dizaines de pilules qu’il avait en horreur, alors que je le savais condamné à au maximum quelques jours de plus? Est ce que cela vaut la peine de les garder, uniquement pour pouvoir se shooter avec leur odeur un peu plus longtemps?

La réponse n’est certainement pas oui ou non. Je sais que Lupin aurait eu peur, sous perfusion. Je sais qu’il aurait détesté que je lui enfonce encore et encore, des cachetons dans le fond de la gorge. Je n’ai pas voulu lui imposer cette peur et ce déclin. Je suis maintenant certaine que c’était notre réponse à nous.

Mais qu’est ce qu’il me manque! Et comme il manque aux enfants! Quand le petit me dit de sa petite voix « Lupin, il est morrrrrt« , mon dieu, que ça fait mal! Subir sa propre peine et devoir expliquer aux enfants, sans leur faire peur, sans les traumatiser (alors que moi je ne crois pas en grand chose après la mort) … ça fait vraiment réfléchir, et ça fait vieillir.

Alors me voilà aujourd’hui, j’ai tenu mes promesses, je ne t’aurai pas laissé le temps d’être mal, de souffrir, de décliner, d’avoir peur. J’ai agis, j’ai pris mes responsabilités envers toi, comme je me l’étais toujours promis. J’ai agis « un peu trop tôt », pour éviter de regretter de l’avoir fait « un peu trop tard ». Mais tu me manques. Tu nous manques. La maison sans toi, ce n’est pas pareil. Tous les matins, je descends, j’ouvre la porte du salon, et il est vide. 

Tu as été le plus merveilleux des chiens. Un rêve au quotidien. Tu étais le plus adorable des « grands frères poilus » avec les enfants. Tu as été mon confident durant 15 années et je ne remercierai jamais assez le hasard ou le ciel (je ne sais pas) de t’avoir mis sur mon chemin, un après midi d’automne, à la SPA, quand j’étais encore étudiante. Tu as été mon premier coup de coeur. Tu étais là, bien avant mon amour pour mon mari, et bien avant mon amour de maman. 

Je sais qu’un jour j’irai mieux. Il n’y a aucune raison pour que je sois différente des autres. Je me demande même en fait si j’ai réellement envie d’aller mieux et de « faire mon deuil », parce que cela voudrait dire que tu seras un peu « oublié »? Je sais qu’un jour, un autre petit compagnon à 4 pattes te succèdera. Mais ce ne sera jamais pareil, parce que tu étais, tu es et tu resteras à jamais le premier, celui qui m’a appris ce que c’était que de se connaître par coeur, de se comprendre sans parler et de s’apprivoiser.

Mon Amour de Lupin

Mon Amour de Lupin

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23 Réponses to “Il est parti …”

  1. Anne 26 octobre 2015 à 15:26 #

    Magnifique texte. Encore plus beau de l’avoir écrit en vous laissant le temps, avec le recul nécessaire sur tous les sentiments confondus qui doivent vous envahir. J’ai beaucoup pleuré en le lisant car les mots ont un sacré poids et on « imagine » la douleur derrière. Je sais que je connaîtrai la même chose avec la mienne, parson russell de 14 ans, je suis consciente que cela peut arriver d’un instant à l’autre. C’est toujours trop tôt, mais on a « la chance » de ne pas le faire « trop tard ». Alors, merci pour Lupin de ne pas avoir cédé à l’égoïsme qui nous caractérise tant, nous, humains. Amitiés. Anne

  2. Bernadette Grosso 26 octobre 2015 à 16:15 #

    De tout cœur avec vous… Adieu joli petit Lupin qui a eu la grande chance de vous trouver sur son chemin de vie qui avait mal commencé…
    Merci à vous de lui avoir fait une si belle vie.
    J’ai vécu cela beaucoup de fois, côté chien j’en suis à mon 7ème, c’est tellement dur, chaque fois plus dur, il faut avoir vécu cette amputation-de-coeur-et-d’âme pour savoir à quel point… Ma vie se découpe en tranches de chacune de leur vie.. successives… aucun ne remplace l’autre, JAMAIS… Malgré votre douloureuse peine, il faut se dire qu’on est, qu’on reste, tellement RICHE de leur vie, qu’ils sont toujours quelque part en nous et on ne serait pas nous même s’ils n’avaient pas à un moment fait partie aussi intensément de notre vie… A la mort de mon 2ème bouledogue, Omer, une fois encore le monde, mon quotidien, ma vie, se sont effondrés, malgré tout entourage quel qu’il soit… encore une fois tout criait en moi « Tout est une dernière fois avec toi, tout est une première fois sans toi, comment est ce possible que je sois là sans toi! » mais il m’est venu aussi, à cause de l’âge peut être, car les vieux chiens, les vieux chats, nous apportent la sagesse, la vraie, il m’est venu comme un écho : « et à l’instant de mourir, il faut que je me souvienne : ne pas avoir peur, car alors je serai du même côté que toi, de l’autre côté du temps quel qu’il soit, mais du même côté que toi, et cela est l’essentiel ». Pour vous dire, je ne serai pas moi, sans chacun de mes chiens et chats qui sont partis. Je suis de formation scientifique, tout à fait rationnelle, mais je vais quand même vous raconter… : après la fin d’Omer, le 18 août 2010, qui fut terrible… je ne voulais plus de chien (comme toujours, j’aurai eu l’impression d’être infidèle comme à chaque fois), ce fut le vide sidéral d’une part en moi, personne ne peut combler cela… j’ai tenu 2 ans (la première fois de mes 54 années de vie – la première fois de ma vie que je restais si longtemps sans chien et je n’étais pas moi vraiment!). Je ne voulais plus et puis en urgence fin juillet 2012 j’ai dû recueillir un bouli abandonné chez une jeune femme qui dans le marché de ma rue (où je ne vais jamais) disait vouloir le déposer à la SPA (un bouli en plein été!). Bref il a été déposé comme un paquet chez moi, et après moulte prérégrinations quand j’ai pu récupérer ses papiers, j’ai été choquée de voir qu’il était né dans un élevage verreux le 18 aout 2011,un an jour pour jour après… et il arrivait à ma porte encore un an presque jour pour jour après… petit chien complètement déstabilisé, mal dans sa tête et dans sa peau… Voyez vous? je ne crois en rien, en fait je crois en mes chiens/chats, je ne voulais pas, je ne pouvais pas, mais il m’en est arrivé un comme pour rendre ces terribles dates de l’année moins dures à passer, comme pour forcer mon entêtement au refus… Et comprendriez vous si je vous dis mon sentiment d’alors : je ne voulais pas le garder au départ (juste famille d’accueil, mais il avait tant de soucis de santé et comportement qu’il était impossible, pour qu’il ait un avenir, de passer encore de main en main…) et il est resté et je me suis senti comme Peter Pan lorsqu’il retrouve son ombre et peut enfin la recoudre à ses souliers! tout à fait cela … En fait aujourd’hui je le sens comme un cadeau de mon Omer. Petit Lupin est au chaud dans votre cœur qui pleure et dans celui de chacun des membres de la famille que vous avez constitué avec lui, de sa famille, et il restera à jamais une petite lumière au centre de votre famille. Petit Lupin a eu une très belle vie dans ce monde si terriblement ignoble pour une grande majorité de chiens. Adieu petit Lupin, les tiens ne t’oublieront pas et ta maîtresse-véto te rend honneur par tout son amour orphelin qui pleure aujourd’hui. Courage.

  3. Minty 26 octobre 2015 à 16:35 #

    Au revoir lupin. Courage a vous. On ne se remet jamais complètement mais on y arrive croyez moi. Je pense qu’il a eu la meilleure des vies et la meilleure des morts possibles.

  4. Élisabeth 26 octobre 2015 à 17:42 #

    J’ai pleuré en lisant ton écrit. J’ai fondu en sanglots. Comme toi, vétérinaire aussi, j’ai du me résoudre à euthanasier moi même ma petite chatte de 17 ans et demi, adoptee alors que je n’étais qu’en prépa. Cetait il y a 3 semaines, la blessure est encore ouverte. Que se choses nous avons traversées et vécues ensemble. … Tes mots résonnent et sonnent justes:  » tu etais la, bien avant mon amour pour mon mari et bien avant mon amour de maman ».
    Bon courage à toi.

  5. journaldunecreatrice 26 octobre 2015 à 18:18 #

    Magnifique témoignage qui m’a fait couler quelques larmes. C’est très certainement une des décisions, voire la décision la plus difficile à prendre p, et c’est une décision courageuse (encore plus quand on fait soi-même l’injection) et altruiste. Bon courage…

  6. nat5767 26 octobre 2015 à 18:29 #

    On a beau savoir qu’ils vivent moins longtemps que nous. Ils font partis de la famille. Et c’est dur.
    Courage à vous tous.
    Le temps adoucira votre peine.

  7. Julie Penders 26 octobre 2015 à 18:30 #

    tellement vrai, surtout pour nous les vétos, qui en général ne sommes pas capables d’inventir n’importe quoi pour expliquer aux enfants ce qu’il s’est passé avec leur copain de jeux, et puis qui avons à gérer la fin de vie de nos compagnons avec la même douleur que n’importe quel proprio mais aussi la responsabilité du professionnel… moi c’est barney qui est parti ce mois de juillet et ça fait encore toujours très vide…

  8. Aurélie 26 octobre 2015 à 18:56 #

    Waouh, superbe texte, les mots me manquent. Lulu, nous non plus on ne t’oubliera pas même si on ne t’a connu que virtuellement. Tu as été un formidable toutou, tu auras eu des maitres fantastiques … ceci explique peut être cela. Faire le deuil ne signifie pas oublier. Les souvenirs restent ….. Courage à toute votre petite famille

  9. Ann'so 26 octobre 2015 à 19:07 #

    C’est les yeux encore remplis de larme par ce magnifique message d’amour que je vous écris.
    On espère tous que nos bébés à poil s’endorment de vieillesse malheureusement ce n’est pas toujours le cas! Euthanasié mon chien fut la décision la plus difficile de ma vie un mélange de soulagement et de culpabilité a accompagné ce dernier geste. Je n’imagine pas le courage qu’il vous a fallut pour endormir Lupin, bravo pour ce beau geste d’amour, on sent a travers vos mots que Lupin restera graver en vous

    • Eve Lyne 26 octobre 2015 à 21:15 #

      je pleure avec vous car j ai du faire endormir Rudy le 15 sept 2015 aussi, elle avait 15 ans aussi ( crise d urée ) les reins usées , elle aussi etait nauseause .et j ai du choisir de la laisser partir pour eviter qu elle souffre …….nos 15 ans de vie commune se sont arreter d un coup et laisse un grand vide et j ai mal …..

  10. Isabelle et Shipee 26 octobre 2015 à 21:10 #

    « Le vrai tombeau des morts, c’est le coeur des vivants. »
    Jean Cocteau

    Vous avez, et vous le savez, fait ce qu’il fallait pour votre tendre Lupin. Vous avez agi de toute votre tendresse, de tout votre coeur, de tout votre amour. Le vide est insupportable, mais il laissera tout doucement place aux jolis souvenirs, et pourquoi pas place à un nouveau Loulou, un jour… Quand votre coeur ne versera plus de larmes pour Lupin, et gardera vos plus beaux sourires et vos plus jolis souvenirs avec votre Lupin.

    Ma vieille Shipee, un Jack croisé parson, va avoir 14 ans dans moins de deux mois. Je sais que nous approchons tout doucement de nos derniers instants ensemble. Je veux l’accompagner dans son dernier sommeil. Je refuse qu’elle souffre plus que je ne supporterai de souffrir moi-même. Au nom de tout cet amour que nous nous portons l’une à l’autre.

    Nos animaux ont cette « chance » de pouvoir partir dignement. Donnons leur cette dignité, cette chance de ne pas souffrir plus que de raison, tout aussi difficile que cela puisse être pour nous, leurs maîtres ou plutôt leurs compagnons de vie et d’amour… Parce que nous les aimons, et qu’ils nous aiment eux aussi… Tellement fort…

    Merci d’avoir partagé ce moment si difficile de votre vie.

    Avec toutes mes pensées pour vous, votre famille, et votre Lupin.

    Isabelle

  11. Stephduke 26 octobre 2015 à 21:25 #

    Laurence je t ai lu jusqu au bout , ce texte est magnifique et je n ai pu retenir mes larmes, je te souhaite beaucoup supporter la perte de ton petit Lupin ? Je sais que cela sera difficile.
    Un de mes clients m a dit un jour , ce n est pas mon chien que je pleure mais Volga était pour moi ma meilleure amie, j ai trouvé cela très touchant et un peu vrai, on les aime comme un ami.
    La complicité , leur regard, leurs mimiques quand ils tournent la tête , leurs petites habitudes font parties de notre quotidien.
    Mais dans quelques temps tu pourras à nouveau sourire lorsque tu penseras à Lupin , non l oublier mais moins souffrir de son absence.
    Perdre un être qu on aime est toujours une épreuve, quand on aime on aime que ce soit un homme un enfant ses parents un ami ou son animal, c est juste de l amour…
    Gros bisous Laurence
    Stephanie

  12. Christelle Gaulupeau 26 octobre 2015 à 21:59 #

    Cela ne te réconfortera peut-être pas, mais il faut te dire qu’il aura vécu longtemps et le mieux possible avec toi. Personnellement, quand ça m’est arrivé, je ne voulais plus d’animaux, mais les événements ont heureusement fait que j’en ai eut d’autres et je profite encore plus du temps présent avec eux. Beaucoup d’animaux ont besoin de nous…

  13. Eline 26 octobre 2015 à 22:56 #

    Quel beau témoignage tellement touchant ,les larmes coulent encore chez moi , c’est Charly mon coup de cœur de la spa que j’ai rescapé de l’euthanasie après 5 abandons il y a 5 ans et dont le cancer a eut raison en mars ,mais Comme votre petit lupin il a pu profiter d’une dernière journée de beau temps et de jardin avec le chien de maman et il s’est endormi dans la voiture dans la rue du vétérinaire , et c’est le même vétérinaire qui a soigné son cancer et qui a éponges nos larmes . J’ai rencontré mon chien avant mon futur mari et il est tombé amoureux aussi de Charly . Vous faites un métier formidable même dans les mauvais moments . Et même s’il nous quittent malheureusement et qu’on porte le deuil d’un membre de sa famille , ils nous on vus évoluer et ils sont là , toujours auprès de nous pour nous réconforter dans les pires moments et jouer dans les meilleurs . Merci pour votre témoignage qui malgré les larmes nous réconforte et nous conforte dans l’idée de donner une bonne vie et un doux chemins vers les nuages à ces animaux qui méritent tellement d’amour .vous avez eut tellement de courage .

  14. Les Châmes 26 octobre 2015 à 23:05 #

    Aw votre texte m’a mis les larmes aux yeux…
    J’ai écrit un article qui propose une façon d’expliquer la mort de nos animaux aux enfants, peut-être cela vous inspirera-t-il et pourra les aider à faire le deuil de Lupin <3

    http://www.leschames.com/expliquer-la-mort-des-animaux-aux-enfants/

  15. Claire 27 octobre 2015 à 08:31 #

    Je suis en larmes
    Ce texte fait écho à des émotions fortes, vécues, qui génèrent compréhension et compassion. Assidue de votre blog, j’en suis d’autant plus touchée, car en tant que lectrice, j’ai déjà pu plus d’une fois palper l’intensité de la relation entre vous et Lupin.
    Je suis ASV. J’ai fait le même acte d’amour pour ma vieille minette de 21 ans. Douleur insurmontable. Mais je tiens à vous dire que « faire son deuil » ne mène pas à l’oubli. C’est du moins ce que je crois fermement, tel que je le vis moi même. Lupin fera toujours partie de votre vie, il vous a accompagné durant 15 ans, dans des moments de la vie qui sont certainement les plus importants, ceux où l’on se forge encore. Lupin a donc « toujours  » été là, et il sera encore là, toujours, dans votre tête, votre coeur, vos souvenirs, en vous. La présence d’un autre petit compagnon n’enlèvera pas cette place privilégiée, croyez moi. Cela n’entachera pas non plus l’amour que vous porterez à ce petit nouveau venu. Ce seront deux choses distinctes, mais bien réelles…
    Toute ma sympathie à vous et votre famille.

