La formation continue vétérinaire et ma journée de formation d’hier en échographie abdominale

8 Juil

Chaque vétérinaire inscrit au Tableau de l’Ordre et exerçant depuis plus de 5 ans, se doit légalement de s’assurer une formation médicale continue.

Cette formation continue peut être assurée par la lecture de certaines revues médicales agréées, par le fait de suivre certaines conférences ou formations médicales, par la rédaction d’articles dans des revues scientifiques agréées, … Le but étant, bien sûr, d’éviter au véto (comme au médecin humain, d’ailleurs) de stagner dans sa pratique et de se reposer sur ses acquis.

Selon la formation suivie, la publication lue ou écrite, … le véto gagne un certain nombre de « points de formation », le but légal étant d’acquérir au minimum 10 points tous les 5 ans.

(Je suis certaine que j’apprends des choses à certains confrères/consoeurs là, non? lol J’avoue que, bien que je savais que je devais cumuler des points de formation, j’ignorais le minimum légal)

(*mode je-me-jette-des-fleurs ON*) Bon, avec le diplôme de formation de troisième cycle que j’ai obtenu l’année dernière, je crois que j’ai gagné suffisamment de points pour me mettre à l’abri pour (au moins!) les 5 prochaines années. (*mode je-me-jette-des-fleurs OFF*)

Le hic (pour moi!) c’est que j’adoooore les formations continues. Je dois me calmer sinon je participerais à tout. De toute façon, le point limitant, c’est surtout le temps.

Mais bon, hier j’étais donc à une formation en échographie abdominale des carnivores domestiques (chiens/chats/furets). J’ai toujours eu un faible pour l’écho abdo, je le reconnais.

Habituellement, quand j’ai besoin d’une échographie, je fais appel à un confrère ou une consoeur spécialiste itinérant en échographie. Oui, ça existe! Les vétos se spécialisent de plus en plus et c’est juste plus facile de faire appel à quelqu’un qui fait ça à longueur de journée. En plus, un échographe de bonne qualité, ça coûte cher et il faut déjà faire un nombre considérable d’échographies par jour pour rentabiliser son achat.

Bref, j’avais déjà quelques notions personnelles d’échographie. J’ai manipulé un échographe durant mes trois premières années de pratique et j’avais suivi une formation en Belgique mais je pensais avoir tout oublié… Hé bien c’est en fait un peu comme le vélo : ça ne s’oublie pas!

J’ai donc passé ma journée d’hier dans le noir (hin hiiinnn!), avec mon fidèle compagnon poilu, Lupin, qui m’avait accompagné, trop content de servir de cobaye et de se faire papouiller le bidou all day long.

Selon moi l’examen échographique est devenu quasiment indispensable en pratique vétérinaire. L’échographie abdominale apporte une grande contribution au diagnostic de nombreuses affections. C’est une méthode d’examen complémentaire 100% inoffensive et indolore qui emploie les ultrasons et et qui permet de visualiser certaines parties internes de l’organisme.

On applique d’abord un gel sur la peau rasée de l’animal. C’est le seul point « négatif » de l’écho : il faut raser le chien ou le chat. Pas très grave, donc! Ce gel permet la propagation des ultrasons.

Le vétérinaire échographiste va déplacer la sonde externe et va observer sur son écran les images qu’il reçoit de l’intérieur de l’organisme. L’interprétation rapide de ce qu’il aperçoit permet d’obtenir des résultats immédiats.

L’échographie abdominale se pratique donc grâce à un échographe et à une sonde externe, que l’on pose sur la paroi abdominale. Elle permet de visualiser tous les organes qui se trouvent à l’intérieur de l’abdomen (le foie, la rate, la vésicule biliaire, le pancréas, les reins, la vessie, l’estomac, les intestins, l’utérus et les ovaires chez la femelle, la prostate chez le mâle, …) mais aussi les gros vaisseaux (l’aorte, la veine cave) et les ganglions lymphatiques intra-abdominaux.

Cette technique permet d’effectuer des ponctions ou des biopsies « échoguidées », c’est à dire qu’on voit grâce à l’image échographique quel organe on va ponctionner directement, pour pouvoir envoyer des échantillons en analyse cytologique ou histologique afin de connaître la nature exacte de la lésion visualisée. Je ne sais pas vous mais moi je trouve ça génial!

Après la Chirurgie et la Médecin Interne, je me suis donc trouvé des atomes crochus avec cette branche de la Médecine Vétérinaire, et je ne compte pas m’arrêter en si bonne voie… « Y’a plus qu’à », comme on dit!

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