« Secourir un oiseau en détresse », la brochure de la LPO, en partenariat avec la Fondation Nature et Découvertes

15 Oct

J’ai reçu ce matin dans mon courrier à la Clinique une brochure de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) très très bien faite.

La LPO fête ses 100 ans cette année. Son principal but : protéger les oiseaux mais aussi protéger leurs écosystèmes. Des centres de sauvegardes et des unités mobiles de soins existent aux quatre coins de la France.

Régulièrement, ils publient des brochures de sensibilisation éducative, dont celle qui a retenu toute mon attention ce matin.

Cette brochure a été réalisée grâce à la Fondation Nature et Découvertes et aux donateurs de la LPO.

Je me devais d’en partager les principales informations capitales y étant renseignées.

Après une petite introduction de Monsieur Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, on nous explique tout d’abord les pincipales causes de détresse d’un oiseau. Les conditions climatiques, certes, mais aussi et surtout des causes secondaires à l’activité nocive de l’homme sur son environnement. Baies vitrées (mais aussi serres, abris bus, … toutes ces surfaces vitrées mortelles en cas de choc frontal d’un oiseau), circulation routière, chasse, trafic d’espèces protégées, empoisonnements par des insecticides, anti-herbes, mort aux rats, pesticides, collision ou électrocution sur des cables électriques, pollution, marées noires, …

Notre rythme de vie moderne a des répercutions sur notre écosystème. Des gestes simples exisitent pour limiter cet impact sur la faune sauvage, et aussi pour secourir ces petits animaux de la meilleure manière qui soit.

Vous pensez avoir trouvé un oiseau en détresse, que faire?

Assurez vous tout d’abord que cet oiseau ou cet oisillon est bien en détresse! Observez le. Ce n’est pas parce qu’il est au sol qu’il est forcément en souffrance!

Le cas des oisillons :

Ne recueillez un oisillon que s’il est blessé (aile pendante, trace de saignement, impossibilité de se tenir sur ses pattes). Car s’il est tout simplement « tombé du nid », sa meilleure chance de survie est de rester proche de ses parents. Si l’oisillon est jeune (en duvet ou peu emplumé), tentez de le replacer dans son nid. Si vous ne trouvez pas le nid ou si l’oisillon est presque volant (bien emplumé), tentez de le placer à proximité de l’endroit où vous l’avez trouver en sureté sur une branche, dans un buisson, une haie, sur un muret, … à l’abri des prédateurs et de la route.

C’est un cas auquel vous ne devriez pas être confrontés en hiver car la reproduction des oiseaux commence au printemps…

Si l’oiseau est bel et bien en détresse, que faire?

  • Capturez le avec prudence. Attention aux serres des rapaces et aux coups de bec. Soyez calme. Le stress de la capture risque d’aggraver son état. L’oiseau est capturé avec précaution et sans précipitation, à l’aide d’un tissu épais  (serviette, vêtement…). Il sera maintenu les ailes collées au corps et la tête cachée. Ne bloquez jamais le bec d’un oiseau avec un élastique ou du ruban adhésif!
  • Ne lui donnez ni à manger ni à boire, car vous risquez de l’étouffer ou de lui donner une nourriture inadaptée.
  • Isolez le au calme. Placez l’oiseau dans un carton et dans une pièce calme et tempérée (idéalement à 18°C). Ne le mettez pas en cage. Il risque de se blesser davantage. Choisissez un modèle de carton adapté à la taille de l’oiseau (évitez un modèle trop grand où l’oiseau serait ballotté durant le transport). Percez quelques trous pour l’aération (évitez les ouvertures trop grandes) et placez du papier journal dans le fond. Refermez le carton et collez dessus une feuille mentionnant l’indication « Oiseau vivant ».
  • Joignez au carton une feuille de renseignements (lieu, date et conditions de découverte de l’oiseau…) qui permettra aux soigneurs ou aux vétérinaires de diagnostiquer plus facilement la cause de détresse.
  • Contactez un centre de protection des oiseaux. Appelez, systématiquement, avant de vous déplacer! L’urgence, c’est d’appeler le Centre de Sauvetage le plus proche!

Qui appeler?

Pour la région parisienne :

– Espace Rambouillet, Route du Coin du Bois, 78120 Rambouillet. Tel : 01.34.94.95.02.

– Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, 7 Avenue du Général de Gaulle, 94704 Maisons Alfort Cedex. Tel : 01.43.96.70.20. Mail : cedar@vet-alfort.fr

Pour la région parisienne et partout ailleurs :

– LPO France : 05 46 82 12 34

– Ou consultez le site internet www.lpo.fr rubrique « secourir un oiseau ».

– UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage) : 03 86 97 86 62

Soyez conscient que la seule urgence réside en l’appel d’un centre de sauvegarde, et non à prodiguer des soins vous-même!

Si l’oiseau est bagué, vous pouvez également contacter le C.R.B.P.O. (Centre de Recherches par le Baguage des Populations d’Oiseaux), qui vous indiquera la marche à suivre.

Tel : 01 40 79 57 28. Fax : 01 40 79 38 35. Adresse : 55 rue Buffon, 75005 Paris. Ou par mail :bagues@mnhn.fr. Site web : http://www2.mnhn.fr/crbpo/

La-dite brochure est disponible sur le net en version téléchargeable : ICI.

Je vous invite également à liker la page Facebook de la LPO.

Et sinon, voici une jolie video explicative à regarder : Video LPO : « Secourir la faune en détresse »

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :