L’animal et l’enfant

17 Oct

Etant maman d’un petit bout de presque 10 mois, je m’émerveille chaque jour depuis quelques mois de voir à quel point la présence de notre fidèle compagnon canin apporte à mon fils. (Je m’émerveille pour plein d’autres choses aussi, hein!)

On le sait depuis longtemps, l’animal est un support formidable favorisant le développement psycho-moteur du jeune enfant.

Avant l’âge de 6 mois, il est certain que cette présence ne fera pas de différence. L’enfant ne se rend pas bien compte de ce qui l’entoure. Mais à partir de l’âge de 7-8 mois, l’enfant commence à prendre conscience du milieu extérieur. Il passe d’ailleurs à cet âge par la phase d’angoisse de perte de sa mère, et la présence stable d’un animal pourra favoriser son sentiment de sécurité.

Je l’observe de mes propres yeux tous les jours : le matin, quand mon fils se lève (enfin à cet âge c’est plutôt « quand mon fils se réveille et que je le lève »), en sortant de sa chambre il agite sa petite main pour dire bonjour à maman, à papa … et au chien.

A cet âge, le bébé est capable de faire la distinction entre l’animal vivant et ses animaux en peluche, et entre l’animal et les adultes de la famille.

Mon fils suit le chien du regard partout dans l’appartement, le regarde jouer avec ses propres jouets, le regarde manger dans sa gamelle, le regarde dormir, il le regarde courir devant lui en promenade, quand lui est dans sa poussette. Ca l’amuse, il lui sourit, il agite les bras, … Quand on lui demande « où est Lupin? », il le cherche du regard et il est tout fier de lui quand il l’a trouvé.

J’ai lu des textes à ce sujet, et j’ai découvert que dès l’âge de 1 à 2 ans, l’enfant va voir dans l’animal un confident, un support émotionnel, affectif. L’animal constitue un partenaire social sur qui l’enfant peut compter et qui va favoriser son ouverture sur le monde extérieur.

Petit à petit, le jeune enfant va apprendre grâce à l’animal (qui constitue un modèle psychique et anatomique), les « choses de la vie » : le jeu, la propreté, la sexualité, la reproduction, la naissance, la maladie, la mort, …

Vers l’âge de 3 ans, l’enfant va s’identifier à l’animal. On le voit souvent, l’enfant se met à 4 pattes et « joue au chien », comme il « jouera au bébé », à la « maman et au papa », … A travers ces jeux d’identification, de comparaison des similitudes et des différences, on sait que l’enfant crée sa propre personnalité.

Par après, l’animal deviendra pour l’enfant un confident, un « ami ». Avec papa et maman il faut parler, dire les choses. Avec son animal, l’enfant ne doit même pas parler, il « comprend ».

C’est généralement entre 6 et 12 ans que l’enfant réclamera un animal à ses parents. Cette demande est motivée par un sentiment intérieur de désir d’appartenance et de dépendance. Etre utile et indispensable à un être, soigner et se confier, … C’est tout un processus de renforcement d’estime de soi, de confiance et de reconnaissance de compétence.

Le langage et l’imaginaire d’un enfant s’enrichissent et se développent grâce à la présence d’un animal. Un enfant parle distinctement à son animal, choisit son vocabulaire, … Les dessins qu’il fait de son chien ou de son chat sont plus précis, plus soignées et détaillés que ses autres dessins…

Il est prouvé que les enfants qui ont grandi avec des animaux sont des enfants plus stables sur le plan émotionnel.

Un animal de compagnie est donc un réel plus pour un enfant, quand on peut se le permettre. Car un animal, c’est aussi des contraintes au jour le jour.

Un animal, oui. Dans de mauvaises conditions, non!

Dans nos appartements parisiens, ce n’est pas toujours possible. Il faut alors y renoncer et expliquer à l’enfant. Refuser, c’est aussi lui apprendre ses responsabilités vis à vis d’un animal. Sinon, vous pouvez peut être envisager d’avoir à la maison un animal autre qu’un chien ou un chat? Hamster, lapin, cochon d’Inde, poisson rouge, oiseau …

Bien sûr, des règles de bases sont de mise afin d’assurer la sécurité et la santé de l’enfant (et de l’animal), je pense que je n’ai pas besoin de m’étaler plus longtemps là dessus dans cet article.

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3 Réponses to “L’animal et l’enfant”

  1. Claudia Raff 17 octobre 2011 à 20:54 #

    Je ne comprends pas la différence de statut que vous faites entre les chiens/chats et les NACS en terme de contraintes par jour. Un lapin demande au moins autant de soin qu’un chat et ce n’est pas du tout un animal à conseiller à un enfant avant au moins 8 ans, c’est un animal peureux, qui n’aime pas se laisser câliner facilement. Les enfants les prennent pour des peluches, les manipulent brutalement, se font griffés et s’en désintéressent le plus souvent… Idem pour les cochons d’inde ou les hamsters, les petits nacs ne sont pas des jouets peluches qui ne demandent qu’un cage minuscule, quelques granulés et de temps en temps une sortie d’un quart d’heure, ce ne sont pas des poissons rouges. Le début de l’article était intéressant mais à vouloir conclure trop vite, vous faites des amalgames qui pourraient être préjudiciable pour le futur animal et son petit adoptant. Le conseil essentiel à donner pour les parents c’est de VRAIMENT se renseigner avant de prendre un animal, quelle que soit sa race.

    • Vet and the City 17 octobre 2011 à 21:06 #

      Ce sont toutes ces remarques que je sous-entend dans la phrase en italique qui conclut cet article.
      Merci de vos commentaires!

  2. Floxiflux 13 juin 2014 à 12:01 #

    L’animal et l’enfant, Floxiflux et Anna: venez découvrir leurs aventures!

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