  16. Mauron Valentine 27 octobre 2015 à 11:50 #

    Waow, comme je vous comprends, mon Picasso, York de 15ans et demi est tombé malade le jeudi 17 septembre 2015, une oedème pulmonaire, j’ai essayé de le soigner, mais sans effet, j’ai du tout comme vous prendre cette douloureuse décision, car moi non plus je ne souhaitait pas qu’il souffre!! Je lui devais bien ça à mon meilleur ami!! Je partage votre peine et vous envoie tout mon soutien

  17. Heinrich 27 octobre 2015 à 14:32 #

    Je pleure avec vous mon petit venus coton de tuléar mort le 27 juillet 2015 des suites d une ocollusion intestinale. Il a été opéré mais l infection a eu raison de lui. Il avait 11 ans et un bilan fait quelque mois plutôt révélait une super forme pas de soucis aux reins pas de cholestérol pas d artrose aucune raison de le voir partir si vite. Cela a été brutal et nous le pleurons encore tous les jours. C est difficile c est un vrai deuil qui n est pas compris par tous le monde. Je sais qu un jour la douleur s atténuera mais jamais elle ne disparaîtra j ai perdu mon bébé. Ma boule de poil qui m attendait quand je revenais du travail. Je faisait les 20 km2 qui me séparaient de la maison tous les jours â midi pour lui il m accompagnait dans mes promenades en forêt et j adorais. Pour le moment je n arrive plus à aller me promener. J arrive tout juste à passer le portail de la maison à pied. C est très dur

  18. Edith Arnaud 27 octobre 2015 à 22:21 #

    Je suis de tout coeur avec vous….je l ai déjà vécu. …31 fois…dans ma vie..!…pour moi…..autant de chagrin au 1er qu au 31eme.
    ….j ai 60 ans. ….toujours 3 chiens et 5 chats….. je me  » console .. » en me disant que j ai pu leur donner un peu de bonheur. ..car ils étaient abandonnés pour la plupart. …
    C est un déchirement. …le jour J…Le moment M…….. j ai la chance de croire que pour les animaux. …l enfer est sur terre. ..et qu il y a autre chose après. ……forcément. …ça ne peut pas se limiter à ça. ….. ..
    J ai 3 enfants. .3 petits fils. ..dont le dernier de 4 ans est atteint de la mucoviscidose. ….nous vivons avec la peur au ventre. …..mais il y a l ESPOIR. … qui nous tient……jour après jour. ….
    vous verrez. …bientôt vous penserez à votre petit loulou. ….. en vous souvenant des bons moments. …
    j ai un petit cimetière au fond de mon jardin…..avec plein de dalles……je suis rassurée. ….ils sont encore chez EUX…….AVEC NOUS…….ET POUR TOUJOURS. ….
    il est parti…..oui…..mais il se savait aimé. …..voilà ce qu il emporte avec lui. ….. ❤❤❤
    (Edith-Berthe Gallois pour Facebook )

  19. Lacroix stephan 28 octobre 2015 à 02:00 #

    Mais comme je comprends ces mots (ou maux) que vous écrivez et ressentez.
    J’ai vécu exactement la même situation que vous le 25 septembre 2015 ,quelques jours après vous, avec ma chienne jack russell (zazie, zezette pour les intimes), après 16 de vie commune.
    Et dans votre lettre, tout est dit, je n’ai rien à rajouter, sauf que nous sommes oblige de souffrir en silence malheureusement car les gens ne comprennent pas notre peine.
    merci à vous pour votre témoignage qui me fait énormément de bien dans cette solitude animale que je ressent depuis 1 mois.
    amicalement.
    stephan

  20. Alemany Marie 28 octobre 2015 à 07:21 #

    QUEL BEL ÊTRE HUMAIN, VOUS ÊTES, MADAME ! Il y en a si peu, tout autour de Nous ! Tant de cruauté, tant d’ indifférence, tant d’ égoïsme ! ……….. Si peu de tendresse, d’ affection, de compréhension ! LES ANIMAUX NE NOUS DECOIVENT JAMAIS ! Contrairement aux humains !
    Petite, nous avions des chats, des chiens ! Aujourd’ hui, ma vie à changé en tous points et, pour cela, je me suis entourée de chats et d’ un chien, venu d’ ailleurs …. Un chien maltraité par ces salauds, ces lâches humains ! Si j’ en avais les moyens ce serait plusieurs animaux que je sauverais de la MISERE ! LES RENDRE HEUREUX SERAIT POUR MOI, MON PLUS GRAND BONHEUR ! MERCI pour ce doux échange sur l’ ANIMAL de COMPAGNIE …………. Puissiez-vous trouver dans les temps qui viennent UN SUPER et TENDRE COMPAGNON ! Qui réjouira votre serein foyer !
    Marie. 9 enfants, 5 petits enfants, 3 chats et un chien

  21. Bonifas Michèle 28 octobre 2015 à 18:06 #

    Un magnifique texte ! Simple, beau, douloureux comme ce moment quand il arrive ! Je vous lisez et en filigrane notre histoire avec Maxou, mon beau beauceron , de 17ans, apparaissait ! Vous avez noué ma gorge, fait monter mes larmes ! J’ai revecu ce moment qui est à jamais dans mon coeur : le veto appelé à la maison, qui attendait notre décision en nous disant faites le pour lui et puis ce regard de Max, « je vous aime mais laissez moi partir  » Comme dans un brouillard j’ai entendu :  » c’est Pour Lui  » Ce jour là nous avons eu à faire à un Humain !
    Les vétérinaires sont des hommes comme les autres, ils aiment leurs compagnons !
    Votre Lupin est parti tout doucement, heureux .C’est dur d’accepter ce vide, on dit que plus jamais , plus jamais, on aura un autre animal et puis un matin sur notre route …… Aujourd’hui Mirka, petite misère attachée à un arbre, est là ! Elle ne remplace pas Max, c’est elle tout simplement …….
    Merci pour votre beau récit Courage ..Lupin sera toujours présent comme un membre de la famille et, s’il existe un paradis des animaux, il doit vous dire : merci de ne pas avoir été égoïste! Je vous aimerai toujours ! »
    Avec, si vous le permettez, toute mon amitié
    Michèle

  22. LEMAIRE Audrey 30 octobre 2015 à 23:11 #

    Vos mots résonnent dans mon cœur. Mon petit John est parti le 10 mars 2015, mon premier chien, adopté à presque 23 mois, il avait eu un précédent gardien pas du tout gentil avec lui. Il est parti à 18 ans et 8 mois. Belle longévité pour un cocker spaniel m’a-t-on dit…mais ce n’est jamais assez. On souhaite de tout notre cœur les garder près de nous le plus longtemps possible… Mais on sait que la fin est inéluctable… Moi aussi de formation scientifique, mais très ouverte à toutes ces choses que l’on n’explique pas, à tous les signes de la vie et à ces gens que l’on rencontre et qui nous confortent dans l’idée qu’il y a un « après »… J’ai subi 2 anesthésies quelques semaines après le départ de John, et croyez moi ou non, il est venu et a veillé sur moi. Le réveil a été brutal et a déclenché une crise de larmes, car nous étions séparés une deuxième fois…. Mais j’ai vu où il se trouve. Et il est bien. Dites vous que Lupin s’y trouve lui aussi et je peux vous dire que c’est merveilleux. Ils nous attendent. Mais d’ici là nous devons prendre soin d’autres animaux… Le temps viendra. Cela n’arrive que lorsque l’on est prêt, mais cela ne signifie pas que l’on oublie notre premier chien. La preuve en est : toutes les larmes que je verse pour John, et celles qui s’ajoutent aux précédentes depuis la lecture de vos écrits….
    Vous avez agit avec amour pour petit Lupin, vous avez pu le laisser partir après une belle journée et il repose dans SON jardin et ça c’est merveilleux de pouvoir lui avoir offert ce privilège de rester près de tous ceux qui l’ont aimé. Mais le plus beau présent c’est que vous le gardez dans votre cœur et il le sait.
    Je ne vous dis pas « bon courage », car de mon point de vue le courage ne nous sert à rien. Il faut juste avoir envie, la volonté de continuer et de se dire que si on est là c’est qu’on a encore plein d ‘amour à donner à d’autres animaux tout en continuant d’aimer ceux qui ont traversé le pont de l’arc-en-ciel…..en attendant de le traverser à notre tour et de baigner dans cet amour incommensurable.

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